‹ Traité de métallurgie du ferChapitre 21 sur 137 · TU · texte numérisé non relu

TU

Fig. 29. — Châssis démontable, dil « mille pièces ».

mais on a généralement des séries de châssis permettant, sauf de rares

exceptions, de mouler toutes les pièces qui peuvent se présenter. Lorsqu'on ne veut pas trop multiplier les châssis (ce qui revient très

cher), on emploie les châssis dits « nulle pièces ou universels » constitués par un §rrand nombre de plaques boulonnées entre elles et reliées aux angles par des équerres. A Taide d'une proportion suffisante de plaques de longueur et de hauteur variables, on forme sans

difficulté des capacités de toute grandeur.

Les châssis porleut sur leurs côtés des oreillettes

pour les soulever, des pattes avec des boulons cla-

vetés pour les réunir: il faut les repérer avec le

plus grand soin afin de les superposer exactement

quand on les rassemble pour constituer le moule. Les châssis portent aussi et alternativement des

tenons et des mortaises qui s'emboîtent les uns

dans les autres quand on superpose deux châssis:

on peut aussi placer sur le côté des cadres des gUs-

sières verticales où s'engagent des tenons en queue

d'aronde fixés au cadre voisin.

Fig. 30. — Châssis pour moulage de petites pièces.

13. — Moulage à découvert, — Dans bien des cas, pour des pièces de formes simples, on peut supprimer les modèles, réduire le nombre des châssis en utilisant le sol même de la halle de la fonderie^ comme surface de moulage.

(l'est le moulage à découvert ; un exemple suffira pour fixer sur ce procédé spécial.

S'agit-il, par exemple, de couler une plaque de fonte, on commence par établir dans le sol de la fonderie une surface bien unie qui prend le nom de couche et est limitée par deux chantiers parallèles posés horizontalement et dans le même plan.

L'ouvrier peut alors, au moyen de règles ou d'équerres, former les angles et les côtés du moule de la plaque.

THAVAIL I>E tA KO:

[li^spitr voiiliK! s'obtient en établis

iule

lies déversoirs par lesquels la fonte s'écoule dès qu'elle a atleiii It^ niveau qui ne doit pas êlre dépassi^.

Le moulage à défoiiverl peut s'appliquer h laroiifection de mayteaii.

Fi(ç. 3i. — E.ii^cution il'iin moulngc à ijéooui'cri de itla:[iiu ilo foule k erijot, avec luoilftlo poui- l'crgol.

^de fiiff/e, eiiclumex, jiUujues de dallage, châssis de fonderie, etc ;

en nn mot, de toutes les pièces dont la surface supiirieure n'a pas besoin d'èlre parfailemenl unie, Hîeu ne s'oppose aussi à ce qu'une parlie du motde soit confeclioniiée avec un modèle, ainsi que l'indique la fiiîurc 32 repri?sentant le dispositif du moulage d'une plaque moulée A découvert, mais avec cri^ot saillant réserviî spfeialemcnt [)ar un modèle.

ninjiiHX.

La coiifeclion il'un objet creux ne peut être réalisée qu'en snspeiiilanl dans le moule des pièces spéciales destinées à occuper, pendant l;i coulée, le vide qui devra exister dans la pièce finie. Ces pièces portent le nom de noyaux.

kLes novaux doivent être poreux pour faciliter le déifairemenl de ■ir et se c^ntracler pendant le refroidissement de la fonle : on les .ait le plus souvent en terre ou en sable enis, les couches intérieures étant mélangées de paille liarhéf! oude matières or^^anitpies ap|)liquéeH sur une ossature mélaliiquc.

^L Lorsque les noyaux ont des formes géiMnélriques simples ou les fait ^hn (erre appliquée sur des pièces cylindriques, coniques, en fer ou en ^fcnie, appelj^es lanternes ou axes.

^B A. — Lanternes. — Les lanternes servent pour les novaux de ç'rossps dimensions : ce sont des tubes cylindriques ou coniques, en fonte ou en tille, montés sur des tourillons et percés d'une multitude de petits trous destinés à laisser échapper les gaz qui se dégagent pendant ta

Un toron de chanvre ou de foin fdé est interposé entre la lanterne et le sable de moulage, pour que ce dernier ne puisse s'introduire dans les trous et les boucher.

On met ensuite la quantité de terre suffisante et l'on porte ces lanternes sur un tour qui les amène au diamètre voulu ; enfin les noyaux sont séchés à Fétuve et placés dans le moule.

Le chanvre ou le foin brûlent à Fétuvage, rendant ainsi le noyau plus poreux.

B. — Axes, — Pour les noyaux d'un petit diamètre, on remplace les lanternes creuses par des axes pleins en fonte ou en fer j^arnis ou non de cannelures lonjjitudinales et pourvus de tourillons quand ils doivent être tournés ; sans tourillons j quand le noyau est fait en sable dans une boîte à noyau dont l'usage est décrit ci-après. Les noyaux de tous les tuyaux sont faits avec des lanternes ou des axes ; il en est de même de ceux des anciens projectiles en fonte, etc.

