NATURE DE L'ACIER
Proiiorlloiis d'AI,
(• — Acier MarliniinioinsdeO
0,ni(i H 0,0.1 •„ 0,02 à 0.03 •/.
2' — Acier Ressemer a moiu
s (le
.> — Acier Bessemer à phi
0,5 0/0 de carbone, , .
<< de
La société suisse de yeiihaiisen pour l'iriduslrie <1l' l'aluminium cuii' seille :
Pour l'acier en ïénéral.
Pour le fer fondu.
. O.OOi à U,02u 0/0 d'A/
LU. De I. ACIKR
. La [tins ^ri)it(ic lliiidili^ i]ue raluminiuiiic(imniutii<]iienl'ucter<>\i(; .fluiivciit la retassure lorsqu'au lieu delr cuiiliT dans des tiionlesn coulo dans des lin^oliëreâ ou lorsqu'on en ajoule un cxci's.
Dans PC ras, ou peut même avoir di,'s liiiçols creux sur une vir» parlic de leur hauteur.
Bu ict^mVral, dans les moulaifes inilis
coil qu'il ait rtiellemeiil dispciru par oxydation, soîl (pie le faiblecxcc.s qui poiinail avoir vlA ajoul^ ne puisse se doser par l'analyse clii- Diique.
O n*est pa» seulement pour les moulages d'acier que l'aluniinium peut ^Irc utile : pour toutes les antres fabrications dans lesquelles le mëtal est soumis i\ un travail de forge on trouvera certainemeut avantagea partir de lingots plus sains et exempts de soufflures; cela per- 'toellra de simpliHor le travail et d'avoir moins de rebuts.
Après avuir été introduit dans [a métallurgie de l'acier où il est d'un lUsage courant aujourd'hui, vu ses effets bien plus marqués({ueceux du silicium, l'alnminium conunencc & être employé dans relie de ta fonte : il eu seni ([uestiou en temps opportun.
ït" — Les explicathiis de M. V. Le Verrier. — L'iiitluenee bien constatée des divers réactifs, dit M. ('. Le Verrier, n'esl pus bien faeili^ A expliquer,
I.a théorie de la <lissolutiou ne suffit pas à rendre euinple comment ■des doses aussi faibles de silicium peuvent excrrersur la solubilité une action sensible; c'est encore pis quand il s'agit de l'aluminium dont il TIC reste pas trace dans le métal.
Vu corps qui agilen s'éliminant ne [>eul guère avoir qu'une influence chimique. Il est remarquable d'ailleurs que pour les trois réactifs qui préviennent la production îles soufflures, à savoir Mtr, S/ et Al, l'effiicité relative croisse en proportion de leurs affinités chimiques pour H'oxygéne et soit en raison inverse des doses qu'on emploie.
Tout cela fait penser qu'il devait y avoir du vrai dans l'aïKieiiiie théorie, dite de la réaction.
M. te Verrier propose de concilier les deux théories en modifiant un |wii le rôle qu'on attribue à ("O; au lieu d'être la cause directe des luufilures, il n'en seraitquel'oa'asion, mais l'occasion nécessairi". (l'est Jui qui en se dégageant provoc[uerait le départ de fl, qoisaiis cela resterait flissous.
In verse dans un verre de l'ean y:azeuse, retfervescence se calme
140 àlÉTALLURGIR DU FER
bientôt; cependant, Teau contenant toujours de Tacidc carbonique, reffervescence ne réapparaît que si l'on ay^ite le liquide.
De même, quand on verse de Tacier dans un moule, le dés^agement de H peut se calmer s'il n'y a pas de cause étrangère pour l'entretenir : mais si la production de CO entrelient le bain dans un état d'agitation, H continue à se dé^^1içer avec effervescence. Or, si l'on prévient ou si Ton arrête la formation de CO par l'emploi de certains réactifs on supprimera sinon la cause réelle, au moins l'occasion déterminante des soufflures.
Quant à l'augmentation de fluidité, elle s'explique aisément par l'énergie avec laquelle l'aluminium réduit les oxydes et les silicates mélangés au bain ; or, des traces de scorie suffisentpour rendre lemétal viscjueux.
6** — Expériences sur la dissolution des gaz dans les fontes et les aciers. — Les traités didactiques de métallurgie parlent peu des expériences faites à ce sujet par MM. Tvoost et Uautefeuille (18G7). Elles priment cependant par ordre de date un grand nombre de celles qu'on se plaît à citer et sont d'une grande importance.
a) Expériences de MM. Troost et Hautefeuille, — La fonte, surtout la fonte manganésifère, portée à une haute température dans une nacelle en charbon, éprouve dans le gaz hydrogène unefusion tranquille; si après l'avoir laissée longtemps dans cette atmosphère, on diminue rapidement la pression du gaz hydrogène, on voit de nombreuses projections de globules métalliques et de paillettes de graphite attester le dégagement du gaz absorbé par le métal.
Si Ton abaisse en même temps la température, la solidification se produit pendant le dégagement gazeux et la surface du lingot devient rugueuse : on exagère ainsi les effets ordinaires du rochage.
Le silicium diminue beaucoup la solubilité de II, le manganèse Tau;,^inente dans de grandes proportions.
L'oxyde de carbone, fait important î\ noter, se dissout en quantité bien moins notable dans la fonte. La présence du manganèse diminue la solubilité de ce gaz et peut même Tannuler.
La fonte après sa solidification retient des gaz qu'on peut extraire en les chaufi'aiit à une tempL*rature qui ne doit pas dépasser 800"; II est en quantité beaucoup plus considérable que COdans la fonte solide.
L'acier dissout notablement moins degazquela fonte : H y est comme dans les fontes en plus grande proportion que GO et y est aussi plus énergiquement retenu que ce dernier.
INTRODUCTION A l'ÉTITDK DU TRAVAIL DK l'acIEH 141
h) Expériences du professeur MuIIer, — M. Mullcr a œiislilué mi appareil de foraije pour recueillir les îçaz des soufflures des lin|çols froids, en opérant sous Feau ou sous riniile.
Il a trouvé «les résultats ditt'érents suivant les nuances d'acier et le mode de coulée, mais il a cru pouvoir conclure de ses nombreuses expériences pour le détail desquelles nous renvoyons au SlaliluudEisen de 1883-1884, que les ii^az des soufflures sont surtout composés d'il et iV\z et contiennent fort peu de CO et de CO*.
Une de ces analyses moyennes a donné les résultats suivants :