‹ Traité de minéralogie. (Conseil des mines). 4 tom. [and Atlas] (volume 2)Chapitre 3 sur 118 · DÙBimilcâre. M«H»'H'«G*»G'Âll(E?B»B')ÈP · texte numérisé non relu

DÙBimilcâre. M«H»'H'«G*»G'Âll(E?B»B')ÈP

Sous-vàriétés dépendantes des accidens de lumière.

Couleurs.

Incolore. Les cristaux de baryte sulfatée pantogène du Derbyshîre.

Jaunâtre. A Roy a, à Roure, département du Puy-dé-ttôme.

Rouge de chair. A Riechelsdorf en Westphalie.

Olivâtre.

Bleuâtre. A Offenbanya en Transylvanie.

Brunâtre.

Blanc mat.

Blanchâtre.

Transparence.

Transparente.

Translucide.

Opaque.

Formes indéterminables.

I . Baryte sulfatée crétée. Vulgairement spath pesant en crêtes de coq. Elle dérive d'une des variétés

MlNÉR. T. II. 2

en cristaux aplalis ^ dont les bords et les angles ont subi des arrondissemëîis^ 2. ZéCtminaire.

. 3. Lam^Ùairer ..- .:? .^; ^.;; .vv,v.\V.vA??>^\ - ^ ^ 4* Bacitlaire, c'est-à-dire 'è/z baguettes. .Ston^ genspath, Wern. Le spath pesant en barres Elle forme des prismes chargés de cannelures longitudinalës, et dont là ^unace est comihe nacrée. On la trouve à Freyberg.

5. Radiée. Bologneser-spath , W. Le spath de Bologne, ou la pierre de Bologne. En boules d'un diataètre plus ou moins considérable, dont l'inté-

j? : rieur est strié du centre à la circonférence» et dont

la surface est toute hérissée de cristaux lenUculaires saillans par une portion de leurs bords. Le nom, de ■pierre de Bologne a été donné à la variété dop.t, il s'agit ici, parce qu on la trouve au mont Paterno, situé près de la ville de ce nom , en Italie, tîne partie de ses masses sphéroïdales sont engagées dans une terre marneuse; mais beaucoup d'autres ont été entraînées par les eaux , et usées par le frottement , qui a fait disparaître les saillies dont leur surface était chaînée originairement. Plusieurs sont laminaires à l'intérieur, mais de manière à présenter toujours des indices de structure rayonnée.

6. Concrétionnée.En dépôts mamelonnés ou ondulés, dont les zones alternent quelquefois avec celles de la chaux fluatée.

On a nommé pierre de tripes une concrétion de

baryte siilfatée 9 dofilt' la forme contournée imite i peu près celle des intestins , et qui se trouve dans lès salufes' de Wielicikà,' entre des couches argileuses. (De Born.)'

^- Concrétiorihèe Jîéfteuse. A Chaud-Fontaine, ptiès dfe lié^e.

Q: 'Granulaire, Rômîger Schwerçpath, W.

• iQ: .Compacte. Dichter Schvret^pâtii , W.

10. Cb/?s/iacte /io/7Yi//v «cA/«fou2?. A Riechelsdorf èli"Wêstphalie. Elle blanchît i la flammé d'une bougie', etparàtt être bitlimitiifêre.

APPENDICE

«.Ili.o. t.l'- .J-

Baryté-sùlfirtée/^ft'^. Lapis hépatîôus', Wâllér, t. i, p.'îyi. Schwerleberspàth, W. ' i

En 'massés laminaires', blanches, jàUiiâti*és, brimes' ou noirâtirâs, qui réïident une odèùr Tëtîde par lé finottem^ent ou pat Faction dti: féâ. M: Maiithey m'^ a^tHané ùh mbrceaù qui Vient de Konsberg en 'Norwége; et ■ qui sert de gaigue à de Fargent

natif.

Relations géologiques.

La baryte sul&tëe considérëe solitairement ne formé point de roches proprement dites, et n'entre comme partie intégrante dans la composition d'aucune roche j mais on la rencontre , quoique rarement, engagée accidentellement dans lés matières

qui. constituent les teiTaiiis.jd'^çieiiue orlginç. Le gramte de , WitticUen , (jui s^t de gangue à la

chaux arseniatée, ^9}^^ ^^ 9^T^i y^ ^^^P^V}^. '. \i baryte sulfsitée qu'il renferme est 4'vpi rQugq^.dvÇ chair; ailleurs cette sub^toAQ^ i^t pour gangue ^es roches de seconde formation/ Telle ç^t celle qui compose de^ faisceaux d'aiguilles divergentes^engagées en partie dans une c^iux carbonatée ç<;anp9cte de l'île de Scheppy e^ . Angl^l^çq, .,, - .,,

La très grande parjtibe.dç/laîlmy.te sul^^ se rencontre dans la nature^ tantôt f9]:m^-seuljg>j^â filons qui traversent les terrains primitifs et seconr;: daires, comme aux environs dç Coude, département

