CHAPITRE VIII
DETERMINATION DES SURFACES AGRAIRES EN FONCTION DES QUANTITÉS DE SEMENCE QU'ELLES PEUVENT RECEVOIR
Les actes relatifs à la vente ou à rechange des terrains cultivés étaient rédigés, chez les Assyriens, avec plus de soin que chez nous, car on ne se contentait pas d'y indiquer, comme nous le faisons aujourd'hui, les confronts et les contenances des terrains vendus ou échangés, et l'on y ajoutait encore, dans tous les cas, les longueurs des côtés du périmètre.
Cette indication, malgré sa grande utilité, en cas de contestations ultérieures, n'avait pas cependant toute la rigueur d'une définition géométrique, parce que cinq conditions sont indispensables pour déterminer géométriquement un quadrilatère, et parce qu'on n'en pouvait déduire que quatre de la mesure des côtés. Mais l'indication de la contenance suflSsait pour suppléer à l'imperfection de la définition géométrique.
Quant à cette contenance, elle était exprimée, sur les actes assyriens, de deux manières essentiellement différentes, tantôt en mesures agraires calculées d'après un arpentage fait suivant les règles exposées dans le chapitre 4 ci-dessus, et tantôt, par la seule indication des quantités de semence que les terrains vendus ou échangés étaient capables de recevoir. Ce dernier mode
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d'évaluation, beaucoup moins exact que l'autre, et, en même temps beaucoup plus ancien, avait été seul en usage dans le principe, et continuait à subsister, malgré son imperfection, par le seul efEet de la routine, si vivace dans les campagnes (1). On ne peut le bien comprendre aujourd'hui et s'en servir pour calculer les contenances qui correspondaient aux quantités de semence employées qu'à la condition de connaître au préalable et d'une manière exacte, le rapport admis autrefois, chez les Assyriens, entre le volume de la semence et la surface du terrain à ensemencer.
M. Oppert, qui s'est appliqué à résoudre ce difficile problème, a dit à la fin de la dissertation qu'il a publiée en 1886, « ce que nous voulons montrer c'est la con- )) nexion qui existe entre le mesurage des blés et l'ar- » pentage des champs ; mais nous serons éclairés sur » tous les points douteux, qui obscurcissent cette ques- » tion difficile, le jour où des découvertes matérielles » nous mettront à même de définir le contenu des va- » leurs de capacité et des mesures agraires à une époque » donnée. Nous manquons de notions pareilles à celles » que les poids assyriens nous fournissent, pour la » stathmétique de ces peuples. Quand ce jour viendra, » nos travaux et nos hypothèses auront préparé les » érudits à venir à résoudre définitivement la ques- » tion. )) (§ III. Les mesures agraires exprimées par les mesures de capacités, page 26 du tirage à part. )
Si mon illusion n'est pas complète, les points douteux dont il était alors question sont maintenant définitivement éclairés, puisque nous connaissons, d'une manière exacte, dans le système assyrien, non seulement toutes
(1) Par exemple le nom de Sétérée est encore donné dans le midi de la France à la surface qui peut recevoir un Setier de semence.
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les mesures agraires de longueur et de superficie, mais encore toutes les contenances des mesures cubiques, et le moment semble ainsi venu où les travaux et les hypothèses du savant assyriologue peuvent être utilisés. C'est là ce que je me propose de faire en achevant cette étude.
Sans connaître, ni TU des arpenteurs qu'il suppose égal à 2 Pieds (au lieu de 2 Coudées), ni même les autres mesures agraires; sans connaître surtout ni la contenance de la mesure cubique qu'il nomme Sahia ou Log et que j'ai nommée Sa ou Gar, ni celle de la mesure qu'il nomme Qa ou Cab et que j'ai nommée Qa ou Ka, M. Oppertse livre à une série de calculs plus ou moins approximatifs dans lesquels il exprime : 1^ les longueurs en fonction de l'U des arpenteurs, 2^ les contenances agraires en fonction du carré de cet U, quoique ce carré ne soit pas une mesure agraire, et 3° enfin les quantités de semence employées, en fonction du Sa ; et en opérant ainsi, il parvient à établir que, dans tous les cas, le nombre des Sa était, chez les Assyriens, à peu près égal à la 30^ partie des contenances exprimées en fonction de U*, ce qui revient à dire, en d'autres termes, que les Assyriens évaluaient autrefois à un Sa la quantité de semence nécessaire à une surface de 30 U* ou plus exactement de 120 Coudées carrées, puisqu'un U est, en fait, égal à 2 Coudées ; et comme nous savons que 30 Sa sont égaux à un Séphel, c'est-à-dire à un Empan cube, il résulte de ce qui vient d'être dit qu'un Empan cube servait à ensemencer une surface de 3,600 Coudées carrées, ou, en d'autres termes, un P/é^Are carré.
La grande simplicité de ce résultat doit être remarquée, et semble bien capable de fournir, dès à présent, sinon une preuve directe, au moins un commencement de preuve de son exactitude, car il est bien difficile de
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d'évaluation, beaucoup moins exact que Tautre, et, en même temps beaucoup plus ancien, avait été seul en usage dans le principe, et continuait à subsister, malgré son imperfection, par le seul effet de la routine, si vivace dans les campagnes (1). On ne peut le bien comprendre aujourd'hui et s'en servir pour calculer les contenances qui correspondaient aux quantités de semence employées qu'à la condition de connaître au préalable et d'une manière exacte, le rapport admis autrefois, chez les Assyriens, entre le volume de la semence et la surface du terrain à ensemencer.
M. Oppert, qui s'est appliqué à résoudre ce diflScile problème, a dit à la fin de la dissertation qu'il a publiée en 1886, « ce que nous voulons montrer c'est la con- )) nexion qui existe entre le mesurage des blés et l'ar- » pentage des champs ; mais nous serons éclairés sur » tous les points douteux, qui obscurcissent cette ques- » tion difficile, le jour où des découvertes matérielles » nous mettront à même de définir le contenu des va- » leurs de capacité et des mesures agraires à une époque » donnée. Nous manquons de notions pareilles à celles » que les poids assyriens nous fournissent, pour la )) stathmétique de ces peuples. Quand ce jour viendra, » nos travaux et nos hypothèses auront préparé les » érudits à venir à résoudre définitivement la ques- » tion. » (§ III. Les mesures agraires exprimées par les mesures de capacités, page 26 du tirage à part.)
