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par les géologues, sur la liste des métaux rangéfi par ordre d'âge. A Ehrenfriedersdorf en Saxe, on voit des topazes blanches associées à l'étain oxidé, au fer arsenical , à la chaux fluatée et à la lithomarge* A Schlackenwald en Bohême , on trouve des groupes de cristaux de topaze, entre lesquels sont engagés de petits cristaux d'étain.
Les topazes du Brésil viennent pom* la plupart d'un endroit nommé Capao, au-dessus de Villarica, dans la contrée de Minas Geraes. Leur gangue est une variété de chlorite schistoïde (chlorit schiefer, W» ). On les trouve aussi dans une autre roche de la même formation, et qui ressemble au topasfels.
On a découvert en 1812, dans les montagnes primitives de l'Ecosse, des topazes qui, à en juger par un échantillon que }'ai reçu de M. Allan, ne le cèdent en aucune manière aux topazes incolores du Brésil et de Sibérie.
jinnotatiom.
Les anciens ont appelé topaze une pierre verte que l'on trouvait dans une île de la mer Rouge qui portait le même nom. On a fait dériver ce nom d'un mot grec qui signifie chercher une chose, la poursuivre par conjecture (*), et on a cru qu'il
(* ) Ttirml^j qiiœroj conjicioj siispicor»
avait été donné à l'île dont il s'agit parce qu'elle était enveloppée d'une nébulosité qui la dérobait de loin aux regards des voyageurs, en sorte qu'elle semblait se fiaiire chercher (*).
Dans les temps modernes , la couleur jaune y jointe à la transparence et à un certain degré de dureté, a été prise en général pour l'indice d'une topaze par les artistes qui travaillent les pierres fines , et Vont a un exemple des faux rapprochemens qu'a fait naître le caractère emprunté de la couleur dans l'énumération que j'ai donnée plus haut des diverses substances auxquelles on a assigné le nom de topaze.
Lesminéralogistes, de leur côté, ont restreint l'application de ce nom à des corps étroitement liés entre eux par des caractères tirés de la forme cristalline et des propriétés inhérentes à la nature de ces corps, tels que ceux qui distinguent les topazes dites de Saxe, du Brésil et de Sibérie. Mais tandis que les artistes ont étendu l'espèce dont il s'agit bien au-delà de ses véritables limites, les mêmes savanssont restés en deçà par l'exclusion qu'ils ont continué de donner à deux substances que l'état actuel de nos connaissances ramène parmi les variétés de la topaze. Les détails dans lesquels je vais entrer serviront à motiver cette assertion.
(*) Pline, Hist. naL, 1. XXXVII , c. 8 ; et Boëce de Boot, Gemmar. et lapid, hist,, 1. II, c. 6a.
lia TRAITÉ
La première * de ces tubbtandès, quiisie t^ôuvë^ à Altenberg en Saxe, a été mise au nombre des- schôris par plusieurs minéralogistes français, qui Im ont donné le nom de «c Aori i7a/ïe>qàe è'ôni aapflllqué aussi à une variété de feldspath. M. Werner Ta réunie au béryl, dont il a fait une espèce distinguée dé Fémeraude , et Fa appelée schôrlar^iger béryl. Plusieurs l'ont considiérée comme une espèce parti*eulîère , nommée leucolithe par les uns et schorlitê pèor les autres. La première opinion, qui en faisait un schorl, a disparu avec cette prétendue espèce. Là seconde, qui est celte de M. Werner, ne peut être admise, d'après les différences essentielles que )'ai indiquées entre la substance dont il s'agift et le béryl, dans le caractère d'élimination relatif à la topaze cyEndroïde, auquel je me contante de^rèn-* voyer. ■ •.- ••. .. • :•> .v:'
En publiant inoh Traité de Minéraliogie^ je m'étais conformé à là troisième opinion , en siibstituafnt aux noms de leucolithe et de schorlitê ^ dont l'un signifie corps blanc ^ et l'autre indique avec le seborl tme&usse analogie, celui depycniiey qui exprimait l'excès de dénoté de la substance d' Altenberg , com^ parée à celle du béryl, et l'aspect compacte que présente en général sa cassure. J'avais présumé de plus que la forme primitive de icette substance était le prisme hexaèdre régulier, d'après de légers indices de joints naturek que j'avais cru apercevoir dana les fracturés des^ cristaux. Ces joints étaient les
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uns perpendiculaires à l'axe y et les autres parallèles aux pans qui font entre eux im angle de 124^ f , dont la. différence avec celui de 120^ ne pouvait être saisie sur des formes aussi peu prononcées que celles des oristaiu: quîe j'avais entre les mains.
