Bozzaxo, A. S. P
2. Animal magnetism, Letter of M. Stone to Dr Bigham, P. A. S. P. R., 1907,
donnés par Jane1. Ils sout extrêmement intéressants, et nous renverrons au mémoire de Mad. E. H. Sidgwick pour plus de détails.
LeD'F... qui magnétisait Jane, avertit un de ses clients, M. Eglinton, relevant d'une maladie, qu'il va essayer de faire dire à Jane ce qu'il fera dans la soirée de 8 à 10 heures. Jane dit : « Je vois un monsieur très gras, il a une jambe de bois, il lïa pas de cerveau. Il s'appelle Eglinton. Il est assis devant une table où il y a du brandy, mais il ne boit pas. »
Résultats bien curieux ; car M. Eglinton, qui est très maigre, avais mis sur une chaise un mannequin bourré de vêtements, de manière à lui donner une forte corpulence, et avait placé ce mannequin devant une table chargée d'une bouteille de brandy.
Dans uue série de quatorze séances à Brighton, Alexis joua aux cartes les yeux bandés, nommant les cartes de ses adversaires aussi bien que les siennes, déchiffra les lignes d'un livre fermé, décrivit le contenu enfermé dans des boîtes opaques.
Robert Houdin, le célèbre prestidigitateur, eut une entrevue avec Alexis. R. Houdin tira un livre de sa poche, et, l'ouvrant, demanda à Alexis de lire une ligne à un niveau particulier huit pages auparavant. Le clairvoyant enfonça une épingle pour marquer la ligne, et lut quatre mots qui furent trouvés sur la ligne correspondant à la dite page antérieure. Houdin trouva cela stupéfiant, et signa cette déclaration : « f affirme que les faits relatés plus haut sont scrupuleusement exacts ».
Robert Houdin, après avoir constaté que les phénomènes de clairvoyance se produisant chez Alexis ne pouvaient être imités par aucun prestidigitateur, raconte que, le Dr Chomel ayant montré une médaille à Alexis, Alexis lui dit (ce qui était absolument exact) : « Cette médaille vous a été donnée dans des circonstances bien singulières. Vous étiez dans une mansarde, étudiant, à Lyon. Un ouvrier à qui vous aviez rendu service, ayant trouvé cette médaille dans les décombres, vous l'offrit '-. »
Alexis a donné aussi au premier Président Seguier une preuve
-. Del anne, Rech. sur la médiumnité, 1902, 2o6.
de lucidité (et non de télépathie) très curieuse1. Alexis, faisant uu voyage dans la chambre du Président (qui n'avait pas donné sou nom), voit sur la table une sonnette. « Non, dit M. Seguier, il n'y a pas de sonnette. » Mais, rentré chez lui, M. Seguier constate que, dans l'après-midi, une petite sonnette avait été déposée sur sa table de travail.
Beaucoup d'autres preuves de la lucidité extraordinaire d'ALExis sont rapportées par C. Flammarion. D'autre part le Dr Bertrand, les magnétiseurs Petetin et Lafoxtaine, et surtout le D1 Frapart, en ont réuni tant d'exemples, variés et probants, qu'il est impossible de mettre en doute les facultés métapsychiques extraordinaires
d'ALEXIS DiDIEIt.
A diverses reprises, Robert Houdin, qui fut certainement uu des plus experts prestidigitateurs de tous les temps, a constaté et attesté la clairvoyance d' Alexis2. Il atteste que, pendant qu'il jouait aux cartes avec Alexis, Alexis devinait les cartes que lui, Robert Houdin, avait dans son jeu, et môme celles qu'il allait tirer d'uu paquet de cartes neuf.
Alphonse Karr, Victor Hugo, ont obtenu aussi avec Alexis (endormi par Maiullat) des preuves décisives de cryptesthésie. Evidemment les témoignages d'ALPHONsE Karr et de Victor Hugo seraient insuffisants s'il s'agissait d'uue partie de cartes jouée avec Alexis, môme Alexis eut-il eu les yeux baudés ; car, en fait de tour de cartes, les prestidigitateurs font ce qu'ils veulent. Mais il y a beaucoup mieux. Alexis a dit à Alphonse Karr qu'il avait mis une branche d'azalée blanc dans une bouteille vide (ce qui était vrai). Victor Hur.o avait préparé chez lui un paquet ficelé sur lequel il avait écrit le mot politique : le mot fut lu par Alexis. Alexandre Dumas a raconté aussi une séance mémorable, mais son témoignage est moins précis.
Alexis3, que M. Vivant vient consulter, lui dit que c'est pour