Si mon illusion n'est pas complète, les points douteux dont il était alors question sont maintenant définitivement éclairés, puisque nous connaissons, d'une manière exacte, dans le système assyrien, non seulement toutes
(1) Par exemple le nom de Sétérée est encore donné dans le midi de la France à la surface qui peut recevoir un Setier de semence.
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les mesures agraires de longueur et de superficie, mais encore toutes les contenances des mesures cubiques, et le moment semble ainsi venu où les travaux et les hypothèses du savant assyriologue peuvent être utilisés. C'est là ce que je me propose de faire en achevant cette étude.
Sans connaître, ni TU des arpenteurs qu'il suppose égal à 2 Pieds (au lieu de 2 Coudées), ni même les autres mesures agraires; sans connaître surtout ni la contenance de la mesure cubique qu'il nomme Sahia ou Log et que j'ai nommée Sa ou Gai\ ni celle de la mesure qu'il nomme Qa ou Cab et que j'ai nommée Qa ou Ka, M. Oppertse livre à une série de calculs plus ou moins approximatifs dans lesquels il exprime : 1^ les longueurs en fonction de l'U des arpenteurs, 2<> les contenances agraires en fonction du carré de cet U, quoique ce carré ne soit pas une mesure agraire, et 3° enfin les quantités de semence employées, en fonction du Sa ; et en opérant ainsi, il parvient à établir que, dans tous les cas, le nombre des Sa était, chez les Assyriens, à peu près égal à la 30^ partie des contenances exprimées en fonction de U*, ce qui revient à dire, en d'autres termes, que les Assyriens évaluaient autrefois à un Sa la quantité de semence nécessaire à une surface de 30 U* ou plus exactement de 120 Coudées carrées, puisqu'un U est, en fait, égal à 2 Coudées ; et comme nous savons que 30 Sa sont égaux à un Séphel, c'est-à-dire à un Empan cube, il résulte de ce qui vient d'être dit qu'un Empan cube servait à ensemencer une surface de 3,600 Coudées carrées, ou, en d'autres termes, un P/é^Are carré.
La grande simplicité de ce résultat doit être remarquée, et semble bien capable de fournir, dès à présent, sinon une preuve directe, au moins un commencement de preuve de son exactitude, car il est bien difficile de
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d'évaluation, beaucoup moins exact que l'autre, et, en même temps beaucoup plus ancien, avait été seul en usage dans le princii)e, et continuait à subsister, malgré son imperfection, par le seul effet de la routine, si vivace dans les campagnes (1). On ne peut le bien comprendre aujourd'hui et s'en servir pour calculer les contenances qui correspondaient aux quantités de semence employées qu'à la condition de connaître au préalable et d'une manière exacte, le rapport admis autrefois, chez les Assyriens, entre le volume de la semence et la surface du terrain à ensemencer.
M. Oppert, qui s'est appliqué à résoudre ce diflBcile problème, a dit à la fin de la dissertation qu'il a publiée en 1886, « ce que nous voulons montrer c'est la con- » nexion qui existe entre le mesurage des blés et l'ar- » pentage des champs ; mais nous serons éclairés sur » tous les points douteux, qui obscurcissent cette ques- » tion difficile, le jour où des découvertes matérielles » nous mettront à même de définir le contenu des va- » leurs de capacité et des mesures agraires à une époque » donnée. Nous manquons de notions pareilles à celles » que les poids assyriens nous fournissent, pour la » stathmétique de ces peuples. Quand ce jour viendra, » nos travaux et nos hypothèses auront préparé les )) érudits à venir à résoudre définitivement la ques- » tion. » (§ III. Les mesures agraires exprimées par les mesures de capacités, page 26 du tirage à part.)
Si mon illusion n'est pas complète, les points douteux dont il était alors question sont maintenant définitivement éclairés, puisque nous connaissons, d'une manière exacte, dans le système assyrien, non seulement toutes
(1) Par exemple le nom de Sétérée est encore donné dans le midi de la France à la surface qui peut recevoir un Setier de semence.
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les mesures agraires de longueur et de superficie, mais encore toutes les contenances des mesures cubiques, et le moment semble ainsi venu où les travaux et les hypothèses du savant assyriologue peuvent être utilisés. C'est là ce que je me propose de faire en achevant cette étude.
Sans connaître, ni TU des arpenteurs qu'il suppose égal à 2 Pieds (au lieu de 2 Coudées), ni même les autres mesures agraires; sans connaître surtout ni la contenance de la mesure cubique qu'il nomme Sahia ou Log et que j'ai nommée Sa ou Gar, ni celle de la mesure qu'il nomme Qa ou Cab et que j'ai nommée Qa ou Ka, M. Oppertse livre à une série de calculs plus ou moins approximatifs dans lesquels il exprime : 1^ les longueurs en fonction de l'U des arpenteurs, 2® les contenances agraires en fonction du carré de cet U, quoique ce carré ne soit pas une mesure agraire, et 3° enfin les quantités de semence employées, en fonction du Sa ; et en opérant ainsi, il parvient à établir que, dans tous les cas, le nombre des Sa était, chez les Assyriens, à peu près égal à la 30* partie des contenances exprimées en fonction de U*, ce qui revient à dire, en d'autres termes, que les Assyriens évaluaient autrefois à un Sa la quantité de semence nécessaire à une surface de 30 U* ou plus exactement de 120 Coudées carrées, puisqu'un U est, en fait, égal à 2 Coudées ; et comme nous savons que 30 Sa sont égaux à un Séphel, c'est-à-dire à un Empan cube, il résulte de ce qui vient d'être dit qu'un Empan cube servait à ensemencer une surface de 3,600 Coudées carrées, ou, en d'autres termes, un P/é^Are carré.
La grande simplicité de ce résultat doit être remarquée, et semble bien capable de fournir, dès à présent, sinon une preuve directe, au moins un commencement de preuve de son exactitude, car il est bien difficile de
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croire qu'une série de calculs compliqués est capable de conduire, par hasard, si ces calculs sont inexacts, à un résultat aussi simple: un Empan cube par Plèthre carré, c'est-à-dire, en mesures françaises, 19 litres 633 pour lO-res 49inq yg^ qq q^ tcrmcs plus simples et très exactement 187"^ 50 par hectare.
