‹ Traité de minéralogie. (Conseil des mines). 4 tom. [and Atlas] (volume 2)Chapitre 117 sur 118 · MA / P · texte numérisé non relu

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^Pùrme$ indéterminables^

Prehnitè conchoîde. Prehnite tiabêŒroime; ofivâtre, de France. Composée de cristaux ^ùi divergent par leurs grandes faces ^ à peu prè$ comme les rayoïift d'un éventaU , de manière que le tout jprësënte l'aspect d'une cojjuille bivalve., au genre dés cainéà. De là le nom de conchoide.

Bacillaire. De Fassà.

Entrelacée. Du cap de Bpnne-JËsjpérance. ICom-* posée -de cristaux prismati^es, qm sont coïiifnë èiûichevétrés les uns dans les autres , et qiu se rëimîs-< sent deux a deux, par leur sommet, en faissliît^ éîitre eux un ansle obtus id'environ i^P^.

Fibreuse-conjointe.ïy Ecosse.

OhbuUforme^radiee^ ^SLane-yer^^ ÀssémMage de .globes composés 'd'aiguifies divergentes du œntine a la circonférence.

. Mamelonnée - /

Subcompacte.

Sous'Pariétés dépendantes des accidenscU lumière.

VréàmXj^ olii^âtre. - ' ':

Blanchâtre.

Jaune-^erddirei • \ % '.

I jénnotations. . *

Les gissemens de la prehnite participent de ceux de la mésotype et de ceux de la stilbite. Comme la première , on la trouy.e dans ces roches appelées par les Allemands amygdafoïdes trapèenè , ou à base de grûnstein de transition (xérasite) , près d'Oberstein , dans le duché des Deux-Pontis, où elle est accompagnée de cuivre natif éjt de cuivre carbonate vert et bleu; et aussi en Ecosse , où tantôt éUé formé des noyaux dans le xérasite, qui contient aussi des globules calcaires, et tantôt traverse le même xéirasite sous la forme de veines. Dans le premier cas, c'est la variété mamelonnée, et dans le deuxième la variété fibreuse conjointe. Il est probable que la variété mamelonnée de Fassa a un gîssemçnt semblable. La prelmite a d'une autre part , comme la stilbite , des relations de position avec des roches primitives ; tnais elle diffère de l'autre substance en ce qu'elle paraît avoir'été produite en même temps que les autres Corps auxquels la roche sert de gangue, tî'est ainsi qu'on la trouve dans* le département de nsère incrustée dans le dïorite , et accompagnant l'asbésté^ Vépidote,

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k feldspath , etc. En Styrie, la roche qui lui sert de support est un amphibole lamellaire , qui est encore une roche primitive. On a écrit que la variété nommée koupholite se trouvait sur une coméenne ; c'est un nom très vague, qui a occasionné beaucoup de confusion en Géologie : je soupçonne que cette cornéenne est encore un dïorite, qui paraît indiqué par les cristaux d'épidote qui accompagnent lakoupholite. '

A l'égard de la prehnite du Cap, nous n'avons aucune indicatioti relativement à sa manière d'être géologique.

Cette prehnite du Cap , qui est la première variété que l'on ait connue de l'espèce dont il s'agit ici , a été rapportée de ce pays en 1774 P^^ '^ physicien Rochon. Ce n'est que dans la suite qu'elle a été trouvée au même endroit par le colonel Prehn dont elle porte le nom. On l'avait d'abord prise pour une émeraude j mais compae elle n'était pas d'un assez beau vert pour rester parmi les émeraudes, elle a élé s'associer au quarz prase , sous le nom de prase cristallisée. Elle est revenue parmi les gemmes sous celui de cAry5o/ifA^; ensuite elle a passe dans la famille des schorls, puis dans celle des zéolithes; enfin, d'après l'analyse qui en a été faite par Hassenfratz, et qui a été confirmée depuis par celle de M. Klaproth , elle a fini par se fibsLcr dans une espèce particulière , sous le nom àe prehnite, en attendant que des colonies de cristaux du département de l'Isère et autres pays vinssent se réunir à elle.

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Qio TRAITÉ DE MINÉRALOGIE.

Cci>i3U(lant la place de la preimite, dans la. méthode, pourrait bien n'être pas encore déterminée, si Ton s'en rapportait uniquement au résultat même de son analyse, qui tendrait à Tidaitifier avec des espèces très différentes. Je me bornerai ici à conaparer ce résultat avec celui de la variété d'épidote dite zoïsiie^ obtenu par M. Rlaprptb ; en sorte que les deux analyses sont de la même main :

Prehnite. Silice. . • 45,8 Zoïsite. Sflice. ^j,5

Alumine. 50^88 Alviains. • âg^

Chaux. . 18^3 Qiaux 17,5

Fer 5,6G Fer et manganèse: 4^5

£au. • . • 1^85 clàti. •.••..^•... )>

C'est parce que j'ai été frappé de ces sortes de ressemblances entre des analyses faites sur des substances d'ailleurs si distinguées par leurs caractères, ainsi que des divergences que présentent d^autres analyses relatives à des minéraux évidemment identiques, que j'ai cru devoir présenter à l'attention des chimistes , dans ^n ouvrage à part, le tableau de tous les résultats de leurs opérations. Ce sont des f^its qui étaient épars dans différens recueik, et qui n'avaiçnt point été comparés. J'ai pensé que leur rapprochement tournerait à l'avantage de la Chimie, et en même temps de la Minéralogie, en donnant lieu à des recherches et à des observations propres à Concilier ces deux sciences faites pour se donner la main , et pour marcher sur une même ligne.

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