Dodécanome
'G'G*G*MTHîÊécÂBB(E*B»C')Es (fig. 179).
Dou^e lois 4a déeroissemçat, Frisne dodécaèdre avec des sommets à seixe faces obliques diversement situées. Léis faees q^ o\ d sont des trapèzes; les autres sont plus imitiG&nsîn^égûlià^. •
Vofmm inditerrUincAleë.
Epidote aciculaire. En prismes minces, striés Iongitudinalement et ordwairwwit disposés par faisceaux.
Comprimé.
Bacillaire. D^Ar^ndal; du petit Sàint-Beriiard.
Çm7M4a^r^»Delpbiiût«|p::eaiie| Saussure, ^af«^« 4am les Alp^t<i i^> lasS. En massw d'uii jauneverdâti?e ^ easKULi^ raboteuse^ ayant çà et là 4m refléU scintiUans produits par de petites lames de la même substance: On observe quelquefois le passage de l'ëpidote en aiguilles très reconnaissables, à la variété granulaire qui lui succède immédiatement sur la m4me roche.
DE MIOrtJiALOGlE. &7S
JxétMoé. Vulgoûrement Scona> Dca bords de la rivière d'Anak», pràa de Mnaka en Tcânsylraiiie. Composé de grains peu brillans d'un jauné-verdâtre , qui , passés sur le Tenv avec frotteaiaQt , le dépolissent. Ils sont fusibles en scorie noire irréductible. Sandîger ThaHit, A^.
Compacta. De FE^ptc.
2\Brreux.
Coufeur$.
Epidote vert-obscur; gris , ordibairement éclatant;
Brun; noîr-Jbrunâfre ;
Jaune-verdâtre ; jaune-brunâtre.
Là surface des cristaux d'épidoCe a, en général, un éelat assez vif. Parmi ceux d'Arendal, quelquesuns ont subi une altération qui donne à leurs faces une sorte d'aspect métalUque grisâtre à certains endroits, et, dans d'autî^s, d'un gris-verdâtre.
APPENDICE-
Ëpkkite mffnganémfàre^ D'us brua violet De a Tallée d'Aoafc en Piémont.
D'happés les expérianoes de IL Goidiev,. amqiial oa doit la conwâssanaa ouate de celte yariété, dtte renferme 12 parties sur 100 d'oxide de manganèse.
II. existe des morceatux où Tëpidote d'un violet grisâtre, est adhérent au manganèse oxidë noirâtre.
/!<;-. . Relations géologiques.
L'épidote ne s'est point encore 6&rt ni comme formant seul des roches , ni comme principe essen tiel d'une roche; mais celles où il entri comme j[^tie accidentelle sont de quatre espèces.
1**. Le granité, en Suisse: Il renferme la variîté dite zQÏsit.
2"*. Le dïorite , dans le département de l'Isère , où l'épidote dit thallite est engagé dans l'asbeste flexible qui recouvre le dïorite. Cette roche est un répertoire de cristaux qui appartiennent à civerses espèces, comme leféldspath^ le quarz, la prehnite, l'axinite,etc. Qudiquefois les cristaux de quarz sont pénétrés par des aiguilles : d'épidote , qui forment des espèces de gerbes visibles à travers la matière transparente du quarz. Dans leTyrol, c'est / zoïsite que le dïorite sert de gangue.
3*". Le talc chlorite schistoïde. Département de l'Isère.
4*. Une autre roche dans laquelle se trouve l'épidote, est' celle que j'ai nommée ^c2o^i/&. Ses composans essentiels sont la diallage , le .'grenat et le disthéne .j >auxquels s'associent le quarz et l'épidote dit zoïsite \^^\xne couleur blanchâtre, avec un aspect vitreux.
L'épidote est associé à la formation accidentelle des filons en Norwége, à Arendal dans les mines de fer , et à Konsberg dans les mines d'argent.
Parmi les substances qui servent immédiatement de gangue àl'épidote^ les plus ordinaires paraissent être le quarz et la chaux carbonatée.
C'est dans les mines de fer situées près d'Arendal , en Norwége ^ que se trouvent les cristaux dé cette substance les plus parfaits que j'aie observés. Parmi ceux de ma collection, qui tous sont des présens de MM. Abildgaard, Manthey et Neerçaard, les uns afiectent la forme de la variété amphihexaédre, et d'autres celle de la dodécanome. Quelques-uns de ces derniers ont plusieurs centimètres de lonjgueur stir une épaisseur proportionnée, et M. Dandrada en cite qui pesaient jusqu'à 5 livres. Selon ce savant, on en ^ouvè aussi en Suède, dans les mines de fer de Longbanshy tta.