Si telle est, en effet, la vérité, et si la quantité de semence, que Ton attribuait, dans la pratique, à ua hectare, est approximativement égale à 187^*^ 50, toutes mes précédentes aflBrmations relatives tant aux mesures de superficie qu'aux mesures de capacité sont aussitôt vérifiées, et deviennent, par cela seul^ réciproquement démontrées d'une manière incontestable. Mais M. Oppert, je suis forcé de le reconnaître, est loin d'accepter ce résultat, car après avoir admis plusieurs hypothèses invraisemblables, après avoir donné à l'Aune des arpenteurs 2 Pieds, au lieu de 2 Coudées, à la Canne 4°^536, au lieu de 8°*10, et à la Canne carrée 20°^''57, au lieu de 65"''61, après avoir réduit le Sa ou Sahia à 0"^111 au lieu de 0»"656 et le Qa ou Cab à Vn\l au lieu de 6'^^561 !!! il finit par conclure en disant, à la dernière ligne du mémoire précité : « le Qa de l^^'lll aurait en- » semence à peu près 126 mètres carrés, ce qui est la » proportion admise de tout temps et en tous lieux. »
1"41 pour 126 mètres carrés correspond en fait, à ggïitresjo seulement par hectare, et l'on voit par là combien cette évaluation diffère de la mienne.
Mais voici en quels termes je me suis exprimé dans msi théorie de V arpentage ches les Assyriens, insérée dans le X« volume du Recueil de M. Maspero (p. 29) :
(( Au chapitre xliv du l®*" livre de son Économie ru- » raie, Varron déclare qu'on employait communément, » de son temps, 5 Modius de blé, par Jugère, et comme )) le Modius , tiers du pied cube romain, contenait 8**^671 ,
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» quand le Jugère, rectangle de 240 pieds sur 120, avait )) une contenance de 25"^®^ 28°^^ 60, il est facile de voir » que la proportion de 5 modius ou de 43"^''«s355 pour » 25««« 28°^' 60, soit 171^"^«M59 par hectare, qui est la » proportion indiquée par Varron, s'éloigne déjà beau- )) coup de celle de SS^"*"®^ 10 par hectare, admise par » M. Oppert, de tout temps et en tous lieux.
)) Columelle, dans le chapitre ix de son 2® livre dit, )) à son tour, comme Varron, qu'il faut 5 Modius de » blé pour ensemencer un Jugère, si la terre est médio- » cre, et ajoute cependant qu'on peut se contenter de )) 4 modius par jugère (137^*^''®sl67), si la terre est » grasse, difEérençe qui ne doit pas surprendre, parce » que la quantité de semence doit nécessairement va- » rier, non seulement avec la qualité du terrain, mais )) aussi avec celle du blé.
)) Si l'on veut se rapporter ensuite à une époque plus )) rapprochée de la nôtre, on trouve, dans la Topogra- )) phie de la mile de Nîmes et de sa banlieue^ publiée » en 1802 par MM. Baumes et Vincent, qu'on sème » communément:
» 1® Dans les bas-fonds, 438 pouces cubes (8^^^^®» » 688-322) de Touzelle ( Triticum hybernum aristis ca- » rens) par 100 toises carrées (3"''®*768-743), en d'autres » termes, ^j;[;fg^;^ , soit 2iit^«»287 par are, ou mieux en- » core 228'i^''®^70 par hectare.
» 2<> 390 pouces cubes (7ï"'-«8736.186), dans les ter- » rains médiocres, soit ] {|[res m:74â ^^ 2^^^''^«0365 par are, » 203"^f«s65 par hectare
» et 3<> 365 pouces cubes (7iit''««240.276), dans les » mauvais terrains, soit ^-{llJli^^ ou li"^«9060 par are, » 190»"^««60 par h^cid^re (Topographie, p. 285).
» A la page 292 du même ouvrage^ MM. Baumes et » Vincent ajoutent :
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croire qu'une série de calculs compliqués est capable de conduire, par hasard, si ces calculs sont inexacts, à un résultat aussi simple: un Empan cube par Plèthre carré, c'est-à-dire, en mesures françaises, 19 «très 633 pour 10«res 49inq 76^ qu cn tcrmcs plus simples et très exactement 187"' 50 par hectare.
Si telle est, en effet, la vérité, et si la quantité de semence, que l'on attribuait, dans la pratique, à un hectare, est approximativement égale à 187"' 50, toutes mes précédentes affirmations relatives tant aux mesures de superficie qu'aux mesures de capacité sont aussitôt vérifiées, et deviennent, par cela seul^ réciproquement démontrées d'une manière incontestable. Mais M. Oppert, je suis forcé de le reconnaître, est loin d'accepter ce résultat, car après avoir admis plusieurs hypothèses invraisemblables, après avoir donné à TAune des arpenteurs 2 Pieds, au lieu de 2 Coudées, à la Canne 4°^536, au lieu de 8°»10, et à la Canne carrée 20°^^57, au lieu de 65°"^61, après avoir réduit le Sa ou Sahia à 0"'lll au lieu de 0"'656 et le Qa ou Cab à l^'lll au lieu de 6"'561 !!! il finit par conclure en disant, à la dernière ligne du mémoire piécité : « le Qa de l"'lll aurait en- » semence à peu près 126 mètres carrés, ce qui est la » proportion admise de tout temps et en tous lieux, »
l"'ll pour 126 mètres carrés correspond en fait, à ggïitresjQ seulement par hectare, et l'on voit par là combien cette évaluation diffère de la mienne.
