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{**) Hist. mt. , 1. XXXVII , c. 2.
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tous les autres corps naturels qui ne montraient aussi sous des formes géométriques.
Le cristal de roche, lorsqu'il est taillé à facettes pour servir à la parure, n'occupe qu'un rang inférieur parmi les pierres précieuses, dont la plupart l'emportent sur lui par leur dureté et par leur éclat j mais l'abondance et le volume des morceaux qu'on en retire de différens pays le rendent susceptible de se prêter à des usages variés. On en voit, dans les collections d'antiques, des morceaux travaillés en forme de globe ou de vases de diverses formes. On l'emploie aussi pour la garniture des lustres.
Le quarz violet, dit améthyste, et le quarz jaune, dit topaze d^Inde, sont assez recherchés dans le commerce : les morceaux taillés de ces variétés, qui sont en même temps d'un certain yolume, tiennent leur rang parmi les geimnes.
Oa voit, à l'intérieur de certains morceaux de quarz limpide, des glaces ou des nuages qui s'étendent comme une espèce de voile, ce qui peut empêcher de confondre le quarz travaillé avec le verre, dans lequel on n'aperçoit que des bulles isolées. Cette observation est due à M. Gillet- Laumont.
Le mélange du quarz arénacé avec la chaux est la matière du mortier qui lie les pierjres de nos bâûmens. La chaux étant soluble dans l'eau, devient par là susceptible de s'unir intimement aux
grams quarzeux qu'elle empâte, et avec lesqiieU elle forme une espèce de gluten capable de faire corps après le dessèchement.
Un autre usage très intéressant du quarz est celui qu'on en fait dans la vitrification. Ce minéral étant infusible par lui-même, on est obligé d'y m^ler des fondans, c'est-à-dire des substances dont les molécules, en attirant à elles, par leur affinité, les molécules quarzeuses, déjà disposées à se séparer par la force élastique du calorique, conspirent avec cette force pour produire leur séparation totale, dans laquelle consiste la fusion. A l'aide de ces foudans, nous formons un verre qui le cède sensiblement au quarz diaphane, mais qui, dans son état de perfection, jouit d'une égale transparence,, reçoit ct>mme lui un très beau poli, et auquel nous sommes redevables de tant de vases d'une utilité aussi générale que variée , des vitres qui donnent accès à la lumière dans nos appartemens, des glaces qui multiplient tout ce qui se présente devant elles, et des instrumens d'optique qui ont dévoilé lui nouveau ciel à l'Astronomie-, et ouvert un nouveau champ à l'Histoire Naturelle.
QUARZ-AGATE.
Les variétés du quarz-agate s'emploient à différens usages, dont les uns sont pour le besoin, et les autres .pour l'agrément. Dolomieu a décrit,
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dans un Mémoire lu ' à la classe des Sciences iiid^ thématiques et physiques de l'Institut, l'art très simple, mais peu connu, de tailler les pierres à fusil. Tout le monde sait que lorsqu'on emploie un fragment de ce quarz pour allumer du feu, suivant le langage ordinaire, les bords Vifs et acérés de ce fragment détachent de l'acier des particules métalliques qui , éprouvant un choc violent , à raison de leur extrême petitesse, sont par là même disposées à entrer en combustion par leur union avec l'oxigène de l'atmosphère. Et ainsi cette expression vulgaire, battre le briquet, est très juste, quoique sans doute elle n'ait pas été raisonnée.
On se sert avantageusement du quarz molaire pour la maçonnerie en moellons. La solidité des murs dont il fournit les matériaux, dépend de sa dureté, et de ce que le ciment, en se logeant dans les interstices de son tissu caverneux, lie fortement les pierres entre elles.
Mais L'usage le plus intéressant de ce quarz est celui d'où il a emprunté le nom de pierre meulière, qu'on lui donne communément. On pique les endroits pleins, et l'on remplit en partie les cavités trop profondes avec une espèce de pâte qui, par le dessèchement, prend une forte consistance* La surface de la meule se trouve ainsi criblée d'une multitude de petits trous, dans lesquels le grain s'accroche, de manière à être plus exactement broyé par la force du frottement.
On taille les morceaux de quarz-agate à pâte fôie, et dont les couleurs sont vives et agréables, pour en faire des boîtes, des vases, ou des plaques d'ornement. Le quarz-agate onyx est surtout reohierché pour cette destination. Le nom d^onyXj qui signifie ongle ^ avait été donné ori^airement à une pierre dont la couleur blanchâtre tirait sur celle de l'ongle séparé de la chair. D'une autre part, on appelait sarde une variété de la même pierre, qui était d'une couleur de chair. Dans la suite , on appela sardonyx un composé de Fune et de l'autre, dans lequel une couche blanchâtre recouvrait une autre couche d'un rouge incarnat, dont la couleur perçait à travers la première comme celle de la chair à travers l'ongle (*). On a fihi par appliquer le nom Sionyx à toutes les pierres formées de couches différemment colorées.
On appelle agates œillées les morceaux dont la coupe présente des bandes circulaires étroites, rapprochées autour d'une tache ronde. L'artiste donne à ces morceaux, en les arrondissant, une forme qui favorise leur ressemblance avec un œfl.
U agate orientale du commerce est une agate fortement translucide, dont l'intâieur paraît comme bouillonné ou pofïimelé par l'èfi^t des ondulations que forment lés couchés Comprises dans son épaisseur.
( ♦ ) Pline , ÏJi^t. nàt. , 1. XXXVÏÎ , c. 6. Boëtîus de
Boot, cap. 84, a.
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On taille le quarz girasol et le quarz opalin en cabochon pour favoriser le développen^yent des reflets. L'auteur de Tartide Diamantaire de VEncyclopédie méthodique (*) dit qu'une belle opale orientale est estimée le double d'un, saphir oriental de la même grosseur.
Les anciens, qui avaient cultivé avec beaucoup de succès l'art de travailler les pierres, y employaient souvent le quarzs- agate à pâte fine, et le quarz jaspe; ils s'étaient attachés surtout à la gravure, tant en creux qu'en relief, sur ces substances ; et Fon voit encore dans différentes collections, une foule de productions de leur industrie en ce genre, qui présentent des sujets relatifs à la Mythologie ou à l'ffistoire, les copies en raccourci des chefs-d'œuvre de Peinture et de Sculpture, les caractères des écritures les plus anciennes, etc.. Ces -petits monuniens deviennent ainsi doublement intéressans sous le. rapport de l'^rt et sous, celui <îe l'érudition .(**).
Tous ces différens usages que l'on fait du quarzagate ont donné lieu de distinguer plusieiu^s varié-, tés de cette substance, qui dépendent en grande partie de l'aspect que présentent les morceaux travaillés par la niain de l'artiste : ainsi, ce qu'on ap-
• (*) Arts et Métiers^ t. II , première partie^ p. i54.
(**) Voyez l'Introduction à l'étude, des Pierres gradées , par Millin.
PE MINÉRALOGIE. agi
jfeWe agate onyx om. œilléej n'est autre chose qu'upe portion d'agate concrétionnëe, dont les couches concentriques ont été mises à découvert par la taille. Mais les naturalistes ayant admis dans leurs . collections ces agates travaillées, qui en font un des principaux ornemens , les méthodes se sont prêtées à cette espèce d'adoption, en foiurnissant des dénominations assorties au point de vue sous lequel Fart nous oflFre ici les productions de la nature.
** En combinaison.
A. BINAIRS.