‹ Traité de minéralogie. (Conseil des mines). 4 tom. [and Atlas] (volume 2)Chapitre 91 sur 118 · Octopigésimal · texte numérisé non relu

Octopigésimal

M'H"G«3EPE"EA('A'B*H*)'A^ (fig. , ,8).

M r / oP 5 f A

Les cristaux de cette variété , transparens et d'une forme très prononcée, sont ceux qui m'ont fourni les observations à l'aide desquelles j'ai réuni au py-roxène la substance nommée alalite par M. de Bonvoisin. Us ne diCFèrentde ceux delà variété sténonome que par l'addition des faces k^k. Ils avaient été dé-

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couverts avant elle ; et lorsque celle-ci se montra, an fut frappé de la grande analogie que présentaient les formes de ces deux corps originaires d'un même pays, et qui contrastent si fortement par leurs caractères extérieurs; et comme ces caractères tendaient à rapprocher la variété sténonpme du pyroxène ordinaire , dont elle a l'éclat , la couleur et l'opacité , cette circonstance servit à réconcilier, pour ainsi dire, plusieurs partisans de la méthode fondée sur les caractères dont il s'agit , avec l'idée d'une réunion aussi contraire à toutes les apparences que celle qu'indi-» quait la Cristallographie entre l'alalite et le pyroxène.

La forme qui nous occupe, et dans laquelle résnie le maximum du nombre de faces observées jusqu'ici sLur les cristaux de pyroxène , est en même temps celle qui offre les indications les plus parlantes de la loi de symétrie. L'œil , en analysant cette variété , y aperçoit, d'une manière évidente , tous les élémensde la théorie du pyroxène.

Cristaux croisés-

Les cristaux hémitropes de pyroxène fqrment quelquefois des groupes, en se croisant deux a depjc^ ou en plus grand nombre ; et , dans le pi*emier cî^s^^ ils paraissent à l'œil avoir du rapport av€C les staurotides croisées. Mais dans celles-ci le croisement a lieu, ainsi qu'on l'a vu, de manière que les axes des deux cris-

^ao TRAITÉ

taux font toujours entre eux ou un angle droit , ou un -angle de 60^ d'une part , et de 1 20** de l'autre, tandi» que dans les pyroxènes les angles formes par les axes sont très variables. La figure 119 représente une de ces jonctions , produite par des cristaux du stromboli^ et semblables à ceux de la variété bi^unitaire (fig. 90) , avec les facettes /z de la variété soustractive j(fig. 107). Les hexagones rr, /r'(fig. ii9')sont8ensiblement^ur un même plan. L'angle o/js est d'environ 5e^, et l'angle formé par l'arête oavec o', ou, ce qui revient au même, parles deux axes tu^ iu\ est à peu près de 8 1^. On voit sur le même groupe d'autres cristaux, dont le croisement se fait dans des directions toutes différentes.

Sous-variétés dépendantes des accidens de lumière,

Pyroxène , gris-verdâtre ^ transparent (alalite).

Gris-i^erddtre , vert clair oublanc-grisdtre, trans^ lucide ou opaque (mussite).

f^ert'obscury translucide ou opaque. Quelques pyroxènes du Vésuve ; côccolithe et sahlite des Danois.

Fert-noiràtre et noir^brunâtre. Une grande partie des anciens pyroxènes.

Verî-olivâtre (baïkalite).

Fert'jaundtre (fassaïte).

Blanc y translucide.

DE MINÉRALOGIE. Am

Formes indéterminables.

Pyroxène, cylindroïde^ gris, opaque ou translucide. Variété de la mussite. En cylindres ordinairement minces et alongés, quelquefois curvilignes.

Bacillaire'^ du mont Rose, du côté duYalais.

Laminaire^ gris-verdâtre. Variation de la sahlite et de la malacolithe.

Lamellaire , vert-foncé , de Norwége (sahlite). G>ccolithe noxckXxeylherzolite.

Résinitey de Sicile. Schlackiger augit, de Klaproth.