Mais voici en quels termes je me suis exprimé dans msi théorie de V arpentage ches les Assyriens, insérée dans le X® volume du Recueil de M. Maspero (p. 29) :
(( Au chapitre xliv du V^ livre de son Économie ru- » raie, Varron déclare qu'on employait communément, » de son temps, 5 Modius de blé, par Jugère, et comme )) le Modius, tiers du pied cube romain, contenait 8"^671,
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» quand le Jugère, rectangle de 240 pieds sur 120, avait
» une contenance de 25"^^* 28°^*^ 60, il est facile de voir
» que la proportion de 5 modius ou de 43"^''«»355 pour
» 25»^«8 28°^^ 60, soit 171^"''«« 459 par hectare, qui est la
» proportion indiquée par Varron, s'éloigne déjà beau-
» coup de celle de 88^"''®^ 10 par hectare, admise par
» M. Oppert, de tout temps et en tous lieux,
)) Columelle, dans le chapitre ix de son 2® livre dit,
» à son tour, comme Varron, qu'il faut 5 Modius de
)) blé pour ensemencer un Jugère, si la terre est médio-
» cre, et ajoute cependant qu'on peut se contenter de
» 4 modius par jugère (137^^^''®» 167), si la terre est
)) grasse, différence qui ne doit pas surprendre, parce
» que la quantité de semence doit nécessairement va-
» rier, non seulement avec la qualité du terrain, mais
» aussi avec celle du blé.
» Si l'on veut se rapporter ensuite à une époque plus
» rapprochée de la nôtre, on trouve, dans la Topogra-
» phie de la ville de Nîmes et de sa banlieue^ publiée
» en 1802 par MM. Baumes et Vincent, qu'on sème
» communément:
» V Dans les bas-fonds, 438 pouces cubes {S^^^^^*
)) 688-322) de Touzelle ( Triticum hybernum aristis ca-
» rens) par 100 toises carrées (3"''®*768-743), en d'autres
» termes, |ii|^|^|2|2, soit 2*"^««287 par are, ou mieux en-
» core 228'^^^®^70 par hectare.
» 2^390 pouces cubes (7ï"'-«s736.186), dans les ter-
» rains médiocres, soit JJ|gi^|jî| ou 2Jitr^^^^
» 203"t'"««65 par hectare
)) et 3« 365 pouces cubes (7"^''««240.276), dans les » mauvais terrains, soit ] ^^^^^^^ ^;^]^ ou l^^tregoeo par are, » 190"^''««60 par hecta,re( Topographie, p. 285).
» A la page 292 du même ouvrage^ MM. Baumes et » Vincent ajoutent :
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croire qu'une série de calculs compliqués est capable de conduire, par hasard, si ces calculs sont inexacts, à un résultat aussi simple: un Empan cube par Plèthre carré, c'est-à-dire, en mesures fnmçaises, 19 litres 533 pour 10«rc8 4911M1 76^ QQ en termes plus simples et très exactement 187"* 50 par hectare.
Si telle est, en effet, la vérité, et si la quantité de semence, que Ton attribuait, dans la pratique, à un hectare, est approximativement égale à 187"* 50, toutes mes précédentes affirmations relatives tant aux mesures de superficie qu'aux mesures de capacité sont aussitôt vérifiées, et deviennent, par cela seul^ réciproquement démontrées d'une manière incontestable. Mais M. Oppert, je suis forcé de le reconnaître, est loin d'accepter ce résultat, car après avoir admis plusieurs hypothèses invraisemblables, après avoir donné à l'Aune des arpenteurs 2 Pieds, au lieu de 2 Coudées, à la Canne 4°*536, au lieu de 8°*10, et à la Canne carrée 20°^'57, au lieu de 65°»^61 , après avoir réduit le Sa ou Sahia à 0"*111 au lieu de 0"*656 et le Qa ou Cab à 1^411 au lieu de 6"*561 !!! il finit par conclure en disant, à la dernière ligne du mémoire précité : « le Qa de 1"*111 aurait en- » semence à peu près 126 mètres carrés, ce qui est la » proportion admise de tout temps et en tous lieux, »
1"*11 pour 126 mètres carrés correspond en fait, à ggîitresio seulement par hectare, et l'on voit par là combien cette évaluation diffère de la mienne.
Mais voici en quels termes je me suis exprimé dans Tcià théorie de V arpentage che^ les Assyriens, insérée dans le X® volume du Recueil de M. Maspero (p. 29) :
(( Au chapitre xliv du l®*" livre de son Économie ru- )) ralCy Varron déclare qu'on employait communément, » de son temps, 5 Modius de blé, par Jugère, et comme » le Modius, tiers du pied cube romain, contenait 8"*671 ,
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» quand le Jugère, rectangle de 240 pieds sur 120, avait » une contenance de 25"^®^ 28°^^ 60, il est facile de voir » que la proportion de 5 modius ou de 43^^^''®»355 pour » 25»^«s 28°^' 60, soit 171^"^««459 par hectare, qui est la » proportion indiquée par Varron, s'éloigne déjà beau- » coup de celle de 88*"''®^ 10 par hectare, admise par » M. Oppert, de tout temps et en tous lieux.
)) Columelle, dans le chapitre ix de son 2® livre dit, » à son tour, comme Varron, qu'il faut 5 Modius de » blé pour ensemencer un Jugère, si la terre est médio- » cre, et ajoute cependant qu'on peut se contenter de )) 4 modius par jugère (137^*^^®^ 167), si la terre est )) grasse, différence qui ne doit pas surprendre, parce » que la quantité de semence doit nécessairement va- » rier, non seulement avec la qualité du terrain, mais » aussi avec celle du blé.
» Si l'on veut se rapporter ensuite à une époque plus » rapprochée de la nôtre, on trouve, dans la Topogra- » phie de la ville de Nîmes et de sa banlieue, publiée )) en 1802 par MM. Baumes et Vincent, qu'on sème » communément:
» 1® Dans les bas-fonds, 438 pouces cubes (S^^^*"®» » 688-322) de Touzelle ( Triticum hybernum aristis ca- » rens) par 100 toises carrées (3'*''®*768-743), en d'autres » termes, IIJI;^^^;^ , soit 2"t^««287 par are, ou mieux en- » core 228"^''®*70 par hectare.
» 2« 390 pouces cubes (7iit'-«s736.186), dans les ter- » rains médiocres, soit l }|[[^^ 1^^^ ou 2ï"''e80365 par are, » 203"^''«»65 par hectare
» et 3« 365 pouces cubes {T^^^^^24Q.21&),, dans les » mauvais terrains, soit |-{||J|i^^ ou l"t''«9060 par are, » 190'^^''««60 par hectare (Topographie, p. 285).