D'ailleurs l'aspect de ces longs prismes cannelés et groupés confusément rejetait bien loin l'idée d'un rapprochement avec la topaze, et il n'y avait qu'une observation inattendue qui pût amener cette idée. Elle s'est présentée à l'occasion d'un cristal de pycnite qui sortait d'un groupe de cylindres engagé dans un fragment de la roche d'Altenberg. Sa forme, à laquelle il me fut aisé de restituer par la pensée ce qui lui manqviait pour être complète, était celle de la variété septi-hexagonale décrite plus haut. Les mesures de ses angles m'y firent recon* naître les pans M, M qui existent sur toutes les topases , et les analogues iy k de la variété déciduodécimale. En éclairant fortement les fractures, j'aperçus des Indicés de la double structure dont j'ai parlé à l'article du caractère géométrique.
On voit par ce qui précède que la substance à laquelle appartenait le cristal dont il s'agit était ppur moi comme nommée d'avance, et que je n'ai eu autre chose à faire que de reprendre la déter-^mination de ce cristal dans les résultats de mon travail sur les topazes. La suite de mes observations fît encore mieux ressortir la justesse du rapprochement. Parmi les portions de cylindre que je dé ta-
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chai du groupe dont était sorti le cristal, j'en trouvai qui offraient avec toui son éclat et avec toute sa netteté ce joint perpendiculaire à Taxe qui, dans les topazes, est remarquable sous le même rapport. Celles qui se rapprochaient de l'aspect i^eux rayaient sensiblement le quarz. La fragilité d'une partie des cylindres, dans le sens transversal, est ici une qualité accidentelle qui n'exclut pas la dureté. Quant à la pesanteur spécifique, je l'avais trouvée depuis long- temps égale à celle des topazes. Enfin la propriété de s'électriser par la chaleur , qui m'avait d'abord échappé , mais que les observations m'avertissaient de chercher de nouveau, ajouta à la ressemblance entre la pycnite et la topaze un dernier trait qui la rendait encore plus parlante. 11 serait inconcevable qu'un concours de caractères aussi marquans et qui tiennent tous à la nature intime des corps, se fût rencontré conime fortuitement dans deux substances qui appartiendraient à de3 espèces différentes. On ne peut l'expliquer qu'en supposant que les molécules de silice, d'alumine et d'acide fluorique, non-seulement existent des deux côtés dans le même rapport, mais exercent les mêmes fonctions les unes sur les autres, puisque les caractères dont il s'agit dépendent nécessairement de ces fonctions , et offrent l'empreinte qu^elles ont laissée sur les corps de leur influence dans la formation de ces derniers.
A l'égard du pyrophysalite , on y retrouve les
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mêmes indices de structm*e que dans les topazes ordinaires ) et le joint naturel perpendiculrâre a l'axe s'y montre aussi dans toute sa netteté à cettains endroits des fragmens détachés de la masse. Les ciffactères physiques offrent le même accord, à l'exception de celui qui se tire de l'électricité acquise par la chaleur, et que j'ai essayé inutilement de vérifier. Mais c'est, comme je l'ai dît ailleurs, un de ces caractères qui peuvent disparaître dans certains cas par des causes accidentelles, et. dont il faut, pour ainsi dire , tenir compte aux corps qui les manifestent, sans que leur absence puisse préjudicier à l'ensemble des autres caractères dans ceux où ils ne se miontrent pas. De plus, sa forme est indéterminable , et offre seulement quelques indices d'un prisme rhomboïdal, dont les pans font entre eux un angle qui m'a paru être de plus de 120^. Mais il existe, dans les filons d'étain d'Ehrenfriedersdorf en Saxe, des cristaux de topaze d'un blanc mat , dont les fragmens présentent le même tissu et le même aspect que ceux de la substance dont il s'agit, en sorte que s'ils se trouvaient dans le même terrain , ils pourraient passer pour des pyrophy salîtes cristallisés.