Granuliforme. G)CColitlie de d'Andrada. Kokkolith , W. Kômiger Augit , K.

Assemblage de grains d'un vert-noirâtre, et quelquefois d'un vert clair, chargés de saillies et d'enfoncemens. Leur voliune varie depuis celui d'un gros^ pois jusqu'à celui d'un grain de millet ; quelques-uns ressemblent à des cristaux dont les angles et les bords auraient été oblitérés. Us n'ont entre eux qu'une faible adhérence , et se séparent par la pression de l'ongle. On a fait de cette variété une espèce à laquelle on a donné le nom de coccoliihe^ pierre à noyaux^ d'après l'usage qui s'est introduit depuis long-temps de prendre une modification accidentelle pour l'indice d'une distinction spécifique.

Comprimé. En prismes alongés, légèrement curvilignes , et appliqués les uns contre les autrés.^Une

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légère pression suffit pour les séparer. Ils ont de la ressemblance avec l'amphibole fibreux ; mais en faisant mouvoir leurs fragmens à la lumière, on y aperçoit des indices de la division mécanique du pyroxène. Les masses composées de ces prismes sont quelquefois traversées par des veines de chaux carbonatée, dirigées presque perpendiculairement à l'axe des mêmes prismes. Variété de la mussite de Bonvoisin.

Pibro "granulaire. En masses dont le tissu ressemble à celui de certains grès à grains fins. On distingue parmi les grains une multitude de fibres , qui sont comme entrelacées les unes dans les autres. Variété de la mussite.

Relations géologiques.

Le pyroxéne , dont le rôle , dans la constitution du globe , est beaucoup moins important que celui de l'amphibole, n'en diffère cependant pas autant, sous le rappcwrt de la Géologie^ qu'on l'avait d'abord pensé. Une découverte due à M. Charpentier, savaut d'un mérite distingué comme minéralogiste et cbmme géologue , assigne à la substance dont il s'agît un rang parmi celles qui, considérées seiJes , doivent être mises au nombre des roches. Ce savant, en parcourant le terrain qui s'étend depuis la vallée de Vicdessos , département de l'Arriége , jusqu'à celle de la Garonne , y a observé de grandes

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masses d'un minéral vert auquel on avait donné le nom de Iherzolite , parce qu'on l'avait trouvé près de l'étang de Lherz. D'autres le regardaient comme une variété du péridot, et d'autres le rapportaient à l'épidote. M. Charpentier s'est assuré , d'après le résultat de sa division mécanique, joint aux caractères chimiques et physiques, que c'était une variété de pyroxène. 11 l'appelle pyroxène en roche. 11 y en a plusieurs modifications, dont les principales sont le pyroxène lamellaire , le sublamellaire , et le subcompacte. Cette roche est intercalée par couches dans le calcaire primitif. Le mémoire très intéressant que M. Charpentier a publié sur cette nouvelle espèce de roche, se trouve dans le Journal des Mines, t. XXXll, p. 821 et suiv. M. Vogel a donné dans le Journal de Physique (juin 181 3', p. 4^9) l'analyse de cette roche, dont il a retiré les mêmes principes que ceux qui existent en général dans les pyroxènes, avec des rapports qui ne s'écartent pas beaucoup de ceux' qu'ont offerts les autres analyses. -

Le pyroxène est un des ingrédieiis essentiels d'une autre roche qui compose en partie le mont Meissner. 11 y est en petits cristaux noirâtres, entremêlés de cristaux blancs de feldspath , dans une pâte de feldspath compacte d'un gris cendré. Cette roche a été mise au rang des grùnsteins secondaires par les minéralogistes allemands qui ont pris lo pyroxène pour de la hornblende. Mais j'ai un petit

fragment de cette prétendue hornblende, qui nou5 a offert, à M. de Monteiro et à« moi , le résultat de la division mécanique du pyroxène. J'ai donné à la roche dont il s'agit' ici le nom de dolérite. Elle paraît avoir du rapport avec le grunstein de 'Werner, dont le fond est un feldspath conipacte renfermant des cristaux de pyroxène.

