Dïoctaèdre. M'G'B (fig. i
D'un gris obscur. Cristaux blancs d'une forme raccourcie : ipernérite blaKc.
Formes indéterminables. <
Paranthine cylindroîde. Blanchâtre ou rougeâtre. Aciculaire. Nadelfôrmiger scapolit, R.
Laminaire.
Amorphe.
Variétés relatives aux différens états de la substance
et aux accidens de lumière.
a. Vitreux. Gris et translucide. Il a de l'analogie avec certains morceaux de feldspath laminaire. ' b. ^Zazzc 77i^'to//o2fe2&. Semblable au mica argentin. Micarelle d'Abildgaard. Strahliger scapolit; K.
c. Gris métalloïde.
d. 5/a/îc-^ri54^r^, subnacré, opaque.
e. Blanc-jaunâtre^ subnacré.
/. Verdâtre^ nacré.
g. Rouge oft^ciir, cylindroîde ou bacillaire.
AfthxjtcAitin^ .
On trouve le pârâfithlue avec le wernénté dans les mines de fer en Norwége. Ses divers cristaux y sont associés au c^arz , du mîca bninatre , a 1 ëpidote, i k diafux carboMAëe ^ à F«n^hibci}e et au grêllet^
Si Ton se borne à compiirfer 0iilre eux^ d'âptè» le simple aspect , certains individus choisis parmi les variétés que je vi^it» de d^ffa^, «û y ofeetvera des différences d'autant plus remarquables, qu'elles ne dépendent pas d'uh changement arrivé dans le mode d'agrégation des ûiôléôiiles, comme lorsqu'une substance a passé de l'état lamelleux propre aux cristaux , à celui qui n'offre plus que des massés granulaires ou compactes. Les contrastes qui ont Ueu ^aJQi le cas présent, laissent subsister l'empreinte d'une cristallisation plus ou moins détetminée , et sembleraient tenir à la nature laerne des iâdivid^r^Lc tissu, qui est dur ^ vîftreul dacfs qud^pie»-iiiis^y paniii dans d'autres tout cotn^po^édelBiafi^de wioa^iEâUeilrs^ l'aspect , c^i est d'un blanc vaak tré9 }é§è»eittatt nacré, semble être l'indice d'ufte ailé^tttiai» ^e la substance a subie depuis sa fc»Blalîon.' Uûlf aMre divergence est celle qu'offîrè le p«riafttI»Jte d'û0 ronge de brique , joint à un aspect pr^s^iM tcfx^v»^ Ceplendant on a dei^ eiiiem|>)es de ces soirtoflf d» difl^rences dans d'autres espèces , et en particidier dans celle du pyroxène, où certains individus ont un tissu vitreux.
DE MINÉRALOGIE. Si^i
toadiâ que d'autre^ semblent être composés de mica brun. J'ajoute que dans le» divers cristaux de paranthine le tisau lamiblleux subatste toujours^ et que les joints naturels ont lieu fuivant les ménh^ directions. A Végard des cristaux d'un blàluc mat légèrement nacré y leur état est probablenMUt l'effet d'tme alt^ ration analogue à celle que produit dans les méaOty-* pea la porte de leur eau de crtstallisadon. U parait mémo qu'en général le paranthine a une tendance vûn ce genre d'altération , et c'eat de là que j'ai tiré $011 nom ^ dont le sens est^ qui défteurit^ qui perd son Isâsire.
Aînsi^ il n'est pas douteux que le» variétés pvéeédefotment décribea n'appartiennent à une seule ^^spéw ; mais il y a mieux, et il eat irrais^mbUbli^ <|ae le wernérite rentrera un jour dana la Bdéme série^ comme ama|da variété du parantbioe; ou, ponur wieù^ âise^le paranthine et le w^ernérite nd StHrméroat plua qu'une seule esfèCOf à laqudËle il £auika conserver le n«i>mi de utfm^ritay qui rédbme à )uste titve la préférence.
Les motifs de cette opinion scmt fondésr sur des reckerches dont noua somimes redevables k M. de Monteica, qui réunit un ex;ceU^9it esprit k tm en-aondile de ccmnaâssanoes qu'il est» rare de i^îméàm à un» si haut degcé. Ler mémoire qu'A a publié à ce siîqet aa trouva dans fe Journal dePkya., févrWv, 1809^ p. iTÔetsittv.
