Émarginee. M'G^BP (fig
M o « P CouUun, Brune, brune-noirâtre, grisâtre.
Siraiiforna. Composée de couches parallèles à la base du prisme , dont chacune a ses grandes faces enduites d'une espèce de pellicule brunâtre ayant un
356 TRMTÉ
aspect demi-métallique. Dans quelques morceaius, I« tissu des couches est comme fibreux dans le sen» longitudinal.
Cruciforme. On la distinguerait dé la staurotide en ce que son prisme est régulier , et que le croisement varie.
Relations géologiques.
Nous ne connaissons jusqu'ici que deux manières d'être de la pinite^ sous le rapport de la Géologie, et qui toutes deux nous offrent cette substance associée à des roches d'ancienne formation.
La première de ces roches est le granité; tel est celui qui renferme la pinite de Saxe, et qui est à petit grain ; tel est encore le granité des environs du Mans, dans lequel sont disséminées de petites masses noirâtres de pinite. Ce même minéral abonde en plusieurs autres endroits, dans les granités de France , et spécialement dans celui de Sainte-Honorine, près de Falaise , département de l'Orne. Il est pour ainsi dire criblé de petites masses de pinite, que l'on reconnaît à leur aspect mat, et à ce qu'elles se laissent facilement racler avec un couteau j elle y est même en cristaux à quelques endroits. Ce granité est remarquable en ce qu'on y trouve, indépendamment des trois composans essentiels, trois
autres substances qui y entrent accidentellement: savoir, la pinite dont je viens de parler j la tour-
DE MINÉRALOGIE. Z5j
tnaline, que l'on reconnaît à sa vertu pyro-électrique , et la pyrique magnétique , qui agit sur l'ai* guille aimantée.
La seconde roche qui sert de gangue à la pinite , est le feldspath porphyrique, quelquefois altéré , et qui rentre alors dans le thon porphyr des Allemands. Exemple. Dans le département du Puy-de- Dôme. Près de Salzboiii^.
A l'égard de la variété stratiforme, nous ne connaissons que sa gangue immédiate, qui est une lithomarge d'une couleur blanchâtre , kuJEUticée de rougeâtre à certains endroits, et de ja^if-roussâtre à d'autres endroits.
/ . ' , HUITIÈME ESPÈCE
DISTHÈNE.
{ Cyanitj W. Sappare ^e Sa^issurei )
Caractères spécifiques.
Caractère géométrique. Forme primi:^ve: prisme oblique irrégulier (fig.* 55, pi. 63), dbnila base naît mf une arête horizontale" F.~Luicîdence de P sur M est de 106^55'; cellé'^de M sur T, "de 106^6'; et celle dé M sur la face opposée à T, de 78^ 5^' (*). Divisions très nettes parallèlement à M.*
(^) Dans la forme primitive représentée figure 5Sy si l'on
lonqo'on les firotie.
n fcmble d'abord qoeFoD dom de la diBoaiee des deux decUkitcs k im pfApios ^d et i^DS pn£nt dans les dkdienes qiB s'âectrisent vilieuscuMiit, et cependant m Foefl m le tact ne peulanHmidre dlietailédans le pofides
tanx cpn nianifiesCent les deux espèces d'âectrkilé.
Comment une diUerence qoi ne tient qu'à une nnanoeimperceptible, peut-dle dâermÎDer deux dfets qui supposent le dégagement de deox fluides dont les fiirees sont opposées? Cest un de ces Ëûts sur lesrquels les théories se taisent, et ou l'homme sa^ ne Toit autre chose que la condamnation de ceux qui prétendent tout expliquer.
J'ai tiré le nom de dûthènej dont le sens est, 91a a deux vertus , de cette double électricité que les cristaux de ce minéral sont susceptibles d'acquérir à Faide du frottement.
On trouve dans certaines collections , et chez les joailliers, de petites pierres bleues taillées en cabochon , que l'on a fait quelquefois passer pour des saphirs orientaux ou pour des saphirs d'eau, mais dans lesquelles j'ai reconnu, en les divisant, la structure du disthène.
NEUVIÈME ESPÈCE
MACLE.
( Hohlspath , W. Chiastolith ^ K. )
Caractères spécifiques.
Caractère géométrique. Forme primitive : octaèdre rectangulaire (fig. 63, pi. 64), dont telle est la position naturelle , que le rectangle BC doit être situé verticalement. L'incidence de M sur M est de 91^ 5o'j celle de M sur le pan de retour de 98^ 10', et celle des deux faces P , situées de part et d'autre de l'arête B , est de I20^^(*).
