‹ Traité de minéralogie. (Conseil des mines). 4 tom. [and Atlas] (volume 2)Chapitre 12 sur 118 · ALUMINE · texte numérisé non relu

ALUMINE

OXIDB I>'ALl7MtNiniI SES CHIMISTES.

Libre,

PREMIÈRE teSPètE.

€<Ai^Dd*r X*^:

CABACTÈRES SP^IFIQUES.

Caractère géométrique.

Forme primitive. Rhomboïde aigi;. {fig.,-,Hao ) dans lequel rincidence de P sur P^t de 6^^:38', et celle de P sur P' de gS*^ 22'. Les angles plans sont l'un de 86^ 25^ et l'autre de g^^ 35' (^^).

Joints surnuméraires. Ils n^ôiit lieu sensiblement que dans une ^rtie des cristaux , où ils coïncident avec des plans perpendiculaires à l'axe du rhomboïde primitif.

\* ) ïe'Âothiérài la synônjnmie en décrivant lés ^tts^espèœs.

(**) Le rapport entré tés deux diagonales dès tabès du

rhomboïde y est celui de V^i5 à yif.W en Vésùlte i^de le cosinus du petit angle plan est Yg du rayon*

DE MtiHÉAALOGHL. f i

Caracièreê pk^êiqHéHs.

Pesanteur èpécifique^ 3,9* • • •4>^-

Dureté. Rayant plus ou moins fortement toutes les autres pierres de la même classe, excepté la cymophane.

Réfraction. Dou^e à ua degré médipcre. Elle a lieu lorsque les deux faces dé Tangle réfringent sont inclinées à l'axe du rliombôMé; mais' si l'une d'elles est perpendiculaire àr cet axe , les images paraissent simples.

Electricité. Les motceaut iriansfilarens et polis conservenl qtielqu^dis pendant une heure ou deux celle qu'ils ont acquise à l'aide du frottement.

Caractère cTiimique»

Infusiblé ^r l'^aclion du ^^hëluitieau.

Analyse du corindon- hyalin bleuy'piMr Rlaprôth Beyt., t. !,p. 88): '

Alumihè. \ .WWW . 98,5 Oiaux < • • • 0,5

Otide de fer...... 1,0

Du mém^, par Cbenevix (Trans. philos. , 1802) :

Alumine.^....'.... g2,cx)

Silice 5,a5

Fer 1,00

Perte ., 1,75

72 ^ •"'TKÀlît

Du corindon tJaiyiali^a.xouge, par le même, ibid. ^

Alumine •.••••.••• 90^0

oïlicè. . . . ;• y • 7,0

rer.. \ . 1,2

Perte .^. 1,8

Du cprmgon jharioaophane du Bengale , pat KJarprot|i (Beytr.y t. I, P- 77) ;

Silice 5,5o

Du corindon harmophane de la Chine, par le même ( ibid. , p:'73) • ' '

rAlpmine*..;* •;•;••....? 84^0,;:,;, î

Oxide de fer. . 4 . ;-;.'. .. 7*5 1 ;. 'T Perte » 2,0

Du corindon granulaire, par Vauquelin (Noutvelles Ann^lejs . de Chimie^ t. V, p-475)'

Alumine 53,83..,,...:

Silice 12,66

Chaux • • • • 1^66

Oxide de fer. • . . . . . :i4?^

Perte., 7,19

«•:> .,.*. •-.. ■<; mil é

« . ■ ■ »ii^*'*

Caractère d^élimination.

Ses indications. Dans les cristaux de diverses sub-^ stances , savoir : dans le spinelle primitif comparé au corindon basé; le premier a toutes ses faces incli*^ nées entre elles de 1 09^ 28^ ; dans le second , les faces qui font la fonction de bases sont inclinées de iaa^So' sur lés adjacentes; et celles-ci font entre elles des angles de 86^38'. Dans l'émeraude, soit primitive , soit épointée , comparée au corindon prismatique ou bisalteme; la première offre des joints sensibles parallèles à l'axe, et aucun dans des directions obliques; c'est le contraire dans le corindon. L'âneraude a une pesanteur spécifique plus petite dans le rappoil au moins de 3 à 4* £Ue est rayée fortement par le corindon. Dans la cymo^ phane anaimorphique comparée au corindon hyalin prismatique d'une couleur jaime ; la première oflfre des joints parallèles à deux pans opposés de son prisme, et aucun perpendiculairement à l'axe. Les premiers sont nids dans le corindon , et l'on y apcr*- ^it assez souvent les joints perpendiculaires.

Dans les morceaux taillés de différentes sub^ stances , comparés à des variétés de corindon hjraUn qui s'offrent dans le même état ; cette comparaison peut avoir lieu, i"". entre le diamant et la variété de corindon dite saphir blanc. Le premier raie l'autre. Sa réfraction est simple. U a, sous c^tains aspects^