» A la page 292 du même ouvrage^ MM. Baumes et » Vincent ajoutent :
'M MÉTROLOGIE ASSYRIENNE
m «ire ija up.e >^rie de calculs compliqués est capable de cp.duire. jar hasard, si ces calculs sont inexacts, à un iv<uitai aussi simple: un Empan ciibeparPlèthre carré, c*e-t-à-d:re. en me-ures franvaises, 19 "^«« 683 pour Hr--* 41*^ 76. ou en termes plus simples et très exacteni-'iit 1n7"î 50 par hectare.
Sit^::ee<t,en effet, la vérité, et si la quantité de semence, que Ton attribuait, dans la pratique, à un hectare, est approximativement égale à 187*" 50, toutes mes précédente^ affirmations relatives tant aux mesures de>u:»erMcie qu'aux mesures de capacité sont aussitôt vérinées, et deviennent, par cela seul^ réciproquement dômontré*.-- dune manière incontestable. Mais M. Op- I^M-t. je suis forcé de le reconnaître, est loin d'accepter te ré-uliat, car apivs avoir admis plusieurs hypothèses invrai>emblables, après avoir donné à l'Aune des ar- ^HMUeurs 2 Pieds, au lieu de 2 Coudées, à la Canne 4=^530. au lieu de S'^IO, et à la Canne carrée 20«>^7, au lieu de 65^^31, après avoir réduit le Sa ou Saliia à O^'^ll au lieu de 0- '656 et le Qa ou Cab à l»iqil au lieu de 6'"561 ::: il Huit par conclure en disant, à la dernière ligne du mémoire précité : « le Qa de 1«411 aurait en- » semence à peu près 126 mètres caiTés, ce qui est la )) proportion admise de tout temps et en tous lieuse. »
1"41 pour 126 mètres carrés correspond en fait, à 88ntre>io seulement par hectare^ et Ton voit par là combien cette évaluation diffère de la mienne.
Mais voici en quels termes je me suis exprimé dans ma théorie de l'arpentage chejs les Assyriens, insérée dans le X« volume du Recueil de M. Maspero (p. 29) :
« Au chapitre xliv du l^»- livre de son Économie ru- » raie, Varron déclare qu'on employait communément, » de son temps, 5 Modius de blé, par Jugère, et comme » le Modius, tiers du pied cube romain, contenait 8'"671,
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» quand le Jugère, rectangle de 240 pieds sur 120, avait » une contenance de 25*'*' 28"*' 60, il est facile de voir » que la proportion de 5 modius ou de 43*""*355 pour » 25»^«« 28°»' 60, soit 171^"'®* 459 par hectare, qui est la M proportion indiquée par Varron, s'éloigne déjà beau- » coup de celle de 88*^^''®* 10 par hectare, admise par » M. Oppert, de tout temps et en tous lieux.
)) Columelle, dans le chapitre ix de son 2« livre dit, » à son tour, comme Varron, qu'il faut 5 Modius de » blé pour ensemencer un Jugère, si la terre est médio- » cre, et ajoute cependant qu'on peut se contenter de » 4 modius par jugère (137*"''«*167), si la terre est » grasse, différence qui ne doit pas surprendre, parce )) que la quantité de semence doit nécessairement va- )) rier, non seulement avec la qualité du terrain, mais )) aussi avec celle du blé.
» Si l'on veut se rapporter ensuite à une époque plus » rapprochée de la nôtre, on trouve, dans la Topogra- )) phie de la ville de Nîmes et de sa banlieue^ publiée )) en 1802 par MM. Baumes et Vincent, qu'on sème » communément:
» 1^ Dans les bas-fonds, 438 pouces cubes (S^*^"^®» » 688-322) de Touzelle ( Triticum hybernum aristis ca- )) rens) par 100 toises carrées (3"''®»768-743), en d'autres » termes, lli^l^^, soit 2»"''««287 par are, ou mieux en- » core 228*"''® *70 par hectare.
» 2^ 390 pouces cubes (7»it'-««736.186), dans les ter- » rains médiocres, soit l }|{[^^ j^;^^ ou 2*"'-«^0365 par are, » 203"^'^««65 par hectare
» et 3^ 365 pouces cubes (7ïit'-««240.276), dans les » mauvais terrains, soit ^^||fff^j2J^ ou 1ï"''«9060 par are, » 190»"''««60 par hectare (Topographie, p. 285).
» A la page 292 du même ouvrage^ MM. Baumes et » Vincent ajoutent :
1)4 MÉTROLOGIE ASSYRIENNE
croire qu'une série de calculs compliqués est capable de conduire, par hasard, si ces calculs sont inexacts, à un résultat aussi simple: un Empan cube par Plèthre carré, c'est'-à-dire, en mesures françaises, igiîires 633 pour lO"*^» 49inq 76^ ou en termes plus simples et très exactement 187"^ 50 par hectare.
Si telle est, en effet, la vérité, et si la quantité de semence, que Ton attribuait, dans la pratique, à un hectare, est approximativement égale à 187*^^ 50, toutes mes précédentes aflBrmations relatives tant aux mesures de superficie qu'aux mesures de capacité sont aussitôt vérifiées, et deviennent, par cela seul^ réciproquement démontrées d'une manière incontestable. Mais M. Oppert, je suis forcé de le reconnaître, est loin d'accepter ce résultat, car après avoir admis plusieurs hypothèses invraisemblables, après avoir donné à l'Aune des arpenteurs 2 Pieds, au lieu de 2 Coudées, à la Canne 4°*536, au lieu de S'^IO, et à la Canne carrée 20°*'57, au lieu de 65"'^61, après avoir réduit le Sa ou Sahia à 0"^111 au lieu de 0»"656 et le Qa ou Cab à Vn\l au lieu de 6'»'561 !!! il finit par conclure en disant, à la dernière ligne du mémoire précité : « le Qa de 1^^411 aurait en- » semence à peu près 126 mètres carrés, ce qui est la » proportion admise de tout temps et en tous lieuœ. »
1**41 pour 126 mètres carrés correspond en fait, à ggïitresjo seulement par hectare^ et l'on voit par là combien cette évaluation diffère de la mienne.
