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IV. — Propriétés de la fonte malléable

La fonte malléable a une densité un peu inférieure à celle du fer (7,25 en moyenne) ; elle est en effet poreuse et un peu perméable aux liquides, à moins qu'on ne lui donne une épaisseur assez forte, auquel cas le centre n'est pas décarburé.

Elle doit présenter un grain gris clair et brillant, un peu nerveux comme celui de la cassure de l'acier doux; l'aspect du centre tranche toutefois nettement sur celui de la périphérie.

Les pièces minces et de profils non tourmentés peuvent souvent être tordues et pliées sous des angles assez aigus sans criques ni gerçures : à chaud, elles peuvent être travaillées au rouge cerise sans s'écailler ni se briser.

La fonte malléable se cémente, comme le fer doux, dans des matières charbonneuses et il suffit pour cela d'un temps assez court. Elle acquiert un grain serré et prend assez de dureté quand on la trempe ensuite pour qu'on puisse en faire des ciseaux, des instruments tranchants de toute sorte et même des rasoirs. La plupart des bijoux dits en acier sont fabriqués de cette manière.

Conclusion sur le travail de la fonte

L'emploi de la fonte dans les constructions ne s'est pas étendu en proportion du développement industriel : les progrès accomplis dans la préparation économique des pièces de forge en fer ou en acier de formes compliquées ont réduit le nombre des applications autrefois résenées à ce métal.

Comme les résistances sous les divers efforts statiques ou dynamiques se sonl considérablement accnies par l'adoption de l'acier, on a pu, pour les moulages faits en ce dernier métal, obtenir des pièces d'un poids bien moindre et offrant cependant une plus grande sécurité.

Néanmoins, la fonte représente encore un élément considérable dans la série des matériaux industriels et pour longtemps encore, la facilité relative qu'elle présente à la fusion, ainsi que son prix bien moins élevé, lui conserveront une place importante dans les constructions.

L'étude des propriétés mécaniques de la fonte et des méthodes d'essai

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en usagée pour les appré<fier trouvera sa place lorsque nous traiterons cette question primordiale pour les divers métaux de la métallurvrie du fer, sans que l'inlérêt qui s'y attache ne soit par trop amoindri. Depuis quelques années, en effet, en raison de la concurrence redoutable résultant de la substitution progressive du fer et de Tacier moulé, les Ins^énieurs de fonderie ont dû donner à la fabrication une allure moins empirique. Ils ont recherché les moyens de satisfaire aux conditions imposées par les divers cahiers des charges, soit en pratiquant des mélanges rationnels de fontes, soit en recherchant l'influence de l'introduction de certains corps étrangers sur les propriétés d'une fonte donnée.

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