' Enfin-, M. Beauvois a rapporté de son voyage en Amérique des mor^jeaux d'épidote d'un vert-jaunâtre, qu'il a recupîHis dans la. Caroline du Sud , sur des montagnes granitiques qui fout suite avec les montagnes bleues. Ces morceaux renfermaient quelques cristaux de la variété bisunitaire. /
Annotations.
L^c^idote a été rangé pendant long -temps, en France, parmi les substances que l'on désignait sous MiNÉR. T. IL 37
5yH * TÏUITÉ
h 9QPX de schorh' On «ait omùnm étaient vagues
]e^ €i9^m^ve^ »ur kequ^V» était fijHAdée la veumon
de ces substmces; rmk J^(mé de li^k wmt <^ru aper-
f^iÂF dam U&m^ d«» cmtai» ob«fnryé» •¥«« aoin ,
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le schorl volcaniquf , qm eat «oUe pyro^ène* l\ oiw-
$¥i^^ eelui^i , tel qu'il 9Q préi^ante ki pkia oidiiiai-
yffiMiit, camniA im ocb^dc^ rhQDedHNLdal (%* i8o)
fri^iiquâ k çbaquci fîQQNMet pair u»q fii^otte P^ efc sur
)e« d««^ plvui loiog^ei^ arêta« à la rmcootre dia» deiii
py vainidçi 9 par dagx lapge$ heMgone» M. £» an^
p^sapi d^ parmUei» trûipioature^ 3uv kft deux «mtre»
suretiiM» sy«^¥ovr « ot si^ oppoaée, oo avsôfc wi prâme
yfeqpftlHyidal tWBpmé pa^d^pyramîdmaM^mnidètesy
dk)At leA iaces étaîient jr> l» ^^-^ Q^estrÀ-^^p»^ une
fgmne analog^ 2k c^ du ci^sAalreprtMiité %. 176^
«dutxipl^ fa»te df» fi^MiHtee e> r^ efc a.^i«e «etie
différence, que le prisme du schod veit était plu»
\»9, Im ciÂ^ta^Ok de hi «oHecik» de Kcwé dfi llsle ^tmt (i^^ p^tij^ pwi? doiHieir pmc^ m^ g^ayoïnèlra^ ^m aw^t wdiqvi wie di£E!Mr€»a« «mii^bl» oatce le» Qi^l^ d« part et; d Wre y ce «arai^t.:^ pi^^upé d'ai^ lejHr^ di9 Vid^e: ^MAle^ deiK^ ^libdiaiice^i étaimt <)90gé-
nères, s'est borx^ à VA mofif^ ap^^ d'wtoRt pîwi fait pour séduire^ que l'analogie apparente qui en résultait entre les deu^ fora^eft demandait à être cherchée , et s'offrait sous l'air d'une chose que l'on a de-
l^ei xwaéi?alQg?3te$ aUemwbd^ ais^ièsent l'épîdQta
avec l'amphibole vert^ dît oetirMej qm est tenr gih " jneiner strahhteinj prob^koieflit parce que oèlui du Dauphmé , le seul q»i fût coanu , étistaliisè comme l'actinote eu aiguilles ràiy oiilieefl^, »iiqudle6 leur cou"^ lawr verte ajoutait ka itouTèau trait do reseeÊafaJaBee avec ce dernier minéral^ maî&la différence de dix dè->gr48ettttekëinoid^ee»âe8paiisqiiiftppartieiniem£ia:t m^éculee intégrautesr de» deux strâfalstéine ^ ptéute seule évidéaiteent qiie ee aotit deux èspèees êîïSBt^ rejfttdé» L'épidote emphintef méiÉje dés dimennbns de sa mcdecule ^ un ôarlaotèFè partibutiei^ , qm le 9&pêTé iKHOhseidéfiaeal de l'amphibole) ihâi» du pyîcrxèiie^ de la sfidiurotitde^ e^. il consiste en eé epà l'uil dte ilotes de là basd de cette moléoidecst plus étenda que l'arutre ^ tto sorte qile c^lte base est un paraDèicMgramme alongé , au lieu que dans les autres subitioi'ee» le figure dé la base eàt oellô d'un tbombé^ G^eài de efetto espèce Â^aeûraissém^nt que jf'ai tiré le nom d'il^ plCboUi lie (>oiitanfi oonsérrer ni oèhâ de thniUij <|w sîgnificf feuillage verty ni ceM de AfipiÛrfiêèy ^ indique mié loealltë paffttèulièm y et tncrinft* ëncMè celui de schafl pert ou. <^ltti de A:^jhcMAr»/»^.