Mais voici en quels termes je me suis exprimé dans mdi théorie de r arpentage chez les Assyriens, insérée dans le X® volume du Recueil de M. Maspero (p. 29) :
« Au chapitre xliv du 1®^ livre de son Économie ru- » raie, Varron déclare qu'on employait communément, » de son temps, 5 Modius de blé, par Jugère, et comme » le Modius, tiers du pied cube romain, contenait 8*^^71,
MÉTROLOGIE ASSYRIENNE 95
» quand le Jugère, rectangle de 240 pieds sur 120, avait » une contenance de 25"^^^ 28™^ 60, il est facile de voir » que la proportion de 5 modius ou de 43"'"»355 pour w 25««» 28°^'» 60, soit 171*"'«« 459 par hectare, qui est la » proportion indiquée par Varron, s'éloigne déjà beau- )> coup de celle de 88*^*''®^ 10 par hectare, admise par » M. Oppert, de tout temps et en tous lieux.
» Columelle, dans le chapitre ix de son 2« livre dit, » à son tour, comme Varron, qu'il faut 5 Modius de » blé pour ensemencer un Jugère, si la terre est médio- » ère, et ajoute cependant qu'on peut se contenter de )) 4 modius par jugère (137*i^''®»167), si la terre est )) grasse, différence qui ne doit pas surprendre, parce )) que la quantité de semence doit nécessairement va- » rier, non seulement avec la qualité du terrain, mais )) aussi avec celle du blé.
» Si l'on veut se rapporter ensuite à une époque plus » rapprochée de la nôtre, on trouve, dans la Topogra- » phie de la ville de Nîmes et de sa banlieue^ publiée » en 1802 par MM. Baumes et Vincent, qu'on sème » communément:
)) 1^ Dans les bas-fonds, 438 pouces cubes (8^i^''«' » 688-322) de Touzelle ( Triticum hybernum aristis cari rens) par 100 toises carrées (3"^®^768-743), en d'autres » termes, ItHJI^^, soit 2"'>^««287 par are, ou mieux en- » core 228*^^''®'70 par hectare.
» 2^ 390 pouces cubes (7»*t''««736.186), dans les ter- » rains médiocres, soit ] {[[[^^^ 1{^^^ ou 2ï"''«»0365 par are, » 203"^''««65 par hectare
» et 3<> 365 pouces cubes (7ï"'-«s240.276), dans les » mauvais terrains, soit l "{[" ^; j]^ ou li"^«9060 par are, » 190"^''«»60 par hectare (Topographie, p. 285).
» A la page 292 du même ouvrage^ MM. Baumes et » Vincent ajoutent :
IM MÉTROLOGIE ASSYRIENNE
croire qu'une série de calculs compliqués est capable de conduire, par hasard, si ces calculs sont inexacts, à un résultat aussi simple: un Empan cube par Plèthre carré, c'est-à-dire, en mesures françaises, 19 lit'*» 683 pour 10"'*» 49°^ 76, ou en termes plus simples et très exactement 187*" 50 par hectare.
Si telle est, en effet, la vérité, et si la quantité de semence, que Ton attribuait, dans la pratique, à un hectare, est approximativement égale à 187"* 50, toutes mes précédentes aflBrmations relatives tant aux mesures de superficie qu'aux mesures de capacité sont aussitôt vérifiées, et deviennent, par cela seul^ réciproquement démontrées d'une manière incontestable. Mais M. Oppert, je suis forcé de le reconnaître, est loin d'accepter ce résultat, car après avoir admis plusieurs hypothèses invraisemblables, après avoir donné à l'Aune des arpenteurs 2 Pieds, au lieu de 2 Coudées, à la Canne 4"»536, au lieu de 8°*10, et à la Canne carrée 20"^'57, au lieu de 65°™*»61 , après avoir réduit le Sa ou Saliia à 0^*11 1 au lieu de 0»"656 et le Qa ou Cab à 1*^*111 au lieu de 6'»'561 !!! il finit par conclure en disant, à la dernière ligne du mémoire précité : « le Qa de 1**411 aurait en- » semence à peu près 126 mètres carrés, ce qui est la » proportion admise de tout temps et en tous lieux. »
1"41 pour 126 mètres carrés correspond en fait, à 88"tresjo seulement par hectare, et l'on voit par là combien cette évaluation diffère de la mienne.
Mais voici en quels termes je me suis exprimé dans rti^. théorie de V arpentage chejs les Assyriens, insérée dans le X® volume du Recueil de M. Maspero (p. 29) :
(( Au chapitre xliv du l®*" livre de son Économie ru- » raie, Varron déclare qu'on employait communément, » de son temps, 5 Modius de blé, par Jugère, et comme » le Modius , tiers du pied cube romain, contenait 8**^671 ,
MÉTROLOGIE ASSYRIENNE 95
» quand le Jugère, rectangle de 240 pieds sur 120, avait » une contenance de 25*"* 28™*> 60, il est facile de voir » que la proportion de 5 modius ou de 43^""^*355 pour w 25»"« 28°»^ 60, soit 171^""^^ 459 par hectare, qui est la )) proportion indiquée par Varron, s'éloigne déjà beau- » coup de celle de 88*"'^®'* 10 par hectare, admise par » M. Oppert, de tout temps et en tous lieux.
» Columelle, dans le chapitre ix de son 2^ livre dit, )> à son tour, comme Varron, qu'il faut 5 Modius de » blé pour ensemencer un Jugère, si la terre est médio- » cre, et ajoute cependant qu'on peut se contenter de » 4 modius par jugère (137^"''®'^ 167) , si la terre est » grasse, différence qui ne doit pas surprendre, parce » que la quantité de semence doit nécessairement va- )) rier, non seulement avec la qualité du terrain, mais )) aussi avec celle du blé.
» Si l'on veut se rapporter ensuite à une époque plus » rapprochée de la nôtre, on trouve, dans la Topogra^ » phie de la ville de Nîmes et de sa banlieue, publiée » en 1802 par MM. Baumes et Vincent, qu'on sème » communément:
» 1^ Dans les bas-fonds, 438 pouces cubes (8*"^®' » 688-322) de Touzelle ( Triticum hybernum aristis ca- » rens) par 100 toises carrées (3'^®*768-743), en d'autres » termes, |]î[J2L^j^, soit 2»"'-«s287 par are, ou mieux en- » core 22&"''««70 par hectare.