La gangu« de la fassaîte est une chaux carbo-* natée laminaire, dont la couleur varie du blanc au bleuâtre. Dans plusieurs morceaux, elle est entremêlée d'idocrase brune.

Une autre manière d'être du pyroxène nous le montre associé à la formation accidentelle des filons. Différentes variétés , que l'on a considérées comme des espèces distinctes, viennent se ranger sous ce mode de gissement^ et presque tous les filons sont occupés par des mines de fer oxidulé. Je citerai pour exemple les coccolithes d'Hellesta en Sudermanie, et les sahlites de Longbanshytta en Suède.

Parmi les relations de rencontre du pyroxène, une des plus remarquables est celle qui nous présente la variété du Piémont , nommée alalite, associée à de beaux cristaux de grenats émarginés , d'ime couleur orangé brunâtre.

Les terrains volcaniques nous offrent le pyroxène engagé dans des roches de trois espèces différentes : I**. dans le feldspath compacte sonore ou le phonolite; 2". dans le basalte : je citerai le pyroxène triunitaire en cristaux très prononcés, dans un ba-

DE MINÉRALOGIE. 4a5

salte d'Albano, aux environs de Rome. J'ai dans ma collection un autre morceau de basalte très remarquable en ce qu'il contient à la fois le pyroxène et Famphibole : on reconnaît le premier à sa forme^ qui est encore celle de la variété triunitaire ; et le second à son tissu très lamelleux, joint à un éclat très vif. Ce morceau, qui vient du département du Cantal , est un présent de M. Grasset f minéralogiste d'un mérite distingué, qui a fait des observations intéressantes sur la Géologie de ce département. 3**. Dans une roche que les Allemands appellent amygdalôïdes trapéens j ou à base de grûnstein de transition; ils considèrent donc cette roche comme composée d'amphibole et de feldspath, mais de manière que ce dernier est disséminé imperceptiblement dans l'amphibole j et effectivement on n'y découvre pas la moindre trace de l'existence du feldspath ; de plus , ils distinguçnt ce grûnstein de transition du primitif, en ce qu'il est plus âpre et n'a point cet aspect crîstalUn qu'on observe dans l'autre. J'ai donné à toute cette classe de roches le nom de xérasite^ qui signifîe aride y fané^ parce que ces roches offrent l'aspect d'une substance altérée.

Enfin, le pyroxène abonde dans des matières généralement regardées comme volcaniques : telles sont les laves du Vésuve et de l'Etna. Ces laves renferment des pyroxènés parfaitement conservés; d'autres semblent porter l'empreinte du feu par

leur aspect vitreux , joint à un éclat très vif. Quelques-uns ont été altérés par des vapeurs acides, qui ont fait succéder à leur couleur noire une teinte jaunâtre ou blanchâtre.

Une autre observation qui a fait reparaître le pyroxène dans un terrain du même genre, avec des circonstances remarquables, est celle de M. Parolini , qui , la même année où la fassaïte a été découverte dans le Tyrol, Fa retrouvée en petits cristaux , d'une forme très prononcée , à Angtiillara*, près du lac de Bracciano. Sa gangue , dans cet endroit, est un tuf accompagné de pierre ponce et de cristaux jaunâtres très prononcés d'idocrase unibinaire. Ainsi, voilà le scborl volcanique qui s'est montré sous l'aspect de la fassaïte , et à côté de l'hyacinthe brune des volcans.

Annotations.

