‹ Traité de minéralogie. (Conseil des mines). 4 tom. [and Atlas] (volume 2)Chapitre 44 sur 118 · Hyperoxide. e eFe (fig. i3). Cette variété · texte numérisé non relu

Hyperoxide. e eFe (fig. i3). Cette variété

a beaucoup d'analogie avec une de celles qui appartiennent à la chaux carbonatée , et que j'ai décrite sous le nom de dilatée , dans laquelle trois des faces latérales prises alternativement étant parallèles à l'axe, les trois autres s'inplinent d'une petite quantité vers le même axe. J'ai supposé que

DE MlKERALOOlb. a4i

ddm lë^ (^istaujt de quarz , il y av«iit. douze facek latérales^ dont dix, savoir r, r, appartenaient au prisme heiàèdre régulier, et les six autres, y y y\ s^tnclinàiétit en faisant atec les précédentes des angles très oUV^ts de 178^ 33^ La loi de décroissedlëiit ^i donne lèS faces y rentre aussi dans celle d'où dé][^ndent les pans r^ par l'addition d'une unité att hiilriératéur de la fraction j^ ou ^ ; mais , dank le cas présent^ là cristallisation, en précipitant w marche, a dépassé beaucoup plus ses limites ohiiilâirës que dans le cas de la chaux carbonatée. Ailssi {\-t-dUe kis^ sur les cristaux de quarz l'emprriiite dé t^ tadUvement accéléré, par les stries qui sillotitietit tran^er^lément les faces latérales yi^ et qtii, vues à la loupe, ressemblent à des ëhtaiUes^ tandis que celles qu'on voit sur les pans r sont txès déliées. Toutes les parties des faces y^ comprises entre les stries dont j'ai parlé, ne laissent pas d'être de niveau ,' ce qui m'a permis dé mesurer exactement l'incidence de ces mêmes faces sur les faces P , que j'ai trouvée un peu plus forte que 143^, ce qui fait à peu près i^^ de différence ca plus avec ' celle qui aurait lieu , si les faces o^ étaient parallèles à l'axe comme dans lé quarz pnsmé.

Si l'on suppose que ces faces se prolongent de trfits lëé côtés éfl masquant les feces P, r, tt^Xé érî^tàl ié tîXJtftera converti en un rhomboïde^ extréxriéinlétit -â^j dâtii lequel l'inclinaison rèâipeetlve

MliNFR. ï. II. 16

m Tëiriëm, à Vê^i»A d€s faces u^ iéfy Vol^ëi^àtà&b: faite tta èujét des faces ir, «',- à Fârtîèle de ht variété Jiîagîédfè. Si I'oéI «ttbstitiuè au tlWitfbéjTdé lé nofatt hypdthêtk(i\É (fig. ii), le^ déferoîa^ semens qui donnent les faces 5, Uy x^ ont pour signes les trois quantités ■À'A^A^, dont les expo-

sans sont en progression aritlimétiqùe. Lès lignes de départ des trois décroissemens étant alors parallèles, on voit pourquoi les intersections des faceà Sy u^x (J^. 18), *« ëfatrfe ellè^, koït avec tes foé^s àdjadënm Vy r, sdht ëgàJétoerit Jïarahstes.

I>të à àHc.

. i3. Qjuadridodéeaèdre.

Ifel «fE'B'D*)(«D<D')CED*B')(«D*D')(^ED«B'). >df6ù({r %t 1^ ^^ mollet ^id répiéSèm lè§

rBBBB'A'A'A».

. rP zmm' s ' u x

Réflexions.

La cristallisation du quarz est une des moins variées qu'il y ait, si l'on ne considère que le nombre de formai réellement distinctes qu'ell^.prpduit. La plupart 4®s cristaux présentent celfè du