» 2^ 390 pouces cubes (7*"'-««736.186), dans les ter- » rains médiocres, soit aKîoft.'iiâ ^^ 2»tres0365 par are, » 203"^'««65 par hectare
» et 3« 365 pouces cubes (7ï"''«*240.276), dans les » mauvais terrains, soit l "[[^^ j^;gf ou 1"'^9060 par are, » igOï^'-^^OO par hectare (Topographie, p. 285).
» A la page 292 du même ouvrage^ MM. Baumes et » Vincent ajoutent :
« Plusieurs agriculteurs éprouvent journellemjL ^^-^-p^ » qu'en réduisant d'un cinquième la quantité de 1 , » mence, ils obtiennent le même produit total.
» Ce serait alors 182'*''"®^96 par hectare pour les b( » terrains, 162*'^'*^^92 pour les médiocres et 152**^" )) pour les mauvais.
» Il est probable que cette amélioration a été géi » ralement adoptée depuis lors, car, au moment acti » les agriculteurs de la commune de Nîmes qui se s< » vent depuis longtemps du litre et de Thectolitre poi » mesurer leurs blés, mais qui ont conservé enco^ )) l'usage de leurs anciennes mesures agraires, compta )) généralement 10 litres de semence par Émïnée, ce qf » fait 179'"''^^12 par hectare, l'ancienne Éminée de Nlm( » ayant une contenance de b''^^^58'^^273. i
» On peut même aller plus loin encore, car en co4 » sultant d'autres ouvrages, on trouve d'autres indica^-'^a =
)) tions. r-a ou y]
)) Ainsi, par exemple, M. Joigneâux a dit, dans soÉ » Livre de la ferme, qu'on doit employer 200 litres di » semence par hectare, dans les terres légères, et 250 » litres par hectare dans les terres fortes, et quoique )) cette évaluation s'éloigne, comme on le voit, encore' *'^'^'"*^ » plus que toutes les autres, des 88 litres par hectare ^-^^^^ » de M. Oppert, on la trouve cependant reproduite sut- Bir = » les catalogues qui sont publiés, chaque année, païJziz.Bd » MM.Vilmorin-AndrieuxetC^®, marchands-grainetiersu ^ » bien connus de Paris. I
» En calculant la valeur moyenne des onze évalua-"^ *'" » tions qui viennent d'être rapportées, on la trouvent- >^ » représentée par 187^"^®^20 par hectare ; et s'il est per- - p. = » mis, comme je le crois, de considérer cette moyenne ;;^^| » comme infiniment plus rapprochée que les 88^^^''®^10 t .. )) de M. Oppert de la moyenne générale des évaluations
NOPTIQU
entr'elles, et ensuite, soit au érence en 21.600 minutes
MESURES DE CAPACITE
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MESURES
! unité de la série duodéc. 1/12'' du Sa
îé de la série décimale 1/10 du Sa
ble-Cos, 1/6 du Sa («aMMAiÉiMil
li-Sa = 1/12 du Gomer
5a ou Gar = 1/10 du Ka
ner = 6 Sa =■ 1/5 d*Empan cube QaouKa=10Sa=l/3 d' Empan cube .)hel, Empan cube = 3 Qa *- Bar = 1/4 de Coudée cube ^ Iz-Bar = 1/2 Coudée cube = 2 Bars E Néphel = 3/4 Coudée cube = 3 Bars B^ Ap = Coudée cube = 4 Bars S^ Létech = 1 Coudée 1/4 = 5 Bars - Pi = 1 Coudée 1/2 = 6 Bars ï r^=^ Imer = 2 Coudées 1/2 = 10 Bars I Gur = 3 Imer = 5 Pi = 30 Bars
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94 MÉTROLOGIE ASSYRIENNE
croire qu'une série de calculs compliqués est capable de conduire, par hasard, si ces calculs sont inexacts, à un résultat aussi simple: un Empan cube par Plèthre carré, c'est-à-dire, en mesures françaises, igiitr»» 683 pour 10«res 49inq yg^ qu ^q tcrmcs plus simples et très exactement 187*^^ 50 par hectare.
Si telle est, en effet, la vérité, et si la quantité de semence, que Ton attribuait, dans la pratique, à un hectare, est approximativement égale à 187*** 50, toutes mes précédentes aflBrmations relatives tant aux mesures de superficie qu'aux mesures de capacité sont aussitôt vérifiées, et deviennent, par cela seul^ réciproquement démontrées d'une manière incontestable. Mais M. Oppert, je suis forcé de le reconnaître, est loin d'accepter ce résultat, car après avoir admis plusieurs hypothèses invraisemblables, après avoir donné à l'Aune des arpenteurs 2 Pieds, au lieu de 2 Coudées, à la Canne 4°*536, au lieu de S'^IO, et à la Canne carrée 20'°'ï57, au lieu de 65°*^61 , après avoir réduit le Sa ou Sahia à 0*^411 au lieu de 0*^^656 et le Qa ou Cab à 1»»411 au lieu de &"561 !!! il finit par conclure en disant, à la dernière ligne du mémoire précité : « le Qa de 1*^411 aurait en- )) semence à peu près 126 mètres carrés, ce qui est la » proportion admise de tout temps et en tous lieux, »
1*"11 pour 126 mètres carrés correspond en fait, à 88"tres jQ seulement par hectare^ et l'on voit par là combien cette évaluation diffère delà mienne.
Mais voici en quels termes je me suis exprimé dans va^i théorie de V arpentage chej3 les Assyriens, insérée dans le X® volume du Recueil de M. Maspero (p. 29) :
« Au chapitre xliv du l®*" livre de son Économie ru- » raie, Varron déclare qu'on employait communément, » de son temps, 5 Modius de blé, par Jugère, et comme » le Modius, tiers du pied cube romain, contenait 8^i^671 ,
MÉTROLOGIE ASSYRIENNE 95
» quand le Jugère, rectangle de 240 pieds sur 120, avait » une contenance de 25*'®^ 28™^ 60, il est facile de voir » que la proportion de 5 modius ou de 43*"^®s355 pour » 25"''«s 28°^'» 60, soit 171"^'«U59 par hectare, qui est la » proportion indiquée par Varron, s'éloigne déjà beau- » coup de celle de 88^^^"^®^ 10 par hectare, admise par » M. Oppert, de tout temps et en tous lieux.