^ du Puy-de-Dôme ; tantôt , ce qui est plus ordinaire ,

accompagne les filons de matières métalliques^ en particulier ceux d'a^timoine jsuUuré en Hongiie^ de plomb sulfuré à Pesay^ d'a^çgojb na^à-Konsberg, de merciire sulfuré dans le PaUtiaat.. Les cristaux que l'on tro\Lve dans ce4^r9^Çi:^l?4rQit. sont quelquefois pénétrés de merçmre sujf^r^,' qui fait ornement par la teinte de rouge de rubi$, qu'il leur communique. ;]

La baryte sulfatée a deux relations de rencontre^ qui me paraissent mériter d'être indiquées. La première a lieu dans des cristaux de quar^ hyalin, dont l'intérieur est occupé par des masses de b$e ry te sulfatée blanche , qui n^en remplissent qu'une partie en laissant subsister la transparence dans les parties environnantes. Dans l'autre relation, la ba-

DE MnNÉRALOGIË. ai

ryte suHatée compacte sert de gangue au quarz résinîte brunâtre. C'est une dé ces réunions inattendues entre des minéraux qu'on est étonné de trouver ensemble. Le morceau qui la présente vient des environs de Rouane, département de la Loire.

Annotations.

Les cristaux de baryte sulfatée, surtout ceux de Roya, département du Puy-de-Dome, sont assez généralement d'un volume très sensU^le; mais aucun pays n'en fournit de plus remarquables sous le rapport de En transparence , de la grosseur et de la netteté des formes, que le comté de Gùmberland et celui de Durham en Angleterre.

On a confondu pendant long-'temps la baryte sulfatée avec la chaux sul&tée , parce qu'on regardait la terre qui servait de base à la première, comme une simple môdificaticm de la chaux. On distinguait la baryte sulfatée de l'autre substance par le nom cle gypse pesant, gypsum ponderosum. Marcgraff aperçut le preimer des différences entre ce prétendu gypse et le véritable; mais c'est aux tra-. vaux' de Gahn, de Schéele et de Bergmann, que l'on est redevable d'avoir reconnu enfin la baryte pour une terre toute particulière. Lavoisier soupçonna depuis, d'après quel<j[ues expériences, que cette sMbstance pioùtrâîfc bien être d'une nature métallique ; et Péïïëlîèr y'jièndàht ^a dërHîére maladie, confia à

aa TRAITE

son ami Dolomieu que ce soupçon était deyenu pou? lui une certitude. Le temps lui a manqué pour faire connaître les résultats de. ses recherches y qui ne pouvaient être que très intéressantes, quaAd.même elles n'eussent pas été ^écisiyes; et c'est un regret de plus ajouté à tant d^&utres que sa perte a laissés.

La forme primitive de la baryte sulfatée se rapproche sensiblement de celle de la chaux carbonatée par les angles de ses rhombes, qui sont d'environ loi*^ X et 78^7; mais elle en est très distinguée par la position de ses fsices latérales^ qui sont perpendicidaires sur les bases , en sorte qu'on pourrait Ja considérer comme un rhomboïde calcaire redressé. En partant des lois de décroissement les plus simples, on trouve, par la théorie, que les pans de la molécule soustractive sont presque des carrés. Or la surface du carré est plus gr^de que celle du rhombe de même contom*. Le rapport entre l'un et l'autre, dans le cas présent , est à peu près celui de aS à aa , C9 qui peut servir à expliquer pourquoi les coupes parallèles aux bases des molécules sont plus nettes et plus faciles à saisir que celles qui ont lieu dans le sens latéral, o& le nombre des points de contact est plus considérable, à raison d'une plus grande étendue.

Pour observer la double réfraction de la baryte sulfatée, j'ai taillé un noyau transparent de cette substance de manière à faire naître une &cette artificielle qui, en partant de la grande diagonale

DE MIN£luribOOI£. r).^

E, E (fig.. i )y faisai^t, avec. Lq.p^^i4^ ^^ ^ base,, lin angle d'envirop i57*^. En jr^aixiant alors une épingle à trayers.cette même facette et la base op* posée, et en tenant cette épingle dans une direction pacallèle à la.grwde diagonale, .j0 voyais deux images irisées. J'ai cherché aussi le sens où la réfjçaction devenait simple , et j'ai trouvé que ce cas avait liei^ qujand je regardais l'épingle à travers un des pans M, M, et ime &ce artificielle qui coïncidait ayec un plan maié par. les deux' petites diagonales des J()asesi. /^e. lie voyais plus alors qu'une seule image, quelque, direction que je donnasse 9 l'épingle.