C. — lioîtes à noyaux, — Au lieu d'amener les noyaux cylindriques ou coniques aux dimensions exactes par un travail de tournage, on

Fig. 34.

Fig. 35.

ptMit les obtenir directement par voie de moulage quand leurs dimensions ne sont pas trop fortes ou quand leur forme est compliquée. On tasse dans ce but le sable dans des moules spéciaux souvent en bois, quelquefois métalliques, appelés boîtes à noyaux et on emploie pour cela du sable d'étuve de la meilleure Fig. 30. qualité.

Les boîtes à noyaux destinées à la confection des noyaux réguliers sont des plus simples. Pour les noyaux cylindriques, elliptiques ou de section régulière quelconque à parties

Iles se liivi

(lei

[ partie

iilati riiissiiiil

[)nr l'axe et pe r pend tctti aire aux bases.

Chacune «les tieiix moilk^s est creusée d'après un ralihre représentant la demi-section dti noyau.

Les figures 3!t, 3i et 35 indiquent cette dis|iositiun.

En çi^ni'ral, dès qu'un novau régulier de forme même simple préserile quelques nervures ou quelques saillies pouvant rendre le démoulii,;e dirfirtie, on rend les côtés démontables, de fa^on A faciliter la sortie du noyau sans arrachement des arêtes.

Nous ne signalons que pour mémoire les imnJèles de boites à noyaux à pirties mobiles, dites hottes universelles permettant d'obtenir à volonté, soit des octogones ré^iliers ou irréguliers, soit des hcxatjoncs, des carrés, etc.

Les bofles à noyaux permettent aussi d'obtenir des noyaux plus ou moins longs au moyen de parties niidiîles rapportées ; on fait alors courir dans la boîte une partie pleine qui se déplace suivant le besoin.

Les bollos A noyaux sont repérées par des goujons ou des tenons, indépendamment des vis ou des crochets qui servent à les tenir fermées.

^r Ton les les fois ([ue les pièces à mouler |)réseiileiil laforniririinesuifLice de révolution à génératrice plus ou moins compliquée, on emploie ce qu'on appelle le moulage à la Iroiisse, et qui consiste à faire tourner

^«ur un pivot un volel découpé suivant la surface de la pièce à obtenir.

^k Les trousses, trousseaux ou [ilanchcs A trousser reproduisent fidèle-

Hbent les profils des noyaux ou des pièces A exécuter : ils doivent être tracés, comme les modèles, en tenant compte du retrait. La face qui travaille, c'est-à-dire celle qui reçoit la terre el son biseau ont besoin seulement d'être rigoureusement dressés. Une même planche servant A trousser peut porter au besoin deux profils, surtout si ces profils ajipartiennent A l'intérieur et A l'extérieur d'une pièce devant être exclujHvement obtenue par Iroiissaije.

\ Les planches à trousser ordinairement en chêne ont une épaisseur ! 3 à i centimètres el sont souvent renforcées en plusieurs points ifin de les empêcher de flécliir sous la pression de la terre; elles sont

■ Les planches à Iroiisser

il pour I On garnit souvent I

vertical.

.', — Tr, trousse.

MUTAr.LlKOIK DU VV-tt

troussaçe liorizonlal, soit pour le Iro

s plaiiclies !i trousser de minces lames île fer ou de IiMe fixées sur la partie qui, par le travail, tend à s'user et à se fendiller assez vile. Cetlr partie amincie et taillée en biseau, Â 45"eiivirun, laisse uu Irnnehant presque aigu <pi'oii prtilègï ainsi contre le frollement des matières, sable ou lerre, soumises au troussaije. Le biseau est indispensable pour faciliter l'i^ coulemenl des inaliéres sous la trousse.

Pour pouvoir pratiquer en des points déterminés du profil des parties rentrantes qu'une trousse à profil simple ne saurait donner, on peut menacer sur celle-ci des mortaises dans lesquelles se meuvent à coulisse des parties accessoires qu'un etdéve ou qu'on descend, qu'on avance on qu'on recule à viilonté clqui sont rendues fixes à l'aide d'un

boulon ou d'une vis de pression.

Les planches à trousser sont faites en funle lorsrpi'i-lli-s sont desli-

nées à un usage continu ; dans ce cas, leur épaisseur varie ciilre I ceiil.

on 1 cent. 1 2, quille i les reiifurcer par des nervures sur la face o[h

posée à la face de travail.

Les trousses servent donc au mouia^

eult's en [oui nu en partie avec le

sable, la terre cl même le pljJlre.

Elles peuvent aussi contribuer au

finissage des noyaux r exécutés en

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