‹ Traité de métallurgie du ferChapitre 39 sur 137 · I. — P, platcrorme tournante · texte numérisé non relu

I. — P, platcrorme tournante

- p, piston. — I, tuyau de

Le lint^ot obtenu présente souvent dans ce cas des défauta appelés piqâres.

B. — Coulée en poche. — Dans la coulée en poche, le métal est reçu directement à sa sortie du four dans une ou plusieurs poches de fonderie à quenouille, puis est versé de la poche dans les lingolières par un orifice pratiqué à sa partie Inférieure.

Avant <lc remplir une poche de métal, on la chauffe au coke ou à l'aide de chalumeaux au gaz d'éclairage pour sécher la garniture et l'empt^cher de se désagR'ger et surtout pour ne pas trop refroidir le métal qu'on doit y verser (1).

Par ce procédé, les scories et le sable entraînés surnagent à la surface du bain liquide dans la poche; on ne débouche le trou de coulée de la poche, en agissant sur la quenouille, qu'au bout d'un temps suffisant pour que celte liquatîon se soit accomplie.

Ce second mode de coulée s'impose du reste lorsque le métal provient de plusieurs fours.

l\Tliai>ITCTION X hK

(*n pourra alors procéder de deux fa<;iin8 :

1") Ou bien le contenu de chaque four sera coulé dans une poche de fonderie montée sur chariot et amenée ensuite au-dessus de la lini gotière.

2") Ou hien le métal des différents fours sera conduit, par des rigoles revêtues intérieurement de terre réfraclaire, dans une poche unique

Coulée des gros Lin^oCs

Fi^. t8 et 19. — CouUg îles gros lingots.

F, four. — /.. lineoli^ro. — P, pocha île coulâo. — 5y, aiplion. — Ch. chcomii ri« eouliîc venant de tlillércntg fours, — S^ sot Jo l'usine.

qu'on place ensuite au-dessus de la liugoticre dispust.'e au fond d*iine Fosse de coulée très profonde.

Le premier mode, simple, a rineonvénienl de ne produire le mélange du métal des divers fours que dans la lingotière.

Le second mode opère le mélange avant la coulée dans la lingotîérc cl est préférable au premier. It nécessite, il est vrai, des poclies de dimensions considérables occupant une bonne partie de la fosse de coulée dont la profondeur aura dil élre augmentée en conséquence.

C. — Des poches de fonderie. — La poche de coulée ou de fonderie est en forte tôle e;arnie intérieurement d'argile réfractaire mélangée de paille hachée qui facilite son adhérence au.\ parois ou revêtue d'une épaisseur de briques réfraclaires.

Cette couche a une épaisseur uniforme de quelques centimètres aux parois verticales, elle augmente vers le coude ou congé reliant ces parois avec le fond et s'incline vers le trou fjue bouche une brique rie forme spéciale appelée coulée.

Sur la coulée placée sur le fond de la poche, au centre ou plus prés de la paroi .selon les types de poche, vient prendre a[)pui un tampon

92 UETiLLinGU DL- nx

métallique fixé à l'extrémité d'une tîçe revêtue exlérieuremeiil de terre

réfractai re.

Cette tiçe, appelée quenouille, est recourbée, se raccorde avec une glissière verticale placée à l'extérieur de la poche et est manœuvrée avec un levier; quelquef<HS, la quenouille est verticale et se

Fig. 50.

H, revêtement rérractairc. ■ nouille.

Pig. 51.

1 Wle d'acier. — C, coulée. ^ Q, quf^

relie directement au levier de manœuvre par une articulation disposée à sa partie supérieure.

Les poches de coulée sont souvent munies d'une anse permettant de

Fig. S2.

ïrtemenl réfractairc. ■

Fig. 53.

ij, i|ueDouiile. — E, enveloppe en tAlc

les suspendre au crochet d'une jmissaule grue qui les amènera au-dessus des lingotlcrcs à desservir; quelquefois, elles sont portées par des chariots auxquels elles sont solidement reliées, elles peuvent, dans ce cas, circuler sur une voie ferrée de manière à venir se placer au-dessus de la lin^oticre à remplir.

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