‹ Traité de métallurgie du fer, Volume 1Chapitre 18 sur 100 · VII. — exemples de composition de fontes spéciales · texte numérisé non relu

VII. — exemples de composition de fontes spéciales

Nous donnons ci-dessous, et pour mémoire, quelques types de fontes spéciales ; ces exemples serviront à se rendre compte d'une manièie suffisante de leur pourcentage en éléments étrangers. Nous les empruntons aux différents mémoires ou études déjà cités.

A. — Ferro-manganèse. — Nous savons que l'origine des fontes vraiment riches en manganèse est le pays de S/e^en (Prusse). Voici la composition du minerai qui y était exploité : le minerai spathique du Stahlberg, près Miisen contient en moyenne :

FeO 45 à 47

MnO 9,5 à 10,6 —

MgO 1,6 à .3,2 —

CaO 0,5 à 1 —

SiO» 3àl —

a) Spieokls.

Spiegel à 8 0,0 Spiegel à 20 0/0

Mn . . . . 8,70 0/0

Fe 85,91

C dit combiné. 4,12

Traces de Ph, Cu, etc..

Mn . . . .

Fe

C dit combiné.

Si

Ph' . . . .

b) FERRO-MANGAN-ksKS

Ferro-manganèse à 420/0 Fevro-munganèse à 83 0/0

Mn . . . .

Fe

Si

Ph . . . .

C dit combiné.

Traces d'autres corps

Mil . . . .

Fc

Si

Ph . . . .

C dit combiné.

Traces d'autres corps.

)i<cTALLi-Rr;ie oc frk

B, — Feri'o-HÎlicium el Fervo-manganèse xilicium. — Nous nous bonuîroiis à quelques types :

Feri'o-silicium àiO

Ferro-silicium à80

Si

C dit comF)iné.

(irapilite . .

Ph ....

Mil ....

Le reste en fer.

Si ... .

C dit combiné.

Graphite . .

Ph . . . .

Mn . . . .

Le reste en fer.

Ferro-manganèse tilicium jmttvre

Ferro-manganèse silicium riche

Si

Mn . , . .

(] (lit combiné.

Pli . . . .

Kcr . . . .

Jj,45 0/0 13,00 2,30 0,145 79,00

Si

Mn . . . .

C dit combiné.

Ph . . . .

Fer ... .

( ;. — Fevro-chrome, — Les typesde ferro-chromes sont aussi éminemment variables.

Nous avons déjà donné antérieurement quelques exemples de composition de ces fontes spéciales, dans le tableau qui fait suite à leur définition.

I). — Fontes nickelifères, — Nous avons signalé l'ancienne fabrication des fontes nickelifères au haut-fourneau et indiqué les motifs pour lesquels on avait dû y renoncer. La fonte produite avait A peu près la ct»inposilion suivante :

Si 2 à 3

Ni 70 à 75

Ko 20 à 25

Les scories obtenues n'étant pas assez calcaires, le soufre du coke

LE HAUT-FOURNKAU 129

et le silicium des gangues passaient en grande partie dans le métal. L*afanage auquel on soumettait la fonte éliminait Si, mais laissait le soufre en oxydant le nickel.

Article 3. — Les fontes au bois

Dans les hauts-fourneaux au charbon de bois, la hauteur est généralement faible, dans beaucoup de fourneaux anciens elle est inférieure à 10 mètres et descend parfois jusqu'à 6.

Dans les pays où la fabrication des fontes au bois est importante, comme en Suède, en Styrie, les hauts-fourneaux de construction récente ont des hauteurs supérieures à 10 mètres s'approchant en général de 12 ou 15 mètres.

L'emploi des fontes au bois devenant de plus en plus rare, il n'y a pas lieu de s'étonner que les progrès dans l'organisa lion de ces appareils soient peu appréciables.

Le charbon de bois est friable et s'écrase sous une charge relativement faible. Il faut, si l'on veut obtenir le maximum de dureté, le préparer vers 330" ou 400° et par calcinalion lente.

La «pureté de ce combustible est extrême ; aussi la fabrication de la fonte au bois ne s'est-elle guère conservée, en dehors des pays de forêts comme la Suède^VOural, la Bofte'm^, la Slyrie,]e Michigan et la région du lac Cliamplam,que pour la fabrication des fontes fines desti-' nées à la fabrication de fers ou d'aciers de choix.

On fabrique encore, dans les Landes, de la fonte au bois à l'air froid avec une économie relative de combustible.

Le charbon de bois tient en moyenne 3 à 4 0^ de cendres qui se composent d'une partie soluble (carbonate de potasse) et d'un résidu insoluble formé de carbonate de chaux et de magnésie, d'oxydes de fer et de manganèse et de silice.

Le phosphore el le soufre n'existent qu'à Péial de traces insifjni fiantes.

L'effet utile des combustibles dans le haut-fourneau dépend bien moins de leur pouvoir calorifique que d'un ensemble de circonstances qui modifient, suivant leur nature et leur composition, la manière dont ils se comportent en présence du minerai et du courant gazeux.

A ce point de vue, le charbon de bois a sur les autres combustibles un avantage marqué. Cela tient à la forte proporlion de CO* qui se produit dans les hauts-fourneaux au bois.

•130 MKTAJJ.UHGIK DU FER

Aux températures élevées de l'ouvrage des hauts-fourneaux modernes au cqke, CO^ ne peut subsister qu'en proportion très faible en présence du combustible incandescent. Le charbon de bois jouit de la propriété spéciale de perdre une partie de sa tendance à être attaqué par CO^ lorsqu'il subit une exposition prolongée aux températures modérées du gueulard. Il en résulte qu'au voisinage des tuyères CO^ peut exister en proportion notable dans le courant gazeux.

Cette forte proportion persiste dans les zones supérieures et le rapport en poids des deux gaz est, en moyenne, de 0,85 au gueulard contre 0,70 dans le cas du combustible minéral.

Dans les hauts-fourneaux au bois, il subsiste dans les zones chaudes une proportion de CO^ qui ne peut augmenter notablement au voisinage du gueulard; la combustion ne commencera donc d'une manière active que dans la partie inférieure de l'appareil.

On trouve dans les laitiers des fontes au bois 2 à 4 0/0 d'alcalis; ces alcalis proviennent des cendres et jouent le rôle de fondants et de bases énergiques, ils permettent de marcher avec des laitiers très siliceux.

La théorie générale des laitiers exposée plus haut subsiste pour les fontes au bois à quelques différences près que nous ne saurions signaler, ce sujet présentant aujourd'hui un intérêt bien amoindri depuis la vulgarisation de l'emploi du coke dans les hauts-fourneaux de la plus grande partie des usines à fonte.

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