La topaze est une des substances minérales les plus remarquables sous le rapport de l'électricité. Elle possède d'abord la propriété de s'électriser par la chaleur, qui n'existe que dans un petit nombre d'espèces. J'avais indiqué dans mon Traité les to-
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ps^es du Brésil et de Sibérie comme jouissant seules 46 ç^lte propriété. J^ ai trouvé depuis beaucoup de to{)az0s46 Saxe qui la partagent avec les premières ; 9aais.::çlle& ont besoin d'être isolées pour la manifes^^^; et plusieurs la possèdent à un si faible degy^,V<|u'il faut des attentions délicaites pour la reconnaître. Quant à celles.de Sibérie, elle$ conservent tpute^' pendant plusieurs heures, et assez souvent pendant vingt à vingt-quatre heures, l'électricité acquise par la chaleur.
; .D!une autre part, les topazes transparentes n'ont bâsoîn. qtie d'être frottées légèrement pour devenir âeotaîques; elles acquièrent encore la même vertu au moyen de la pression entre les doigts. . De plus, aucun minéral, si l'on en excepte la eh$iux carbonatée transparente, ne conserve peutêtre aussi long-temps l'électricité acquise par le frottement. Sa durée, lorsque le temps est favorable , s^étend quelquefois jusqu'à vingt-quatreheures et daviantage. L'électricité produite par la pression se âoutieut aussi pendant plusieurs heures.
£nân, parmi des topazes que je dois à la générosité de M. Langsdorf, il en est line qui m'a offert xm fait assez curieux lorsque j'ai voulu déteârminer seA pôles électriques. J'ai remarqué que ses deux extrémités étaient l'une et l'autre à l'état résineux , tandis que la partie intermédiaire donnait des signes d'électricité vitrée. Ce feit a beaucoup de rapport avec celui que présentent certains aimans qui ren-
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{èrment une snccession de pôles contraires , àux-r qnels on a donné le nom de points consèquena. Je développerai l'explication de ce phénomène lorsque je traiterai de la vertu magnétique. Je dirai seulement ici que je ne sache pas que Ton ait encore remarqué de ces sortes de points dans les corpa électriques; et c'est un trait de ressemblance de plus entre les phénomènes produits par le magnétisme,' et ceux que présentent les corps qui s'électrisent par la chaleur et dans lesquels la loi deé densités électriques a une si parfaite analogie avec celle que suivent les densités magnétiques dans un ban^eau-aimanté.
J'ai vu distinctement l'effet de la double réfraction dé la topaze, en regardant une épingle située hoi^Kontalement à t:ravers une des facettes naturelles /?, n (%, i36j , et une face artificielle qui remplaçait Parête verticale opposée , ce qui donnait un angle réfringent de 46*^5 xn^ah& l'écartement des images ne commençait à devenir sensible qu'à une distance d'environ quatre travers de doigt. J'ai observé, en outré', que le cas où l'on ne voyait plus qu'une seule iniâge avait lieu lorsque l'une des deux faces qui formaient l'angle réfringent était parallèle aux bases P (fig. 127) du prisme rhomboïdal. .
