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I . — Réchauffage pour h trempe

Nous ne reviendrons pas sur la description des divers types de fours A réchauffer qu'on peut utiliser: on a dû cependant en compléter la série par de nouveaux types nécessités par la longueur de certaines pièces à tremper, telles que tubes à canons de gros calibres, arbres de transmission, etc..

Ces types spéciaux comprennent les fours horizontaux et les fours verticaux.

Nous citerons parmi les fours horizontaux : ceux à grille ordinaire analoç^iies aux fours à recuire, ceux à gaz (T éclairage dans lesquels des

deux côtés de la pièce à réchauffer et à hauteur de son axe se trouve une série de chalumeaux et ceux dits de circonstance.

Kig. 18:{. — Chauffage horizontal avant » r • . .

tivinpc. Le four est constitue tantut

par de petits murs parallèles en briques à claire- voie pour activer le tirage et soutenus par des numtants en fer, tantôt par de forts grillages en fer qu'on peut dresser ou enlever rai)idenient.

On allume avec un peu de charbon de bois et de coke, puis on chartj^e peu à peu le combustible en activant le chauffa^ce suivant les

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I diverses épaisseurs de la pi^ce à rliautFer. On imprime aux arbres, I tubes de canons, etc... un mouvement de rotation nutniir de leur tixe [■afin d'uniformiser la lempéralure.

Avec les fuiirs horizontaux les pièces de trraiidc Iniuçueitr sonl su-

jelles à se vi)iler, le ciiaulFa^e y est irrégulier, car la rotulîoii y est Il tj

MKTALLUR61E DU PRR

difficile î\ réaliser; enfin, quand on utilise des fours de circonstance, il (»st mauvais de chauffer au contact du combustible.

Pour ces motifs on utilise dans les usines, pour le chauffac^e avanl trempe des pièces de çrande lonj^ueur, des fours verticaux.

L'usine (VV)iieux (Loire) emploie depuis peu un four vertical avec chalumeaux à gaz remarquablement aménagé; mais le dispositif le plus général consiste à disposer en certains points de la hauteur du four des foyers à grille dont on activera la marche, de façon à donner aux pièces un chauffage régulier.

Pourtant, cette régularité n'est pas parfaite : les points qui sont vis- A-vis des carneaux atteignent une température plus élevée, surtout lorsque ces carneaux ne sont pas répartis uniformément sur la double enveloppe intérieure du four, mais sont simplement situés dans un plan vertical passant par Taxe de l'appareil perpendiculairement aux foyers.

I^s grandes installations de trempe de SaintrChamond et du Creuxol ont été organisées de façon à obvier à ces divers inconvénients.

Nous donnons plus loin à titre d'exemple, et pour mémoire, le typ*» d'installation des usines du Creusol.

Nous remarquerons encore pour terminer ces considérations générales que quelques installations de trempe sont organisées sous des hantçars à Tahri du vent et des courants d'air, mais d'autres sont encore

en plein air. Cette dernière disposition est mauvaise, car quand on sortira la pièce du four pour la tremper, un courant d'air même faible pourra amener un refroidissement inéç^al de cette pièce et la cintrer.

Cela dit, prenons comme exemple d'installation de grande trempe celle du Creusoi destinée aux canons de gros calibres.

Cette installation comporte une grande fosseûfccrf, profonde de 20 mètres, sur le fond de la- F flanqué de quatre étas^es de

(pielle est édifié un four vertical foyers fu.

rLaciir

Eh B est rreiisé un puits pour bflclie à huile ou ù eau di- 2(1 niêtn-s (le profondeur égalemeiil.

Un ponl roulant peut se déplacer sur des rails mm', H » dispost^s sur le sol et longeant les grands côtés de la fosse. Ce pont esl muni d'une machine destinée^ le mouvoir età faire lesmanœuvres luVessaires pour déplacer la pièce à tremper.

Le tuhe de canon est suspenduverlicalemeul k une yritri-cl descendu

pompo k injecter

Po. porta arUciilKe". — Cp, conlre-poiil» lie la porU. — Fo, foycra. — Ca, H. rogni'ils. — Ch, chominiip, — B, bâclic u litiile. — f, floUeiir. — Pji, i\e Ifaii. — (, tube d'injortlon. — /*, pnnl rniilanl. — a, oppaii'il de ibe. Tu, lube de canon.

dans la fosse. Ou ouvre alors la porte Podu fouréquilibréepar le c

METALLURGIR DU FER

tre-poids Cp et l'on y introduit le canon. Les foyers sont alhimi's et les flammes se répandent dans une i^aine, entre les deux enveloppes du four. L'enveloppe intérieure est munie de nombreux cameaux élaçés de haut en bas.

Four arriver à chauffer la pièce uniformément en tous ses points, celle-ci reçoit du pont roulant deux mouvements : le premier consiste en un va-et-vient de haut en bas, le second en un mouvement de rotation autour de l'axe de la pièce. De cette façon, tous les points peuvent être successivement présentés devant le cameau le plus proche.

Des regards pratiqués à tous les étages permettent d'apprécier la couleur du métal. En se plaçant sous le four et en regardant suivant Taxe du canon, on remarque plus facilement les différences de teinte (|ui peuvent se produire dans les différentes zones.

On pousse plus ou moins chaque foyer de manière à obtenir un chauffage bien réii^ulier. Quand le rouge cerise est obtenu partout, on ouvn* la porte du four, et on manœuvre le pont de manière à transporter le (*anon verticalement au-dessus de la bftche B.

On fait alors descendre rapidement la pièce dans la bâche et on l'y laisse pendant plusieurs heures jusrpi'à complet refroidissement.

Il est bonde prendre certaines précautions pour éviter les accidents

Fi^'. 187. — Trempe horizontale.

qui peuvent se produire r[uan<l on trempe dans l'huile. Celhvci s'enflamme ij^énéralemeiit, et l'on aurait î\ craindre des projections dany:ereuses si l'on ne fermait l'orifice de la bAclie avec un couvercle a bascule dès que la |Hèce y est entièrement descendue.

La flamme ainsi privée d'air s'éteint rapidement et Ton réalise une notable économie d'huile.

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