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tare de 357 i 550 calories.
La chaleur de formation des laitiers n'a jamais été mesurée avec exactitude.
Les pertes par les parois ou par Teau des tuyères ne peuvent se calculer que par différence.
Des mesures calorimétriques entreprises dans ce but ont toujours donné des chiffres trop faibles.
La mesure des hautes températures est la partie la plus délicate dans le contrôle de la marche du haut-fourneau ; le pyromètre thermoélectrique de M, Le Châtelier rendra dans ce cas de grands services.
Note B. — Centres de production des fontes en France.
Nous nous bornerons à quelques indications tout à fait générales.
L — Usines de VEst. — Avant la découverte delà déphosphoration des fontes la production de ces usines était fort limitée, les fontes phosphoreuses ne pouvant servir qu'à la fabrication des fers grossiers obtenus par le procédé du puddlage.
Depuis qu'on a su élaborer des aciers de bonne qualité en partant de fontes riches en phosphore, l'industrie sidérurgique a pris, dans la région Nancy, Briey et Longwy où se trouvent des gisements énormes de minerais impurs, un essor prodigieux.
Avec un minerai à très bas prix et exploité sur place et en utilisant les combustibles du Nord et de Belgique on a pu fabriquer la fonte dans des conditions exceptionnelles de bon marché.
Quant aux usines anciennes des Ardennes, de la Champagne et de la Franche-Comté exploitant les gisements de minerais purs du pays, elles ne peuvent supporter la concurrence des nouvelles installations. Leur industrie si florissante autrefois a dîi céder la place aux procédés nouveaux permettant d'arriver à des métaux utilisables avec des matières premières d'une valeur très faible.
II. — Usines du Nord. — Elles sont situées dans le bassin d'Anziu ou dans son voisinage : les nombreux canaux du pays et le voisinage de la mer facilitent les arrivages des minerais de Belgique^ du Luxembourg ^ deLorrainey etc. Il y a lieu de signaler toutefois que ces usines produisent une bien moins grande quantité de fonte que celles de l'Est ; leurs appareils métallurgiques, qui se perfectionnent de jour en jour, sont surtout employés à l'élaboration des fers et des aciers et aux nombreuses transformations mécaniques auxquelles ces métaux sont soumis.
III. — Usines du Centre. — Les plus importantes usines du Centre sont celles de Montluçonj de Commentry'Fomxhambault, du Creusol, des environs de SaintrElienne (Loire) et de Lyon.
Situées près de centres houillers considérables ou à une distance peu éloignée de ces centres, ces usines commencent à se trouver pour la production des fontes dans une situation très défavorable par rapport à celles du Nord ou de l'Est, car, ou bien le minerai du pays est pauvre, en petite quantité, difficile à traiter ou impur, ou bien celui qu'elles utilisent et qui est pur provient de gisements lointains : Algérie^ Espagne ou Pyrénées.
Quelques-unes d'entre elles ont renoncé au commerce des fontes, ne fabriquant avec un seul haut-fourneau ou avec un nombre très réduit de ces appareils que la quantité de fonte nécessaire pour leur consommation (wow/agf^, a/)^Ma^^, etc.). Les fontes spéciales (ferro-manganèse, ferro-silicium,etc.) qu'elles utilisentdans l'élaboration des aciers leur viennent de l'étranger ou de quelques usines particulièrement réservées en PVance à cette fabrication et parmi lesquelles nous avons déjà cité celle de Saint-Louis (Bouches-du-Rhône).
Le travail de forge, la fabrication des importantes pièces de machines pour la marine, du matériel de guerre, etc.. ., en un mot, la production des aciers de premier choix semblent s'être concentrés aujourd'hui dans le bassin du Centre, les usines du Nord et de l'Est se consacrant
plutôt à la fabrication, en grande masse, des fontes et des aciers de construction d'un usage courant.
Il n'en est pas moins probable que, dans un avenir peu éloigné, et avecla vulgarisation de plus en plus grande des procédés métallurgiques nouveaux, les usines du Centre ne lutteront que difficilement avec celles du Nord et de l'Est travaillant sur des matières premières d'un prix très peu élevé et munies d'un outillage très puissant.
Cette crise, tant redoutée depuis près de vingt années, n'a été reculée que grâce aux perfectionnements ininterrompus apportés à la fabrication sur l'initiative d'Ingénieurs hors de pair.
IV. — Usines situées près de la mer. — Ces usines, en nombre assez restreint, bénéficient de l'économie des transports de leurs matières premières.
Nous citerons les forges du Boucaii près de l'embouchure de l'Adour, celles de SaintrNazaire près de l'embouchure de la Loire et l'usine de SahitrLouis du Rhône ; ces établissements utilisent les minerais purs A^ Espagne et ceux du bassin de la Méditerranée.
Tel est l'aperçu bien succinct que nous avons cru devoir donner sur l'industrie de la fonte dans notre pays. Il est sans doute insuffisant, mais le but même de notre Traité s'oppose au développement de toutes les questions ayant un caractère commercial.