Machines de tracUon
Nous nous bornerons à des descriptions sommaires :
A. — Machines à levier. — Nous examinerons successivement la
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machine à levier simple à plateau, la romaine et la romaine à levien mulUples qui sont les types les plus répandus.
{■> „ Machine à levier simple à plateau. — Le barreau est saisi par deux mâchoires reliées l'une à un point fixe K, l'autre au point A iIu levier OL. Ce dernier pivote autour d'un axe O et porle à son extré-
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Pig i09. — Machine à levier simple.
, k charge supportée par le barreau sera :
mité opposée un plateau P sur lei|iiel on place un à un des poids «Ir 20 k^. ou de .ïO k^. jusqu'à rupture du barreau. On maintient couslammenl l'horizontalité du levier en abaissant l'axe O au moyen d'un volant.
A un moment quelconque de l'opération la somme de ces poids élanl OL "OA"
Cette machine d'une constitution simple et robuste a ['avantage de ne jamais se déréy^ler, aussi les grandes usines ne l'ont pas complètemenl abandonnée, elle sert à tarer les autres machines.
Ses défauts sont les suivants :
a) Lachur^cdu plateau P varie brusquement chaque fois qu'on v ajoute un second poids : l'effort sur le barreau necrotl donc pas d'une fa^on continue ainsi que cela devrait être.
b) Chaque opération demande une manœuvre pénible et longue.
2" — Romaine' — C'est un type de machine analogue an précédent mais
ETUDE DES pnopnii>rrES des divers aciers
dans lequel la charge est donnée par l'action d'un poids constant P
qui glisse le long du levier OL muni d'une graduation qui permet de
OP mesurer à chaque instant le rapport rrr.
Les manipulations sont plus faciles et moins longues qu'avec la machine à plateau. L^augmentation de charjy^e, quoique ne procédant pas
A', point fixe. — B, barreau. — .1/, ui&choires.
par à coups aussi forts, n'est cependant pas rigoureusement continue. Si lorsqu'on est très près de la rupture on accélère un peu trop le mouvement de P, on peut obtenir un nombre exagéré pour l'effort de traclion correspondant.
3" — Romaine à leviers multiples. — Cet appareil est constitué par une
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Fig. 2li. — Romaine a leviers niultiples.
B, barreau. — M, mâchoires. — L 1-2.3.4, leviers. — ir pistone — T, tuyau d'amener. — C, couteaux. — A, articulations. — /*, poiils mobile. — /), poids additionnel. — /, index.
série de leviers L|, L±, L3, L» reliés les uns à la suite des autres par des coudes articulés et prenant appui sur des couteaux C.
SIBTAU.rRGIE DU FER
Lf» barreau Besl pris par ses deux têtes entre deux mâchoires reliefs Tune au point M du premier levier L| et Tautre au piston ir d*un corps de pompe dont la partie supérieure peut recevoir de Teau envoyée par un compresseur.
Cct(e eau pousse le piston de haut en bas et exerce sur le barreau un effort de traction croissant d'une façon continue. L'extrémité du dernier levier L4 disposé comme une romaine tend à se soulever sous l'effort transmis par le barreau ; on fait erlisser le poids P ou le poids additionnel /;de manière à maintenir constamment L^ horizontal ce qu'on constate au moyen d'un index I. Les poids P et p sont déplacés à la main ce qui demande un opérateur bien exercé surtout pour déterminer E.
Les rapports des bras de levier successifs, dans la romaine dite : f( Michine des chemins de fer » sont les suivants : 1/5, i iO, i 4, I 8 La charité du barreau peut donc être 1600 fois le poids de P.
B. — Machines à manomètre. — Nous étudierons seulement la machine de M. Thomasset, constructeur à Paris et celle du colonel Mail» lard, de Tartillerie de marine.
1° — Machine Thomasset. — La traction sur le barreau est produite par le piston H d'un corps de pompe P et transmise par le barreau même à un étrier E qui prend appui par un couteau sur un levier coudé EOF.
l^n second axe O sert de pivot au levier qui transmet sur uncouteau
Kig. 212.
V le cinquième de l'effort <le traction exercé par le barreau sur le levier. Le rouleau V est fixé au plateau supérieur d'un manomètre différentiel M rempli d'eau ; ce plateau prend appui sur une large membrane de
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He la colonne âe mercure contenu dans le Uibe : ce dernier est fixé sur une planche graduée. Le nippnrt de Li serlinn «In diapliraiîme i'i eelle du lube l est de 3.000.
Celle machine a l'avanlage de faire ciuitre progressivement l'ellorl de Iraclion auloiiiali<{iiement éipiilihré par la colonne de mercure. Cependant les couteaux F et E peuvent se fausser et changer le rappnrl OE OF'
Si le barreau n'est pas situé rigoureusement dans l'axe du piston, il en résulte des coincements ou une torsion qui peuvent introduire des erreurs dans révaliialion de la charge.
2' — Machine Maillard. — Les deux lôtes du barreau B sont saisies entre des mâchoires placées à l'extrémité des liges des deux pistons II
r*! K. Le premier subit la pression de l'eau introduite dans le corps de pompe P et exerce l'effort de traction surle barreau B qui transmet cet effort an piston K.Cedernier pressealors le liquide placé dans son corps de pompe p cl le refoule sur le plateau supérieur d'un manninAln' différentiel M du système Galy-Ga^alal.
L'iie sorte de snspension ii la Ciir/ltiii assure la traclion du liariejui
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cxaclement suivant son axe. A cet effet les corps de pompe sont supportés par des tourillons horizontaux T et les mâchoires par des axes verticaux V.
L'ensemble peut donc se déplacer de manière à permettre à chaque léte du barreau de prendre une position quelconque dans l'espace. Dès (|ue l'action du piston H commence, les deux têtes se placent naturellement de manière que l'effort se produise suivant Taxe du barreau : les tractions ou compressions s'exercent suivant le sens des flèches.
Au Creusot, on a perfectionné, il y a quelques années, certains détails de cette machine en usasse aujourd'hui dans un grand nombre d'usines.
Les pistons tournent librement autour de leur axe pour empêcher loute torsion du barreau.
Les mâchoires ont été modifiées de manière à diminuer la durée (le la mise en place du barreau.
Le corps de pompe a été organisé de manière à permettre un rappn»chement rapide et automatique des mâchoires après rupture d'un barreau.
Le tuyau qui relie le deuxième corps de pompe au manomètre recevait au moment de la rupture du barreau des coups de bélier qui l'endommageaient trop souvent, on Ta composé de plusieurs parties articulées.
Ces perfectionnements ont permis de donner à la machine une marche plus régulière et d'augmenter le nombre des essais en un temps donné.
Quelques bulles d'air peuvent s'introduire dans le tube qui relie le deuxième (•or[)s de pompe au manomètre ; il est bon de tarer la machine deux on trois fois par an avec une machine à levier simple.