» Columelle, dans le chapitre ix de son 2« livre dit, » à son tour, comme Varron, qu'il faut 5 Modius de » blé pour ensemencer un Jugère, si la terre est médio- » cre, et ajoute cependant qu'on peut se contenter de » 4 modius par jugère (137"^^«^167), si la terre est » grasse, différence qui ne doit pas surprendre, parce » que la quantité de semence doit nécessairement va- » rier, non seulement avec la qualité du terrain, mais » aussi avec celle du blé.
» Si l'on veut se rapporter ensuite à une époque plus » rapprochée de la nôtre, on trouve, dans la Topogra- » phie de la ville de Nîmes et de sa banlieue, publiée » en 1802 par MM. Baumes et Vincent, qu'on sème » communément:
» 1^ Dans les bas-fonds, 438 pouces cubes {S^^^^^^ » 688-322) de Touzelle ( Triticum hybernum aristis ca- )) rens) par 100 toises carrées (3"''«»768-743) , en d'autres » termes, |i|[^g^;^ , soit 2»"res287 par are, ou mieux en- » core 22&"''®*70 par hectare.
» 2« 390 pouces cubes (7»"^««736.186), dans les ter- » rains médiocres, soit l {{[[^^ j^;^^ ou 2^^t''^K)365 par are, » 203"^"*65 par hectare
» et 3<> 365 pouces cubes (7ïi^'^«s240.276), dans les » mauvais terrains, soit l "[[^' ^;^^ ou 1^"^«9060 par are, » 190*"^««60 par hect2ire (Topographie, p. 285).
» A la page 292 du même ouvrage^ MM. Baumes et » Vincent ajoutent :
96 MÉTROLOGIE ASSYRIENNE
« Plusieurs agriculteurs éprouvent journellement » qu'en réduisant d'un cinquième la quantité de se- » mence, ils obtiennent le même produit total.
» Ce serait alors 182^^*'*®*96 par hectare pour les bons » terrains, 162*»^''®«92 pour les médiocres et 152^"''^«48 » pour les mauvais.
» Il est probable que cette amélioration a été géné- » ralement adoptée depuis lors, car, au moment actuel, » les agriculteurs de la commune de Nîmes qui se ser- » vent depuis longtemps du litre et de Thectolitre pour » mesurer leurs blés, mais qui ont conservé encore » r usage de leurs anciennes mesures agraires, comptent » généralement 10 litres de semence par Éminée, ce qui » fait 179^"''®®12 par hectare, l'ancienne Éminée de Nîmes » ayant une contenance de 5»''®«58°^'ï273.
» On peut même aller plus loin encore, car en con- )) sultant d'autres ouvrages, on trouve d'autres indica- )) tions.
» Ainsi, par exemple, M. Joigneàux a dit, dans son » Livre de la ferme, qu'on doit employer 200 litres de » semence par hectare, dans les terres légères, et 250 )) litres par hectare dans les terres fortes, et quoique )) cette évaluation s'éloigne, comme on le voit, encore » plus que toutes les autres, des 88 litres par hectare )) de M. Oppert, on la trouve cependant reproduite sur » les catalogues qui sont publiés, chaque année, par » MM. Vilmorin- Andrieux et C^®, marchands-grainetiers » bien connus de Paris.
» En calculant la valeur moyenne des onze évalua- » tions qui viennent d'être rapportées, on la trouve » représentée par 187*^^''®*20 par hectare ; et s'il est per- » mis, comme je le crois, de considérer cette moyenne » comme infiniment plus rapprochée que les 88*^*^®^10 )) de M. Oppert de la moyenne générale des évaluations
MÉTROLOGIE ASSYRIENNE 97
» admises en tous temps et en tous lieux, et même de » lui reconnaître tous les caractères d'une approxima- » tion bien sufl&sante, il sera également permis de la » considérer, en même temps, comme aussi rapprochée » que possible de la proportion réellement admise au- )) trefois à Ninive et à Babylone.
» De plus, on le remarquera, toutes les évaluations » précédentes sont rapportées à la principale mesure » agraire de la localité qu'elles concernent (au Jugère » chez les Romains, à TÉminée dans la banlieue de )) Nîmes, à Thectare dans le livre de M. Joigneaux, etc.) )) et on les trouve, en outre, toujours exprimées par un )) nombre rond d'unités de mesures cubiques (4 ou 5 » Modius à Rome, 10 litres dans la banlieue de Nîmes, » 200 ou 250 litres dans le livre de M. Joigneaux, etc.), » de sorte qu'il est évident qu'elles n'ont été calculées )) nulle part avec une rigueur mathématique, complé- » tement inutile en pareil cas , et qu'ainsi il est très » naturel de les trouver un peu différentes les unes des )) autres. »
Quant à la proportion d^un Séphel par Plèthre carré, précédemment déduite des calculs de M. Oppert, elle réunit à merveille toutes les conditions voulues, puisqu'elle est rapportée au Plèthre, qui est la principale meswe de superficie agraire, et au Séphel, qui est la plus ancienne des mesures de capacité, et en dernier lieu enfin, puisqu'elle correspond très exactement, en mesures françaises, au chiffre de 187*^^*50 par hectare et se trouve ainsi très sensiblement égale à la moyenne générale^ dont je viens de parler, et qui est elle-même égale à 187^"'20 par hectare.
Il est donc nécessaire de le reconnaître maintenant, les Assyriens ne pouvaient exprimer que de cette manière U proportion officielle qui leur servait à traduire.
Métrologie Assyrienne. 7
METROLOGIE ASSYRIENNE
en mesures agraires, les mesures cubiques portées sur leurs actes de vente, et ces diverses mesures doivent être traduites, en conséquence, en mesures agraires, de la manière indiquée dans le tableau suivant :
Tableau indicatif des mesures assyriennes de capacité et des contenances agraires qui leur correspondaient