Prisme, ePe (fig. 3). Autant cette variété est
commune , autant il est rare de la rencontrer .«st cristaux isdiés, dont tous les pans soient éos ndctangles égaux ^ et tcuites les faces teranônales des itnongles isocèles aussi égaux. J^en ai de Uinpides^ <iont l-aae tvârie autour de 2 eeutimètres (9 ligQe$ de longueur). ^L'argile qui sert de gangue auaL j^^ ragonites- d'Espagne, renferme -un grand nc^mljreide cristaux ^hëmatoides , qui appartiennenj; a la variété •dont il &'agit:i(i, et panni lesquek0n'en)tri)ufve)âe Isés orégaliers.
Dans quelques cristaux , les pans du prisme sont à peine sensibles; dans d'autres, leur hauteur surpasse de beaucoup la somme des axes des deux pyramides, et l'on observe une multitude d'intermé-
diaires entre ce$ deux extrêmes. Ceux qui sont limpides ont souvent leurs pans sillonnés par des stries perpendiculaires aux arêtes longitudinales, qui indiquent les bords des lames décroissantes d'où résultent ces mêmes pans. Souvent aussi les faces des pyramides sont chargées de saillies très légères, qui forment des espèces d'ondulations, et quelquefois ressemblent à de petits triangles isocèles arrpndis par le bas. Les cristaux liématoïdes qui reiiferment, comme je le dirai, un mélange de fer, sont exempts des petites altérations dont je viens de parler, en sorte qu'ici, comme dans plusieurs autres circonstances (*), l'intervention d'une matière ëti*angère, au lieu d'avoir gêné la cristallisation, comme on serait d'abord tenté de le croire, l'a ramenée au contraire vers la perfection.
a. Bisalteme (fig. 4)- L'aspect de cette variété rend sensible à l'œil la distinction entre les faces primitives P et les faces secondaires z, qui sont beaucoup plus petites , et conservent la figure triangulaire , tandis que les autres ont passé à* celle du pentagone. Dans certains cristaux isolés, où les pans du prisme sont très courts, les faces z n'ont elles-mêmes que peu d'étendue. La figure 5 représente cette modification, qui est susceptible
(^) J'en citerai une remarquable à l'occasion des cristaux d'axinite y et j'essaierai en même temps d'expliquer la maniera d'agir de la cause à laquelle j'attribue la différence.
âe varier jusqu'à un terme où les faces r, z sont presque nulles. L'angle au sonunet des faces P étant, comme je l'ai dit, de 94^^, le solide dans ce cas approche d'être semblable à un cube, et c'est ce qui a fait croire à d'anciens minéralogistes qu'il y avait du quarz cubique.
J'ai un cristal de la variété ordinaire, qui sert d'enveloppe à un second cristal de la sous-variété bisalterne, de manière que le sommet de l-'un est emboîté dans celui de l'autre, qu'on peut enle-* ver à volonté comme un couvercle. Ce minéral intéressant, dont je suis redevable aux bontés de M. le Comte de Bournon, a été trouvé dans le Derbyshiro»
Les cristaux qui appartiennent à la variété prismée présentent une multitude d'altérations de la forme originale, dues à des causes accidentelles qui ont diversifié de mille manières les dimensions de celte forme et les figures des faces qui la terminent. Je me bornerai à en citer trois que j'ai cliobies parmi les plus remarquables.
b. Comprimé (fig. 6). En prisme aplati, de manière que deux de ses pans opposés sont beaucoup plus larges que les autres , et que les faces terminales adjacentes sont devenues des trapèzes, ce qui rend le sommet cunéiforme.
. c. Pseudo-prismatique ou sphalloïde (fig. 7).
En comparant cette variété avec son type que représente la figure 3, on voit qu'elle en diffère
j53« TRAITÉ
{mficipâleaaent en ce que les deux tmngles P'^, s!' de la pyramide inférieure , el les deux q^iû leud? scmt parallèles daoïs la pyraimde supérieure, ont subi un aloogemen:! ccHi^dérable, parallèlement à leiw base. De plus y les diflEerentes parties du cristal sont censées avoir )oué pour se prêter à cet aloio* ganent, de manière que les axes des deux pyrattàdes ne sont plus sur une même direction, maïs sont séparés sur deux direcûokis parallèles. Ls dépllM^ment de ces axes s'étant fait paridièleiaent au pan / âtué à droite et à son opposé^ ces deux pans ont ccHiservé leur portion respective , et n^ont fait que changer de figure. Mais deux des quatre autres pans, savoir, r', r (fig. 7), sont adjacens à la pyramide supérieure, et les deux autres, r'^, /', adjacens à l'inférieure, d'où l'on voit que les dérangemens qu'ont subis les diverses parties du criâtat ont laissé subsister dans l'ensemble une sorte de symétrie.
Loi'squ'cMi tient pour la première fois un pareil cristal, on est ordinairement embarrassé pour le mettre dans sa position naturelle , et l'on est tenté de placer verticalement les faces P'', jb", r' en les* considérant comme les pans d'un prisme. C'est ce qui m'a suggéré le nom de pseudo^prismatique que j'ai donné à cette variété.
d. Basoïde (fig. 8). Le caractère de cette variété, qui est très commune dans le département de l'Isère, consiste en ce qu'une d^es faces de cha-
DE MINÉRALOGIE. aSg
cune des deux pyramides a pris beaucoup plaa d'accroissement que les autres, en sorte que le cristal se présente au premier coup d'oeil sous l'aspect d'vn prisme hexaèdre terminé par une base oblique P, qui, en supposant l'aie du prisme situé Terticalement , naît sur une arête ho ontale e ^ mais, en y regardant de prés, on retruave toute» les autres faces des pyramides situées sur le contour de celle qui fait la fonction de base; et telle est la manière dont elles sont coupées par cette base, et par les pans qui leur sont adjacens, que les deux intersections sont parallèles sur chacune d'elles. Ces interse^ctions ont été indiquées sur la figure par les lettres nn^ s»^ tt^ etc. La tendance de la cristallisation vers la symétrie perce encore ici à travers le dérangement des faces.
Quatre d quatre.