‹ Traité de métallurgie du fer, Volume 1Chapitre 27 sur 100 · TYPE WHITWELL · texte numérisé non relu

TYPE WHITWELL

(Imaginé en 1865).

L'appareil Whitwell est divisé par une série de cloisons parallèles de 20 cealimètreii d'épaisseur environ ayant une largeur de 3J centimètres et pour longueur les cordes du cercle.

Les cloisons de rang impair ne montent pas jusqu'à la voûte laissant en haut de larges ouvertures; celles de rang pair sont fermées par le haut et ont de larges ouvertures près de la sole ; l'ensemble est relié par des murettes transversales à jour. Les gaz viennent se brûler dans une première chambre plus grande que les autres où des filets d'air sDnt injectés par des conduits traversant la cloison.

Les gaz serpentent donc 4 à 5 fois de la sole à la voûte avant de se rendre dans la cheminée.

C'est donc un appareil à longue circulation et à conduit unique.

Ay Gaine centrale de combustion. — B, Arrivée d'air venant de la machine soufflante — C, Sortie des gaz brûlés vers la cheminée. — D, Sortie de l'air chaud vers les tuyères. — E, Arrivée de l'air extérieur. — F, Arrivée de gaz venant du haut- fourneau. — G, Disposition des briques.

TYPE cowPER (Suite)

On admet en pratique que deux Cowper valent trois Whitwell.

Le seul inconvénient du Cowper consiste dans Tencrassement rapide des empilages de briques parTentratnementdes poussières et dans la difficulté relativement grande des nettoyages.

Dans cet appareil, il faut, pour passer Je hérisson dans chaque carneau, en admettant qu'il soit rectiligne, pénétrer sous la voûte et, par suite, laisser à l'appareil le temps de se refroidir.

TYPE WHITWELL [Suxte)

Le poidsdes briques est inférieur à celui d'un appareil Cowper, la surface de chauffe bien plus faible et la vitesse de circulation plus forte.

La puissance calorifique est par suite bien inférieure.

Un des avantages du Whitwell consiste dans les facilités du nettoyage. On peut par les grands orifices ménagés à la partie supérieure passer aisément des hérissons, sans qu'on soit obligé de le laisser se refroidir.

C. — Accessoires des appareils, — Quel que soit l'appareil à air chaud

Fig. 43. — Appareil Whilwell primitif.

A, Air de la soufflerie. — B, Arrivée d'air froid. — C, Clapet de nettoyage. — G, Gaz du haut-fourneau. — V, Vent chauffé allant aux tuyères.

employé, on trouve une série analogue d'ouvertures et de registres : 1*» Valves. — La valve à air chaud est refroidie pour résister à la haute température qu'elle supporte soit par un courant d'eau, soit par un filet d'air froid venant de la soufflerie. La valve à gaz est une sorte de soupape à cloche toujours complètement ouverte pour l'arrivée du gaz et dont on règle le débit par un registre plus mobile placé à proximité.

Les orifices étroits amenant l'air nécessaire à la combustion sont appelés brûleurs, ils sont munis de tiroirs ou de soupapes mobiles pour le réglage.

Souvent les entrées d'air sont éloignées des valves à air chaud ou à gaz, l'air circulant d'abord dans des conduits pratiqués sous la sole de

l'appareil, dans la périphérie ou dans une région déterminée de lagaine de combustion, afin qu'il puisse s'échauffer.

La valve à vent venant de la machine soufflante et la valve aux gaz brûlés sont disposées du côté opposé aux trois premières.

2' Manœuvre d:i renversemenL — Cette manœuvre consiste à mettre au vent l'appareil qui était au gaz; pour cela on ferme la valve et le registre à gaz, on laisse un instant les brûleurs ouverts ainsi que la valve de la cheminée pour purger l'appareil des gaz incomplètement brûlés et éviter les mélanges détonants qui pourraient se produire à la rentrée de l'air. Puis, on ferme tout et on ouvre la valve par où passe le vent venant de la soufflerie et celle par où s'échappe ce vent réchaufi'é.

On met ensuite au gaz l'autre appareil en fermant la valve à vent chaud, puis, celle à vent froid et les brûleurs par lesquels sort l'air comprimé. La valve de la cheminée est alors ouverte ainsi que la valve à gaz en faisant fonctionner progressivement son registre.

3** Conduites. — Les conduites de gaz et d'air sont en tôle de fer et ont une section de 1 mètre carré environ.

Il y a plusieurs conduites de gaz : celle reliant le hautrfourneau aux appareils à air chaud et celle le reliant aux chaudières des machines soufflantes.

Ces conduites sont munies de clapets de sûreté qui peuvent se soulever aisément en cas d'explosion.

Les gaz entraînant une grande quantité de poussières (de chaux, de manganèse, etc..) il importe, pour ne pas trop encrasser les appareils à air chaud, de ménager sur le trajet de gaz des larges tambours pour en favoriser le dépôt. Des clapets de vidange sont, en outre, disposés à la partie inférieure des tuyaux.

On peut activer le dépôt des poussières en faisant tomber une pluie d'eau dans les branches verticales ; dans les branches horizontales on installe des laveurs spéciaux.

La conduite de vent chaud doit être garnie intérieurement de briques réfractaires, elle se termine à chaque haut-fourneau par une conduite circulaire qui entoure les étalages.

C'est de cette conduite que partent les porte-vent: tuyaux coudés réunis par un joint télescopique au tuyau horizontal se rendant à la tuyère.

Sur le coude du porte-vent, dans le prolongement de Taxe de la

tuyère, on dispose un œilleton muni d'un verre coloré qui permet de regarder sans être ébloui dans l'intérieur du haut-fourneau.

La buse, sorte d'ajutage étroit, pénétrant dans la tuyère, se fixe au bout du tuyau porte-vent.

Sur les conduites ci-dessus énumérées sont ménagés des vannes et registres que nous ne faisons que signaler : soit près du gueulard, soit près des chaudières de la soufflerie.

Le bout de la buse est placé en arrière de l'œil de la tuyère afin de rafraîchir celle-ci par le jet du vent ; cette disposition a, de plus, l'avantage de mieux abriter la buse contre la chaleur ardente du foyer.

Article 3. — Perfectionnements apportés aux appareils

EN briques

Nous étudierons d'abord les modifications apportées successivement aux appareils Cowper, puis aux appareils Whitwell.

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