Cet octaèdre se sous-divise suivant trois plans ,
(^) Si dans la figure 64 , semblable à la forme prîmitiTe , on mène du centre n la ligne ng, ensuite les lignes ns et nr perpendiculaires Tune sur l'arête df^ l'autre sur l'arête dh y on aura un rapport approximatif entre les dimensions
de l'octaèdre, en supposant ng^=- y \5 ^ nr:=.^\Çi, et
pans opposés m'ont présenté ces effets contraires ; et je ne puis assigner d'autre cause à ce résultat singulier , qu'une certaine altération dans la contexture de l'une des sur&ces.
On sait que certains corps y tels que le Terre et le quarz , qui acquièrent l'électricité vitrée à l'aide du firottement , lorsque leur surface est lisse et polie, acquièrent au contraire l'électricité que nous nonunons résineuse lorsqu'ils sont devenus ternes ; et, en général, les corps dont la sur&ce est raboteuse et char* gée d'aspérités, ont une tendance à s'électriser réâneusement lorsqu'on les frotte.
11 semble d'abord que l'on doive de même attribuer ici la différence des deux électricités à un poli plus égal et plus parfait dans les disthènesqui s'électrisent vitreusement, et cependant ni l'œil ni le tact ne peur vent saisir la moindre diversité dans le poli des crisrtaux qui manifestent les deux espèces d'électricité.
Gomment une différence qui ne tient qu'à une nuance imperceptible, peut-elle déterminer deux effets qui supposent le d^agement de deux fluides dont les forces sont opposées? C'est un de ces faits sur lesquels les théories se taisent, et où l'homme sage ne voit autre chose que la condamnation de ceux qui prétendent tout expliquer.
J'ai tiré le nom de disthène^ dont le sens est, qui a deux vertus , de celte double électricité que les cristaux de ce minéral sont susceptibles d'ac^érir à fUde du fix>ttêmen t.
On trouve dans certaines collections , et chez les joailliers, de petites pierres bleues taillées eh cabochon y que Ton a fait quelquefois passer pour des sarphirs orientaux ou pour des saphirs d'eau , mais dans lesquelles j'ai reconnu, en les divisant, la structure du disthène.
NEUVIÈME ESPÈCE
HACLE.
( Hohkpath ^ W. ChiastolUh ^ K. )
Caractères spécifiques.
Caractère géométrique. Forme primitive : octaèdre rectangidaire (fig. 63, pi. 64), dont telle est la position naturelle , que le rectangle BC doit être situé verticalement. L'incidence de M sur M est de 91^ 5o'j celle de M sur le pan de retour de 98^ 10', et celle des deux faces P , situées de part et d'autre de l'arête B , est de I20^^(*).
Cet octaèdre se sous-divise suivant trois plans ,
(^) Si dans la figure 64 , semblable à la forme primitive , on mène du centre n la ligne ngy ensuite les lignes ns et nr perpendiculaires Tune sur l'arête dfy Vautre sur l'arête dh y on aura un rapport approximatif entre les dimensions
de l'octaèdre, en supposant yi^=V^i5, fîr=v/i6, et
dont Fun passe parles côtés du rectangle BC (Gg. 63), ou dljh (lîg. 64) , un second par les apothèmes gr,g£ des triangles dghyfgl, et le troisième par les apothèmes gSy gx des triangles dgf^ hgL Molécule intégrante : tétraèdre hémi-symétrique.
Caractères physiques. Pesant, spécif. , 3,o44'
Dureté. Rayant le verre, lorsqu'elle a un tissu vitreux.
Cassure. A grain fia <Bt serré.
Poussière. Douce au toucher.
La mactè est composée de deux matières , dont l'une, dVn noir-bleuâtre, est enveloppée par l'autre, qui est d'un blanc-jaunâtre. Ces matières paraissent avoir concerté leurs positions respectives, de manière à former un compartiment soumis aux règles d'une exacte symétrie.
Caractère chimique. Au chalumeau^ la partie blanchâtre donne une fritte d'un blanc plus décidé; la partie noirâtre se fond en verre noir.
La macle a des caractères si particuliers , que nous n'avons pas citi nécessaire d'indiquer les diffeirences qui pourraient empêcher de la confondre avec d'autres substances.
DE M£N£RAX0GIE. 56j
VARIETES