D£ MIB^ÉRA^pOIE. ^§

pi^i^me termina pfir ^en^ pyraifÀ^^s* Earement obr 8ejr¥erVpn le 4odép^^i:e siipple ^^s ^ucun iadipje d^ pii^me. Les £siciettes qui ippKJifieliLt quelqu^e^i^if la première dp ces fofmes sont, pour l'ordin^e, en nûml^re ipcon^plet, et c'e$t probablement; ce qui Ips aura fait négliger jusqu'à présent par la plupart des cristallographes. Il semble que la n^r t^re ne dispense ici qu'avec féserve ce$ accessmres, dont elle est si prodigue dans d'autres suhstfmces, et en particulier dans la cha]!^ carl^onaté^.^ Mai^ ces mémpsfornies, si limitées ds^ns leurs d^yprsités essentielles, se multiplient, pour ainsi dire, §l ^i^Qpi, par de£| anomalies purement accidentelles^ .qi4 proviennent de ce que les faces, en çoiisefrT Y^^^ tQujqur^ le^rs incidence^ ^nutuelle^, yapienl dans leurs distancjes relativem,eu|: ^^ centre. T!antôt upp Êice de la pyramide , pi:*enant un approisseipent démesuré,^ semb^p servir de base ^. \i^ prisme oblique ; t^ptot les différentes ^pes dfi If^ pyramide se perdent dans les pans du pi^î^^} en SQrte qu'i} Ti^est pas fapile de denteler ce cpfjL appartieii)t à l'un Qu 4 l'autre, et de placer Ip^ pqlyèdrp dans sa véritable attitude. Les cristaux les plus limpides > et dont la surface jette le pln^ vif éclat, spnt ceux qui donnent le plus d'ex^ercice^ auic observateurs par cet aspect éniginatique. 1m symétrie et la régularité sont plus spécialement le partage 4e cert^in^ pristau? ppaq^eg et mélapgés, tels que ceux d'une couleur noire , et les rouges

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qu'on a nommés hyacinthes de Compostelle. Ici, comme dans beaucoup d'autres espèces , la présence d'une substance hétérogène semble déterminer ime agrégation de molécules plus conforme aux lois d'une cristallisation parfaite j ce que l'artiste rejetterait pour la taille est ce que la nature aflfecte d'élaborer d'une manière plus finie.

Indépendamment de ces accidens, qui n'altèrent point la mesure des angles, mais seulement les fitgures des faces, les cristaux de quarz sont susceptibles d'une multitude d'irrégularités qui influent sur le type même de la forme , et qui sont dues soit à l'amincissement du prisme en forme d'obélisque, soit à des articulations produites comme par plusieurs prismes emboîtés les uns dans les autres, soit à des excavations ou à des renfiemens que subissent certaines parties, etc. Nons nous sommes bornés à indiquer, en général, toutes ces altérations d'une forme imique, que quelques auteurs ont classées, décrites et figurées avec le même soin que si elles constituaient autant d'espèces distinctes. Scopoli, savant d'un mérite d'ailleurs très distingué, a entrepris de donner une description détaillée de toutes celles qu'il a observées dans une suite de cristaux recueillis en Hongrie (*). Il les partage en plusieurs sections, a chacime desquelles il assigne

'(^) Cristallùgraphia Hungarica. Schemnitz , 1774 , p. 10 r et SUIT.

xxn caractère distinctif , et le tout se compose de gjS modifications 9 parmi lesquelles il comprend non<seulement celles qui sont relatives aux formes , mais aussi celles qui dépendent des divers groupemens. Le résultat de ce grand travail est que son célèbre auteur a décrit gS individus en s'imaginant décrire autant de variétés.

Sous-variétés dépendantes des accidens de lumière^

a. Incolore» Bergkrystall , W. j vulgairement cris»tal de roche. Aspect semblable à q^elui d'une glace. Lorsqu'il a été travaillé, et que sa continuité est interrompue par des bulles ou de petites cavités ir* régulières, on le distingue d'une glace qui présente des accidens du même genre , en ce que daps celle^ les bulles sont éparses^ sans garder aucun ordre, au lieu que dans le quarz elles sont disposées sur

^un même plan , ou sur plusieurs plans parallèles.

Les corps appelés cailloux du Rhin, de Cayenne^. du Brésil, de Médoc, etc. , sont des portions de cristaux limpides de quarz, arrondis par les firottemens qu'ils ont éprouvés dans le lit des fleuves et dans les torrens. Leur surface est terne, et ils ne sont que légèrement translucides; mais le poli leur rend leur éclat et leur limpidité.

b. Transparent ou translucide et coloré.

1. Violet. Amethyst, W. j vulgairement améthyste. Rarement la couleur violette s'étend untT^

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iormément dans la pierre. EUe est plus foncée à certains endroits, plus faible dan$ d'autres, et il y a des parties où elle disparaît.

a. Bleu. En Espagne, où on le trouve sous la forme de la variété dodécaèdre.

3. Jaune, passant au miellé. On en trouve de petites masses roulées, que l'on fait quelquefois passer pour des topazes du Brésil. C'est cette variété que les lapidaires désignent ordinairement sous le nom de topaze d^Inde, que quelques-uns donnent aussi i la véritable topaze d'un jaune miellé.

4- Orangé-brunâtre. Lorsque la teinte de brun est légère, la couleur de cette variété produit un effet agréable.

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