A l'égard de Fépidote d'Arendfdy Bé9 Oê»mf^res èsitërielir^ trasickaient si forteiâem k oôlé dé eMM d«6 autres tanrictés du vaètae mmirel, &inmt de aettÈL du Dau^né^ <piô de très bàb^ks niiA4mlD|^itë^ êA firent une espèce à part, nommée par les uns arendalite, d'après le pays où elle se trouve, et parles autres akanticone ou amnticonite, qui signifie jpiVrr^
58o TRAITÉ "^^
de serin, parce que la poussière de la substance dont il s'agit a une couleur semblable à celle du plumage de cet oiseau. J'annonçai dans un Mémoire lu à la
Société d'Histoire naturelle , il y a vingt-quatre ans , que la structure de ces cristaux, jointe aux caractères physiques, indiquait leur réunion avec l'épidote, et cette opinion se trouva confirmée par l'analyse que M. Vauquelin fit des mêmes cristaux. Toute la diflférence entre le résultat et celui qu'avait déjà obtenu précédemment M. Descotils, dont on connaît l'habileté, en opérant sur des cristaux de France, consiste en ce que ceux*ci ont donné environ f de plus d'alundne , et 5 de moins d'oxide dé fer. Or de pareilles diversités ne sont pas rares dans les analyses des minéraux qui d'ailleurs appartiennent évidenunent à la même espèce.
Il paraît que les cristaux d'Arendal étaient connus depuis un certain nombre d'années. On voit par le Traité de Minéralogie qu'a publié M. Brochant (*), que le célèbre Widenmann les avait décrits, sans leur donner de nom, à la suite du glasiger strahlstein , avec lequel il leur trouvait beaucoup de rapport.
Aujourd'hui tous les minéralogistes s'accordent à regarder les cristaux du Dauphiné et ceux d'Arendal comme des variétés d'une même espèce , pour laquelle la plupart ont adopté le nom de thallit, auquel
(*) Traité de Minéralogie; t. I, p. 5i3.
DE MmÉRALOGIE. 58 1
Werner avait substitué celui de pistazit^ pierre de pistache.
J'ai associé à l'épidote le zoïsite, ainsi nommé eu l'honneur de M. le baron de Zoïs, si distingué par son zèle éclairé potu* les progrès de la Minéralogie. Ce sont de part et d'autre mêmes principes composans , même forme de molécule , même dureté, même pesanteur spécifique. Les dififérences entre les deux minéraux ne tiennent qu'à des nuances d'éclat et de couleur ; il y en a d'aussi sensibles entre divers cris-^ taux d' Arendal , et même ^ntre des morceaux de zoïsite comparés les uns aux autres. La variété grise du disentb , que MM. Champeaux et Cressac ont déterminée (Journal des Mines, n®, 67, p. 9), forme le passage de l'épidote ordinaire au zoïsite d'un gris éclatant.
J'ai suivi l'exemple de Karsten , en réunissant à l'épidote le sable jaune - verdâtre nonuné scorza. L'indication de l'analyse qui est très favorable à ce rapprochement , se trouve confirmée pçœ celle des caractères que l'état pulvérulent du scorza permet d'éprouver , surtout par la manière dont il se convertit, à l'aide du chalumeau, en une scorie noirâtre, qui est ensuite très difficile à fondre. Saussure regardait ce caractère comme lui des plus propres à faire reconnaître un épidote ( Yoyages dans les Alpes , n*. 1918).
Suivant M. de Dandrada, l'épidote dit akanti-
5te TRAITÉ
eone^ est un peu léieclrique par la chaleur (*^. J'ai essayé de vérifier ce fait en employant différens cristaux y et en apportant aux expériences tout le soin çt toi|te IVttsntion âont je suis capable y et ]e n^ai ja- Hiais pu obtenir la moindre apparence d'électr)cîté. Les ^uk €i43taux transparens d'épidote que j*aie vu#, vonai^il de Gbamouni; ce sont de ceux qui, sdon Saussure , ont été nommés scfiorh aigues-mawines. Leur surikee a un éclat très vif, et ils pren- Bemt un beau polij mais le peu d^ntensité de leur eouleiir verte, c^usquée d^àiUeurs par une teinté B&a^tey vêttd ici le nom à^aigtie-maririB très împr<> pve, mètOQ dans le aens qxx^y attachent les lapidaires.