La variété de baryte Sulfatée connue sous le nom de pierre (U Bologne, paraît avoir fourni le plus ancien exemple d'un phosphore produit par là calcination. Vers le commencement de ce siècle 9 un nommé ;Caraspiolo, qui soupçonnait, d'après la grande pesanteur, et.l'éclatde cette pierre, qu'elle contenait de l'argent, la soumit à l'épreuve du féu ; mais au lieu du brillant lûétallique qu'il: cher* chait, il n'obtint qu'une lueur rougeâtre, que la pierre calcinée répandait dans les ténèbres. Il en fut moins réservé à publier le résultat; de son cpir périence, que les physiciens s'empressèrent de répéter. Le procédé qu'ils ont employé pour obtenir ce que l'on a uomvcké pho^pliorjç de JBfiiogne, consistait à calciner fortement la pierre , puis à agglutiner sa poussière au moyen d'un mucilage de

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gomme, et à 'eii, 'former des espèces de petits gâteaux. On p^és^MSiit, pendant quelques secondes, un de ces gâteaux à la lumière; on le portait ensuite dans l'obscurité, et 6n le voyait luire comme un charbon allumé. Un phosphore était alors une espèce de merveille ; mais on a trouvé depuis un si grand nombre de substances qui, par difiPérens procédés, produisaient des effets analogues, que, suivant la remarque de Dufay, qui s'est beaucoup occupé dé ce sujet, ce serait plutôt aujourd'hui im phénomène singulier , qu'une matière qu'on ne pourrait rendre lumineuse, ni par calcination , ni par dissolution (*).

La baryte sulfatée n'est, parmi nous, d'aucun usage dans les Arts. On prétend que les Chinois la font entrer dans la C(Hnposition de leur porcelaine , et que la variété qu'ils emploient à cet usage , sous le nom de chekcu), est semblable à la pierre de Bologne. M. Brongniart a essayé de substituer cette même substance au feldspath pour la fabrication de la porcelaine de Sèvres; mais il a trouvé qu'elle nuisait à la perfection des vases.

On dit que plusieurs peintres ont remplacé avec ^fuitage l'oxide de plomb connu sous le nom de céruse par la baryte sulfatée artificielle. .■ I I ■ I I ■ II. — ■ ■

(*} Mém.de PÂcad. desSc^ i73o, p. 5^8.

DE MINÉmÉoGIE. ia5

SEGOiroS ESPÈCE.

BARYTE CARBONATÉE.

C* iBBCgiATB HB BiJtTTE DBS CHIlCIBTai.

{WUJurU.^ W.)

Caractères spécifiques.

Caractère géométrique. Forme primitive : rhomboïde légèrement obtus ( fig. 74 ) dans lequel l'incidence de P sur P' est de 88** 6', et celle de P sur la face de retour, de 91^54'. Ce rhomboïde se divise par des plans qui , en partant des sommets , passent par les milieux de ses bords inférieurs, et le transforment en un dodécaèdre bi-pyramidal. Voyez pour le développement de cette structure le Traité de Cristallographie, t. II, p. 258.

Molécule intégrante. Tétraèdre hémi-symétrique. Molécule soustractive. Rhomboïde semblable au noyau.

Cassure^ transversale écaiUeuse, légèrement ondulée , ayant un aspect un peu gras.

Caractère physique. Pesant, spéc. é^^hqiq.

Dureté. Rayant la chaux carbonatée, rayée par, la chaux fluatée.

Phosphoreêcence. Sa poussière , jetée sur un charbon ardent, dévient luisante dans l'obscurité.

a6 TRAITÉ •

Caractère chimique. Infusible. Dans l'acide nitrique, elle se dis^ût avec une légère effervescence en formant d'abord un dépôt pâteux d'une belle couleur blanche , dont le volume est beaucoup plus considér^le que celui du &jagmej(it soumis à l'expérience.

Analyse par Pelletier (Mém. et Observ. de Chimie, t. II, p. ^5Q ):

Baryte 62

Acide carbonique... ^2 Eau •«•• 16

Par Klaproth ( Bey tr. , 1. 1 , p. 1 2 1 1 ) :

Baryte 78

Acide carbonique. • • 22

Caractère d^élimination. Ses indications, i"*. dan» la baryte sulfatée. Elle n'est point attaquée par les^ acides, et en particulier par le nitrique, qui dissout la taryte carbonatée. 5**. Dans la strontiane sulfatée. Lorsqu'elle fait effervescence avec l'acide nitrique, ce n'est que par accident, en sorte que la partie qui est de la strontiane sulfatée pure, reste intacte dans la liqueur, au lieu que la baryte carbonatée s'y dbsout en çntier; d'ailleurs, la pesanteur spécifique delà strontiane sulfatée est moindce.^

DE MINËA^MXiŒ- 37

dans le rapport d'environ 6 à 7. 3*. Dans la stronliane carbonatëe. Elle a une pesanteur spécifique plus faible , à peu près dans le rapport de 6 à 7. Elle se dissout dans Facide nitrique avec une effervescence beaucoup plus vive, et sans former d'abord un dépôt blanc. Sa fusion au chalumeau, ou la combustipn du papier trempé dans sa dis3C^ution, donne une belle lueur pui^urine, ce qui n'a pas lieu pour la baryte carbonatée.

VARIETES

FORBIES DÉTERMINABLES.

Quantités composantes des signes représentâtes.

PAAA('AA'B*B*) ou AB^I.

Combinaisons trois à trois.

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