Le pyroxène a été réuni d'abord avec les schorls , d'après l'usage où l'on" était de s'en rapporter au premier aperçu dans ces sortes de rapprochemens. Cependant on aurait pu , en y regardant de plus près, êti*e conduit à des rapports d'autant plus propres à faire illusion , qu'ils auraient paru avoir iin fondement dans la chose même. Supposons, par exemple, que la variété triunitaire (fîg. gS ) ait ses faces l, s , «, qui font entre elles des angles de 120^, situées verticalement, (fig. 97) ce qui paraît

même être la position la plus naturelle de certain» cristaux très raccourcis dans le sens de Faiequi passe par l'arête x^ et par son opposée ; dans cette hypothèse , la variété dont il s'agit paraîtra avoir une certaine analogie avec la tourmaline équi-diflPérente , qui^ parmi ses neuf pans, en a six disposés comme ceux d'un prisme hexaèdre régulier , et , parmi ses faces terminales, en a trois dont l'inclinaison sur l'arête longitudinale adjacente est presque la même que celle de la face r à l'égard de l'arête x , qiiî dans la supposition présente serait parallèle a l'axe du pyroxène ; mais les lois de la structure prouvent visiblement que cette analogie n'est qu'accidentelle.

L'amphibole dodécaèdre semble rentrer dans la même forme à plusieurs égards ; et ici le piège était d'autant plus délicat, que l'amphibole abonde, comme le pyroxène , dans les terrains volcaniques ; qu'il présente, eh général, la couleur noire, qui est celle de beaucoup de pyroxènes , et qu'enfin il paraît se rapprocher de ceux-ci par toutes les apparences dont l'ensemble a été désigné par le mot de faciès. Aussi le pyroxène a-t-il continué long-temps d'être regardé comme une variété de l'amphibolô ou die la hornblende cristallisée ; et il n'a commencé à être mieux connu en Allemagne qu'à l'époque où le célèbre Werner en a fait une espèce distincte, sous le nom à^augite.

Dès les premiers temps où je m'étais occupé de la

structure des scboris, j^avais d'autant mieux senti la nécessite de cette séparation , que Fangle obtus du prisme rhomboïdal , qui représente la forme primitive, est plus fort d'environ 3i^ j dans l'amphibole que dans le pyroxène. Il existe peu d'exemples d'une difiSérence aussi frappante , cachée sous une ressemblance aussi trompeuse.

11 me reste à prouver l'identité des diverses substances que j'ai réunies depuis en une seule espèce sous le nom de pyroxène. Les résultats de la théorie, combinés avec les mesures mécaniques, ne me paraissent laisser aucun lieu de douter que les molécules de toutes ces substances ne soient semblables par leurs dimensions et par les mesures de leurs angles. Leurs formes secondaires offrent même des faces qui sont communes à plusieurs d'entre elles ou même à toutes. Les faces latérales M, r, /, et les faces terminales s^s^ qui sont les plus ordinaires dans les cristaux de pyroxène , se retrouvent dans ceux de sahlite, de coccolithe et d'alalite. La face P existe dans ceux de pyroxène , de sahlite , d'alalite et de mussite. Les faces o, ty u^ appartiennent en même temps à la cristallisation du pyroxène et de l'alalite; les Êices ç, n, à celle du pyroxène et de la sahlite. Seulement, quelques-unes de ces faces subissent, dans le rapport de leurs dimensions, des variations qui en déterminent dans le faciès des cristaux. Ainsi la salilite et l'alalite présentent souvent l'aspect d'un prisme rectangulaire tronqué sur ses bords longitudi-

Daux y tandis que, dans certains cristaux de pyroxène, les pans dominans sont plutôt ceux du prisme rliomboïdal. Les faces s^ Sj dont la grandeur est si sensible dans les cristaux de pyroxène , où souvent elles recouvrent seules la base de la forme primitive, se font quelquefois chercher sur les cristaux d'alalite, au milieu des faces plus étendues qui les accompagnent. Mais toutes ces diversités , dont d'autres espèces fournissent de nombreux exemples , ne servent qu'à mieux faire ressortir la constance des inclinaisons des différentes faces, qui est, comme je l'ai dit ailleurs , le point fixe autour duquel tout le reste semble osciller.

