ÉMERAUDE
Cristaux dont la couleur est toujours le vert pur^ Sma^ ragd^ W.
Cristaux dont la couleur varie entre U verdâtre ^ le i^ert-bleuâtre ou jaunâtre ^ etc. Béryl ^ W.
Caractères spécifiques.
Caract, géomét. Forme primitive : prisme hexaèdre régulier (fig. i4o, pi. 71) dont les pans sont des carrés. Cassure, ondulée, brillante. Dans les variétés connues sous les noms de béryl et diaigue^Tnctrinej les joints naturels sont communément plus
DE MINÉRALOGIE. 5o5
sensibles que dans celles que Ton a appelées éTneraudes.
Molécule intégrante : le prisme triangulaire équilatéral (fig. i^ï), dont les pans sont des carrés (*).
Molécule soustractive : prisme rhomboïdal droit de 1 20^ et 60^.
Caractères physiques. Pesant, spécîf., 2,7227
Dureté. Rayant aisément le verre , et difficilement le quarz.
Réfraction. Double à un degré médiocre. Le cas où les images des objets paraissent simples, a lieu lorsque l'une des deux faces , à travers lesquelles on les regarde , est perpendiculaire à Taxe de la forme primitive.
Caractères chimiques. Fusible au chalumeau en verre blanc im peu écumant.
Analyse de l'émeraude du Pérou , par Vauquelîn (Journal des Mines, n* 38, p. 97) :
Alumine 16,00
Glucine i3,oo
Oxide de clurôme ...... . 3,25
Chaux • • • • 1,60
Matières volatiles i,65
(*) L^apothème du triangle P de la base est à la hauteur oomme V/3 est i 2.
De l'émeraude dite aigue-marine de Sibérie , par le même {Ibid.^ n* 43, p. 563) :
Silice^ i . . . i 68
Almnine«.«; ••• i5
Glucine i4
Chaux m a
> Odde de fer i
Caractères d^ élimination. Ses indications i^dans la tourmaline, dite émeraude du Brésil , £Ojnpej:ée à l'émeraude verte. Elle est fortement électrique par la chaleur; l'émeraude ne l'est que par le firottement. La pesanteiu* spécifique de la tourmaline est plus considérable dans le rapport d'environ 8 à 7. La tourmaline a souvent des stries longitudinales qu'on ne voit point sur l'émeraude verte. Sa couleur est moins vive et tire sur le vert obscur.
\ 2* Dans la tourmaline bleuâtre, comparée à l'émeraude de la même teinte. îd. pour l'électricité et la pesanteur spécifique.
3^ Dans la chaux phosphatée, connue sous le nom d'apatitey et l'émeraude verciâtre ou oleuâtre. L'émeraude raie lequarz, et l^apatite ne raie pas même le verre. La poussière de celui-ci est phosphorescente sur un châtboh ardent, et non celle de l'émeraude.
4* Dans la. topaze cylindroïde, ou jyrcnite comparée à l'émeraude dite béryl. Sa pesanteur spéci-
fiquê est plus grande dans le rapport d'environ 5 à 4- Sa cassure est presque terne , celle du bérylrest on^ dulëe et brillante, lies joints Naturels sont sans comparaison plus sensibles dans le béryl. Celui-ci n'est point électrique par la chaleiu*.
Dans les morceaux taillés de diverses substances comparées à des variétés d'émeraude, qui ont subi le même travail. Cette comparaison peut avoir lieu : I** entre la tourmaline verte du Brésil et Fémeraude de la même couleiu*. Voyez plus baut l'indication des différences.
2* Entre là cymophane et rémei*âu<ié jaune-verdâtre. La première a une pesanteur spécifique plus forte dans le rapport de 4 à 3. Elle raie fortement le quarz. Elle a souvent un chatoiement qui A'a pas lieu dans l'émeraude.
3* Entre le péridot et l'émeraude vert-jaunâtre. La pesanteur spécifique dil premier est plus forte dans le rapport d'environ 5 à 4- Sa double réfraction est beaucoup plus sensible.
4^ Entre la topaze du Brésil et l^émeraude jaune. La première est électrique par la chaleur. Sa pe^ sauteur spécifique est plus grande dans le rapport
de 5 à 4-
5** Entre le corindon dit saphir et l'émeraude bleue. Le premier raie fortement le quarz ; sapesanteiu* spécifique est plus grande au moins dans le rapport de 4 à 3. 11 est d'un bleu plus élevé,
6* Entre la cordiérite dite saphir cfeau et la mfême.
5o8 TRAITÉ
La première passe de la couleur bleue au jaune-hninâtre, par un changement de position. Ses reflets sont beaucoup moins vifs que ceux de l'émeraude.
VARIÉTÉS
FORMES DÉTERMINABLES
Quantités composantes des signes représentatifs.
MPÂBB'G»
MP s u t n
Combinaisons deux à deux.
1. Émeraude primitive. MP (fig. i4o, pi. 71). Au Pérou, en Sibérie, en France, et en Bavière;
Trois a trois*