Pour mettre la question présente daus tout son jour, je dois rappdler^ que h aeuk substaace que
j'aie dëcrite sous le noÈa de ivemérite est celle qui offre des cristaux diui vert obscur , ayant une cassure presque tem^ et compacte. M. Manthey a apporté, lors du voyage qu'il a fait eh France , un certain nombre de ces cristaux , et M. Pasquay en avait de superbes échantillons à Strasbourg, dans sa collection.
Depuis cette époque , M. Karsten m'avait envoyé sous le nom de para/2///i/ze d'autres cristaux d'un blanc mat, et dont le tissu est sensiblement lamelleux; et plus récemment on nous avait apporté, toujours sous le nom de paranthine^ des morceaux qui ont un aspect vitreux , et dont la texture est de même lamelleuse , avec des cristaux qui appartiennent visiblement à la même substance. Ces cristaux ont, conune le wernérite, la forme d'un prisme octogone , /terminé par des sommets pyramidaux à quatre faces ; et d'après les mesures que m'avait données le gonyomètre, leurs angles ne différaient que très peu de ceux du Weméri|:e, sur quoi je dois observer de nouveau que ni les uns ni les auti*es ne sont assez prononcés pour être susceptibles d'une détermination précise. Ayant donc pris mes mesures à différentes époques, je ne les avais pas comparées; et le wernérite^ tel que je le connaissais, jparaissait avoir si peu de rapports avec le paranthine, que l'idée de leur rapprochement ne s'était pas présentée à mon esprit.
En 1808, on inséra dans divers journaux dès ana-
DE MIKÉIULOGIE. 593
lyses d'une substance qùè l'on désignait sous le pom de wemérite blanc y' et ces ^aiàly^es se rapprochent beaucoup de telle qui a eu poui: sujet le minéral que l'on nous avait apporté comme. éta^t le paranthine vitreux. Ce que les minéralogistes étrangers ont ap pelé wemérite blanc j ce sont des cristaux dïoctaèdres en prismes courts, ou dont l'épaisseur surpasse peu la hauteur, en quoi ils diffèrent, aux yeux des minéralogistes allemands de ceux qu'ils 'appellent scapolite , ou pierre à tige, à raison de leur longueur.
Or M. de Monteiro , ayant examiné tout ce qui existait à Paris dans diverses collections, et spécialement dans celle du savant M. JXeergaard , sous le nom de paranthine ou de scapolite , et de wernérite , a pensé que le wernérite blanc n'était autre chose qu'une variété du paranthine vitreux : de plus ^ ayant comparé avec beaucoup d'attention , sous le rapport dès caractèi^es: géométriques, phy^ques et chimiques, toutes les variétés désignées, sous l'un et l'autre nom;, il a été conduit à cette conséquence, que le wernérite et le paranthine présentent la plus grande analogie <|[tii ait ordinairement lieu entre des minéraux de la iEuéme espèce; et à l'égard de Pidentité de fbune qui n'est pas démontrée sans aucune équivoque^ il la regardé cotiâine tellement probable , qu'on ne peut douter qu'elle ne soit pleinement vérifiéç dansla^suile.