La réunion de la sahlite avec le pyroxène était celle qui, avait le plus besoin d'être motivée , parce qu'un célèbre cristallographe a employé, pour la combattre, l'appareil imposant de la Géométrie. Mais lorsqu'on examine de près les résultats de ses observations et de sa théorie, on trouve que, loin de porter atteinte à cette réunion , ils sont plutôt susceptibles d'être interprétés en sa faveur. La substitution du prisme rhomboïdal au prisme rectangulaire , conune forme primitive de la sahlite, est suffisamment indiquée ipar les résultats de la division mécanique. La réduction de Farête verticale du prisme à un tiers de la longueur que lui assigne M. le comte de Bournon, est conforme à l'analogie des prismes rhomboïdaux , et conduit à une plus grande simplicité dans l'ensemble des lois de décroissetnent d'où

43o TRAITÉ

dépendent les formes secondaires. Enfin les angles auxquels on parvient en partant de ses données se trouvent à très peu près les mêmes que ceux qui leur correspondent sur les cristaux de pyroxène ordinaire. J'oserai même dire que dans l'hypothèse où je n'aurais jamais vu un seul cristal de sahlite y ainsi que l'a pensé M. Bournon , un exemple suivi de la théorie qu'il a donnée des formes cristallines de cette substance m'aurait suffi pour y reconnaître les principaux traits de la structure du pyroxène, et pour me faire pencher vers la réunion de ces deux minéraux entre lesquels le même savant y qui les a comparés en nature , dit n'avoir pu apercevoir le moindre rapport.

Les caractères qui se tirent des apparences extérieures, et spécialement de la couleur, suivent, au moins dans une grande partie des individus , une gradation analogue à celle des diversités accidentelles d'aspect dont j'ai parlé il n'y a qu'un instant. Le vert dflâs lespyroxènes est obscur ou même noirâtre ; il prend une teinte plus claire dans les sahlites. 11 en résulte qu'un observateur un peu exercé, à qui l'on présente un individu de ces substances , choisi parmi les plus ordinaires , reconnaît facilement à laquelle des trois il se rapporte, d'après l'aspect général de sa forme et le ton de sa couleur ; d'où il sera porté à conclure que ces caractères sont vraiment distinctifs , et que les substances qui les présentent appartiennent à trois espèces différentes.

Mais, en multipliant les observations, on voit disparaître la ligne de démarcation que les mêmes caractères semblaient indiquer entre les trois subrstances. Il existe à Arendal des prismes octogones d'un noir-verdâtre très foncé, qui ne diffèrent que par cette couleur de certains prismes verdâtres de «ahlite. D'une autre part, le vert -olivâtre est cité, dans toutes les descriptions du pyroxène, parmi les xiuances qui diversifient la couleur des cristaux de cette substance; la même teinte reparait dans plusieurs de ceux qui appartiennent à la safalite , et le célèbre Hausmann l'indique, dans la description qu'il a publiée de ce dernier minéral (*), ainsi qu'une autre nuance à laquelle on a donné le nom de vert de poireau^ et qui est encore up des caractères attri-r bues au pyroxène. Ijcs gros cristaux d'un vert foncé trouvés dans la vallée de Brozo, postérieurement à la découverte de l'alalite, et dont j'ai parlé plus haut, sont liés à cette dernière par l'aspect de leur forme , et au pyroxène par leur ton de couleur ; d'autres , beaucoup plus petits, qui viennent du même endroit, sont d'un vert moins intense , analogue à celui de la sahlite.

On doit conclure de ce que je viens de dire que les descriptions qui ont été publiées du pyroxène et de la sahlite, que je me borne ici à donner pour

exemple, indiquent déjà des nuances de couleur

C) Handbuch der Minéralogie j, i8i3 , p«693.

communes à ces deux minéraux ; et quant aux prismes d'un noir-verdâtre foncé que j'ai cités , il faudra opter. Si on les place parmi les sahlites, ils y porteront avec eux cette couleur, qui jusqu'alors semblait être réservée exclusivement au pyroxène ; et si on les réunit à ce dernier minéral, ils introduiront parmi ses vsuriétés une forme regardée comme caractéristique de la sahlite. On se rejettera peut-être sur le principe admis par de célèbres minéralogistes et si commode <lans la pratique, qu'une espèce est susceptible de passer à une autre, en sorte qu'on' ne doit pas être surpris de rencontrer de ces êtres mi-pàrtis , qui forment comme la nuance entre les deux espèces.»