un éclat demi-métallique , qui lui est particulier. II est moins pesant dans le rapport d'environ 7^8. 3*. Entre le quarz hyalin limpide et le même. Le ptiemi^ est rayé fortement par le ccmndon; Sa pesanteur spécifique est moindre dans le rappcurt d'envirmi 5 kS. Ses reflets ont beaucoup moins de vivacité. U ne conserve que pendant un instant l'électricité acquise par la chaleur j celle du çoriiidon dure pendant une heur« ou deux. 3^ Entre la topaze incolore du Brésil , dite gçfutte d^eau y et le même. Celle-ci est rayée trè% «ensiblemmt jpar le corindon. Sa p^esanteur spécifique est moindre dans le rapport d'environ 7 à fi. Elle est. assez souv^at électrique par la chsdeur. 4''- ISi^tre le spineUe rouge et la variété de corindon dite raX^ 0rie^fiial, lie premier est rayé par le corindon». Sa ré&aotion est siinple. 5*". Entre la topaze rouge .et la même d'un rpuge <le.rpse. La topaze est fortejPÉent rayée par le corindon. Sa pesanteur spé(»fîqv^ est moindre dans le rapport d'enviiEHiH^ 7 k d. EQe est toujours électrique par la chaleur. 6^ Entr^ la •eordiérite dite saphdr d^.eauH la variété de coriadon dite saphir orientah La première est fortement rayée parle corindon. Sa pesanteur fipécifique est plus petite dans le rapport au moins de. 7 a 10. Sa couleur passe du bleu au }aune-brunâtre par -an ^$a;i- .gement de position. Dans les corindons qui présentent un cySfet analogue , le passage a lieu du klc»i AU vert. 7"". Entre l'émeraudé. bleue et le m^eme. La

DE MINÉRALOGIE. yS

première est beaucoup moins dure. Sa pesanteur spécifique est plus petite dans le rapport au moins de 3 à 4- Elle est d'un bleu moins intense. S"". Entre la topaze jaune et le corindon dit topaze orientale» Mêmes caractères que pour la topaze rouge, n^ 5. 9**. Entre l'émeraude jaune et le même. Idem que pour l'émeraude bleue , n"" 7 , à l'exception du caractère tiré de la couleur. lo**. Entre la cymophane et le même. Le jaune de la première est mêlé de verdâtre; cdui du corindon est pur. La cymophane a souvent un chatoiement bleuâtre ou blancbleuâtre que n'oflGre pas le corindon. 11**. Entre le zircoti jaune, dit jargon de Ceyîan, et le même. Le zircon est fortement rayé par le corindon. Sa ré&action est double dans un degré très supérieur. 1 2*". Entre le quarz hyalin violet et le corindon dit cvméthyste orientale. Mêmes caractères que pour le quarz limpide, n* 2. i3°. Entre l'émeraude de Santa^ Fé et le corindon vert, dît imeraude orientale. Mêmes caractères que pour l'émeraude bleue, n** 7 , excepté la couleur qui difiere en ce que celle de Témeraude de Santa--Fé est d'un vert pur, et celle du coriïidon d'un veitqui a quelque chose d'obscur.

Modifications dépendantes du tissu.

1*. Corindon hyalin. Cassure inégale ou conchoïde ayant un vif éclat dans le sens oblique ou jparailèle à J'axe. En l'éclairant fortCTient, on aper-

yB TRAITÉ

çoit des indices de joints que j'ai reconnus pour être parallèles aux faces du rhomboïde primitif. C'est une suite de 4e que quand les cristaux présentent naturellement ces mêmes faces, les reflets qu'elles reuToient vers l'œil sous certaines positions , et ceux qui partent des joints dont il s'agit, ont lieu simultanément. Tissu sensiblement lamelleux dans le sens des joints surnuméraires perpendiculaires à Faxe (*). Les corps qui appartiennent à cette modification ont en général un aspect vitreux.

( * ] Si l'on supposait que ces joints fussent dans Tordre de la structure , il faudrait concevoir que tous les petits rhomboïdes qui représentent les molécules soustractives fussent divisibles, comme ceux de la chaux lluatée et de quelques autres substances, suivant des plans qui passeraient par leurs diagonales horizontales , de manière que chacun d'eux se résoudrait en un octaèdre plus deux tétraèdres. En appliquant ici le raisonnement que nous avons fait à l'égard des substances dont il s'agit^ on adopterait de préférence , pour molécules intégrantes, les tétraèdes qui se trouveraient réunis par leurs bords , et la forme primitive serait toujours le rhomboïde. Mais il m'a paru plus naturel de ranger les joints perpendiculaires à l'axe parmi ceux que je regarde <x>mme surnuméraires, attendu que si on les assimilait aux joints qui donnent le rhomboïde , il en résulterait un dé- ÊLut d'harmonie dans la structure , puisque ces joints deviennent imperceptibles ou très peu apparens dans les mêmes cristaux oh les autres se montrent au contraire d'une manière très sensible ; en sorte que dans les cas oh ceux-ci , k leur tour, se laissent à peine entrevoir, on peut suppo-

DE IVnNÉRALOGIE. 7;

0!^. Corindon harmophane. Tissu très lamcUeux dans le sens des joints naturels parallèles aux faces du rhomboïde primitif, ce qui permet d'obtenir assez facilement ce rhomboïde à l'aide de la di* vision mécanique. Joints surnuméraires peu ou point sensibles.

3*. Corindon compacte. Cassure terne; joints naturels parallèles aux faces primitives à peine sensibles, même lorsque les fragmens sont fortement éclairés.

Ces trois modifications ont lieu dans les cristaux réguliers provenus de divers pays , et on les observe toutes dans quelques-uns de ceux qui appartiennent à une même variété.

VARIÉTÉS

FORMES DÉTERJVIINABLES.

Quantités composantes des signes représentatifs. PAE"E(E"ED*B' ) (eHed^BOD.

PÔ r h l s

ser que quelque cause accidentelle a produit dans le tissu , suiyant des plans perpendiculaires à l'axe ^ des séparations analogues à celles qui ont lieu dans certains cristaux de chaux carlionatée parallèlement aux bords supérieurs du rhomboïde primitif. Au reste > de quelque manière que l'on considère la chose > il ne peut en résulter aucune objection contre les applications de la théorie aux formes cristallises du corindon.

Combinaisons une à une.

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