Les analyses viennent à l'i^pptiii de ce rappi^hement^ exceplé que celle du|paf,anthme;/iaçré a donné àioinsjd'^umine^ ^t[ip4iquej de plus ({ue les Miner. T. 11. 38'
5^i • •' -ïii&ril:.{ -ki
Vttlèdtëitlt ifts il6Vlkl5«^»€MxoeB^«bBi4ex^':i)ù rien a^tiik \%6% lie ^j opfktt^âit. Au i«stè^'fi las pésoltkik ^<¥é ta ^itMe ^VëUPt ifôre éaitrç âli des i^- WAH^ /ë^eSt biifâQfs'À'râiioei de leur dîV«f«âté^&lre ^eûx '^è 9é léî^ ^b^ (dé OÀDicRrizBlév 5i^'^a$e mon pkfiyi' ;, ètléc 'ae/iii (!^ 'tmt 'èik pbur «p jets des e^pàce^ ;§v^d&iiliëbt'aii!iÉ/éW. l&^^^italyiM» dtft'IreHiétkeet du pih^ïMùe 'vfitM^ ^ ^u-^^ chose
^s^àvéb èéUè'âè4à^i«biftitedm<^,]j^M^ Klaf/iWâii 5 celte 'iîé*iaêl^'à)«att^«bBécbili^ ïfeiaè, 36,88s '^àui, VSj^Ss^teïdfe'de'fér, ^66ç ^'^ , V^8S . kiés iniâfiltéfs >é^^se& ne fs'«âoîgiiefit f^%
^ôïh , ^diit l'a •fft'èdftièf'e'qûë je efaoîsis èp^r e&emple
îi^ h*yHà pfeë^èttôl^imce eertré du paran-
tilltlis 'iiabî*^ 'filàr 'M: $itfioa^ «ét^eUe^ 4a .diallage
^Rcé, '5bV4**i*ittfe) ^it^? chdite^«fi:3^ Bft^g^sie, 6; kVec Si'ii 'réstè^, ^ift eit ^tantét Je ier ^t tantôt le "iîhiféilfe. = , -
teéyi^t?èite^l}ui^/kilpTeitoi©rr<)ôt^ d^ewl^ fttraî-
tréfiifc 'é^djiiWyër *>Wdëe Vfe réimîr de qfçsepaért le'avec le
j^ÛMWffîe , ^i'i[ie'd9frii'^r>^inéral h&dOiis -avait déjà
^aïxiffiàtisés èH ^tt^lqUe sô^te avec fiiBs transfbraaa-
Itidlisi; e'ëét la téiWÀrè^tteB ^riatavii^ "qui .est ^eeqtie
DE M{Nil\4LOGI£. ^
terne et compacte dans les wemérites, au moins dans ceux de ncm 'cc^et^dii , ètî^ômposée de lames éclatantes dans tous les paranthines. Et comme si la cristallisation avait travaille pour faire ressortir davantage cet^e;|diY.çj:»fé,,9n tKfti^çd^ de paranthine laminaire dans lesquelles sont engagés des wernérites conl^fl8(Ms^aIdsfci^Wft.^^^ supposant ici une espèce unique , on aurait l'inverse de ce qui a
^ffeëé^ céïte ^fldfttie tfeiii^itlaMidk^
'tiêriB €ftvi6tej*pàtfte ^3éÔe <^'^ et^CMa$«(Sfe ;
^ià ce' he Sertit *|>aft5 e»c*eiuné' téiMbii ^^pttrwles
deuxisûbMàneHe^V^î-b^^^^i^i^'^^^ -fieiitkë ^bèâliiékl6letiiisroimf«siëi4^Ëâ&^^
^^a^è^ê*ï)W«ft^àtfabiiteui^^^ èptabtt^ôk^^lw»ito
hotaMWa^ xetidilfà fe^aK;i«&èWÂ^^*jg[lrâfÉtl^
sances de M. de Monteiik]^;9'aj^iAërà'<iûe^'èà^^t a
^'^yittdm^^i^^iiëliiMnC^^Bi^^ ^i^^^ ëC^
signées dans le Mémoire cité plus ha«A;!' ^'' ^' ' ^--'^
• ■ i . ; » . I ■ \ • . •■ • i 'fit •• j, -If t\ f. » <
NEUVIEME ESPÈCE
DIPYRE.
{Schmelxsteinj W. JDipyrj K.)
Caractères spéùifiques.
. CbiYictéri^g'dbTii^/rîjrzié^IXyisiUeenpmme rectangulaire) qui se sous^vise dans le sens des diagonales : de ses bases. Ce caractère n'étant pas suffisant pour . distinguer le dipyre , j'y avais joint celui qui se tire de. la pesanteur spécifique , qui n'était que de !2,6, c'est^à*dire sensiblement plus petite que 3; ma^ c'était faute de mieux , et nous verrons bientôt qujs .la place du dipyre^ dans la méthode^ conune espèce particulière y n'est peut-être pas fixée sans retour. ^: Caractères physiques. l?essnt.s^c£. y 2,63o5. . ; Dureté. Rayant le vçrye.
: Phosphorescence :Sdi poussière, jetée sur un char- Jx>n aildent, donne une légère lueur phosphorique dans l'obscurité. . .
Cassure. Conchoïde.
Caractère chimique. Fusible avec bouillonnement.
Analyse par Yauquelin :
DE MINÉRALOGIE. 5g7
Silice. ..••; •.... 60
Alumine 24
Chaux 10
Eau 2
Perte 4
VARIÉTÉS