Parmi lés topazes que l'on travaille comme objets d'orriémens , on doit placer au premier i^âng; Ja variété du Brésil, appelée goutte et eau pîar les
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lapideûres du pays , à cause de sa limpidité. Elle est rare parmi nous dans le commerce ; et comme elle est peu connue, ceux qui la voient montée en bague ou en épingle la prennent souvent pour un diamant, qui est la gemme, dont elle se rapproche le plus par la vivacité de ses reflets et par la netteté de sa transparence.
De toutes les topazes colorées, la plus estimée est celle du Brésil^ d'un jaune foncé tirant sur l'orangé. Les topazes de Saxe n'ont souvent qu'une faible teinte de jaune, mais qui, dans quelques-unes, est relevée par des reflets très édatans, en sorte qu'elles passent pour orientales, parce qu'on les confond avec la variété jaune de corindon hyalin.
On a appelé ri^iw du Brésil \^^ topazes du niéme pays dont la couleur est le rouge de rose , ou le rouge de lilas. Plusieurs auteurs- leur donnent le nom de rubis balais , par lequel on a désigné aussi la variété de spinelle d'un rouge de rose un peu faible 3 mais une partie des topazes qiue l'on débite sous l'un ou l'autre de ces noms doivent leur couleur à l'art du lapidaire. EUes étaient originairement d'un jaune roussâtre qui les déparait. Lorsque l'artiste trouve une de ces topazes qui d'ailleurs lui paraît mériter d'être taillée, il la met dans un creuset rempli de cendre, qu'il fjsdt rougir par degrés. 11 retire ensuite la pierre, et, suivant l'expression de l'auteur de l'article Diamantaire^ de l'Ency -
clopédie mëlliodique (*) , il la trouve souvent changée en un véritable rubis balais, dont le jeu est fort
agréable. ,
SIXIEIVIE ESPEOE.
ALUMINE FLUATÉE ALK ALINE.
{KryolithjV^.)
Caractères géométriques. Joints naturels parallèles aux faces d'un parallélépipède rectangle , avec d'autres que l'on aperçoit à une vive lumière , suivant des plans qui intercepteraient les angles solides du parallélépipède.
Caractère auxiliaire. Très aisément fusible par l'action du chalumeau, en coulant sur la ^ince.
Caractères physiques. Pesant, spéc. , 3,^49-
Dureté. Rayée par la chaux fluatée, rayant la chaux sulfatée.
aspect de la surface. Légèrement nacré,
ïmbibition. Réduite en petits fragmens et mise dans l'eau, elle y acquiert de la transparence et présente l'apparence d'une espèce de gelée.
Caractères chimiques. Exposée à l'action du chalumeau, elle se fond d'abord très facilement en coulant sur la pince ; elle se couvre ensuite d'une croûte blanche y et devient plus difficile à fondre.
( * ) Arts et Métiers , t. If , première partie , p. 149.
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Analyse par Rlaproth (Beyt.,: t 111, p. :2i4)
Soude 36,o
Alumine.. 23,5
Acide fluorique et eau . . . 4^?^
ioo,o.
Seconde analyse, par Yauquelin :
Soude .^ 32
Alumine 21
Acide fluorique et eau ... 4?
Caractères d'élimination. Ses indications, i*. dans la chaux sulfatée laminaire blanchâtre. Celle-ci se divise en prismes rhomboïdaux de 1 1 3^ et 67^, et l'aluminefluatéeen prismes rectangulaires. Là chaux sulfatée, exposée à la flamme d'une bougie , s'exfolie et blanchit sans se fondre 5 l'alumine fluatée y entre en fusion. La pesanteur spécifique de la chaux sulfatée est plus petite dans le rapport d'environ 4 à 5. s*. Dans la baryte sulfatée en masses blanchâtres. Elle se divise en prismes rhomboïdaux de loi^j et 78^7, et l'alumine fluatée en prismes rectangulaires. La baryte sulfatée a une pesanteur spécifique plus grande dans le rapport d'environ 1 1 à 7 ; exposée à la flamme d'une bougie , elle y décrépite; l'autre y éprouve mi comimencement de fusion.
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VAAIETES.
Formes indéterminables.