SSPTIÈMB E^CE.
. '/Irktizitj W. W^emerip^ ^.
Caractères spécifi^uçs.
Cb/«ic#. géemii. Ferme primitive : prisme droit symétMfue (fig. fSi , p!. 7^), dans lequel le edté de ia basa est à la hautemr à peu près dans le rapport ds 5 .à 3 9 du moins àutaxtt que j'ai pu en juger d\iprès des mesures qui ne peuvent être rlgjpureiùses ,
f^) foumal de Physique, fructidor an 8^ 24o.
DE MIMÉKAIOGIE. 585
k cause des petites Unperfectîonfi des erisiàut qui ofit servi a ma détennmatiQfn.
OarcÊùt. oumliaiM. Intérieuremém lUM et eraipaoie.
GanicAnê phyêiquéè. PoMit. ftpétâf. , 9^d63.
Dureté. Rayant ht terre ; écmcdsffiit sOQft te briquet*
Pha9phone€oénc9. Ijb poussière )etéë 5tlr uii ehat^ bon aident luit dan» FofaiGctrité.
Caràct. chimiquéé Fo&îble au èhiAuMÉti ttVèd éouiàd eti émaîl Uânc.
AïMÎysé du weméiité vert ôristâllisé , pât jfdïiik ( Joftrtial de (5éhlê«i, t. IV, p* 187) :
Sil΀e« .**.4« «• • < ^ *• • 4^
AlufiBÔtte..**;. 34
vihaux^.' «•••«•r«é»f'««« lu
Qiidedefcr, ;*.. 8
Qxid^ de tstangaÊuèse^ .1^5 Perte4#. ..i é. OyB
Çikractàre d^éli^funaiwn* Set iiMlièatiem i"". daii» ]a par«titbiiie« St^ti^, tsAi^ hmMsuXf ddhMr dea jonM» adataua. àkmb le» <tts paralIâeÉncifil; aux piBuaa de la forsie prinûAivey et les* autre» aii& de la base. Le Vi^emérite présente à l'iikt^ew un pe€t utUt et cemfKlote. ^'', Dan» l'qfiidate. B a des^ )(ÂiKs kmçiitudiâaux très apparens et ificHuié» Mi»
un angle de ii4^ j; le wemérite nen offire aucun qui soit bien sensible , ef.. ceux que l'on croit entrevoir dans certains cristaux sont perpendiculaires entre eux. La poussière de l'épidote n'est pas phosphorescente par l'action du feu, comme celle du wemérite; il n'écume pas, conune lui^ en se fondant. 3^. Dans l'idocrase. Sa cassure approche beaucoup plus d'être vitreuse; parmi ses tàces terminales, celles qui tendent à se rëunir en pyramides quadrangulaires sont inclinées entre elles de i3i^. L'incUnaison, dans le v^remërite, est d'environ i36^ j. La poussière de l'idocrase n'est pas phosphorescente par le feu, ses fragmens se fondent sans écume. 4^. Dans le zircon. Ses faces terminales, réunies en pyramide quadrangulaire , font des angles de 12^^ |, et de plus les cristaux se divisent parallèlement à ces mêmes &ces. Dans le v^remérite il n'y a aucune division analogue, et l'incidence est de i36^. La pesanteur spécifique du zircon est plus forte dans le rapport de 7 à 6 ; il n'est pas fusible comme le wernérite. 5*. Dans l'harmotome en cristaux simples. Les sommets pyramidaux de celui-ci ont leurs faces inclinées de 122^, et se divisent dans le sens de ces mêmes faces ; nulle division semblable dans le w^ernérite , où l'incidence , d'ailleurs beaucoup plus forte, est de i36 ^. La pesanteur spécifique du vremérite est plus considérable dans le rapport d'environ 3 à 2. 6*. Dans la m^ïonite. Elle a des joints sensibles, parallèlement aux pans qui répondent à s^ Sy (fig. 182);
on n'en aperçoit point de semblables dans le wemérite, et ceux que l'on pourrait y soupçonner seraient plutôt parallèles aux pans M,M. La poussière de la meïonite n'est pas phosphorescente par le feu comme celle du wemérite.
VARIÉTÉS
Formes déterminables.