I. — Méthode de travail
Cette méthode de travail date des premiers essais de M» W. Siemens; elle n'a pas subi de changement appréciable depuis.
Les fontes (fonte d'affinage et spéciale s'il y a lieu) et les scraps ayant été chargés dans le four, on laisse la fusion s'opérer.
Au bout de 3 ou 4 heures, quand elle est terminée et que la scorie est bien liquide, on charge à la pelle le minerai préalablement concassé en morceaux et par portions de 50 à 200 kilog. suivant la superficie du bain.
Le fondeur juge qu'il en a assez ajouté quand l'ébullition consécutive à cette addition s'est étendue à tous les points du bain d'acier. L'ébullition s' étant calmée et la scorie n'étant plus soulevée que par les nombreuses bulles de CO couvrant sa surface de petites flammes bleuâtres, on procède à un nouveau chargement de minerai.
Quand les bulles de CO arrivent à être clairsemées à la surface du bain, c'est l'indice que la décarburation arrive à sa limite.
On effectue alors des prises d'essai et Ton juge du métal comme il a déjà été dit.
Gela fait on procède aux additions finales.
II. — Exemple de la succession des opérations d^une coulée à Fore process (pour mémoire).
L'opération commencera, par exemple, à huit heures du matin par le chargement de la fonte d'entrée. Admettons qu'il y ait six tonnes de fonte à charger ; adjoignons à ce chargement initial 500 kilog. de scraps de la coulée précédente. On veut fabriquer un acier dur.
Vers midi, si le chauffage a été bien conduit, le bain sera devenu complètement fluide. On commencera alors à introduire le minerai progressivement par pelletées successives.
Supposons qu'il ait fallu 1600 kilog. de minerai pour la décarburation qu'on recherche ; à cinq heures du soir les éprouvettes de coulée dénoteront un acier à 0, 25 0/0 ou 0,2 0/0 de carbone. C'est la limite voisine de celle que nous avons indiquée pour les aciers durs quand nous avons exposé les considérations qui guident dans la détermination du point d'arrêt.
A cinq heures un quart le spiegel sera chargé, sa teneur en manganèse aura conduit à en introduire 500 kilog.
Il sera six heures lorsque l'éprouvette finale aura fait voir qu'on est en possession de la nuance d'acier recherchée.
On procédera alors à la coulée.
L'élaboration de cet acier aura exigé dix heures.