Je me bornerai, pour toute réponse , à un court exposé des principes faits pour être accueillis par les bommes qui savent apprécier cette justesse d'idées sans laquelle il n'est pas de véritable méthode. Le minéralogiste qui les prend pour guides, ne voit dans tous ces corps que l'on a nommés augite , coccolithe^ sahlite^ alalite et mussite^ que des variétés d'une espèce unique, parce qu'ils ont tous pour forme primitive un. prisme rhomboïdal oblique , dont les angles et les dimensions sont les mêmes. Toutes les modifications de forme que subit cette substance viennent se rallier dans ses calculs , à l'aide des lois de la structure, qui les font dépendre les unes des autres et de leur forme primitive commune. Celles qui ne se sont pas encore offertes à ses observations se trouvent comme expliquées d'avance, d'après la

certitude qu'il a de les ramener au même système de cristallisation. Il considère les diverses nuances de couleurs qui font varier l'aspect de la surface comme les effets d'une matière étrangère, qui s'interpose entre les molécules sans les altérer, c'est-à-dire sans porter atteinte à l'unité d'espèce. Dans le cas présent, ce principe parait être le fer, dont l'existence est décelée par l'aiguille aimantée, sur laquelle]agissent très sensiblement les pyroxènes d'un vert-noirâtre. Les alalites de la même couleur que l'on trouve dans la vallée de Brozo , exercent une semblable action , qui seulement est plus faible. La même cause lui donne l'explication des petites différences de tissu et d'éclat que présentent les corps dont la matière propre est altérée par des mélanges. Il se croit d'autant mieux fondé a faire abstraction de ces différences et de celles qui tiennent à la couleur, qu'elles s'effacent de "plus en plus, a mesure que les recherches se multiplient ; en sorte que les mêmes modifications qui semblaient d'abord appartenir exclusivement à telle substance , reparaissent dans une autre que leur substance avait servi à caractériser; et ces nouveaux rapports, si embarrassans pour ceux qui persistent à séparer ce que l'observation rapproche de plus en plttô, et à admettre des' distinctions spécifiques qui, étant subordonnées aux découvertes futures, n'ont qu'une existence précaire , viennent au contraire à l'appui de l'opinion d'après laquelle ils ne seront jamais autre chose que MiNÉR. T. II. 38

de DOUYeaux termes ajoutés à une succession de nuances accidentelles entre des individus 4'une même espèce.

La détermination de la variété analogique (fig. i o i), déjà digne d'attention souslepointde vue delà théorie, a tourné de plus à l'avantage de la méthode , en donnant une nouvelle force aux motifs qui sollicitent la réunion de la fas^aite avec le pyroxène. Elle ofire en même temps un exemple frappant de l'illusion que tendent à produire les indications des caractères extérieurs, d'après lesquels on serait tenté de juger la nouvelle variété tout-à-fait étrangère au pyroxène. C'est par une suite de la même illusion que l'on a évité de réunir à ce minéral les autres substances que j'ai citées. La méthode que j'ai suivie , et que je regarde comme la véritable, m'a fait découvrir au contraire d0s liens communs où l'on a cru apercevoir des lignes d^ séparation. J'ai commencé par écarter les modiQçations accidentelles et variables qui , étant susceptibles de se prêter à la manière de voir de l'observateur, lui donnent pour ainsi dire la faculté de composer avec ses yeux, et dont il ne peut tirer que des inductions de convenance qui n'emportent jamais la ccmviction avec elles. Je suis parti de ce qu'il y a de fixe et de constant dans les minéraux , et je me suis efforcé de mettre dans les déterminations que j'en ai déduites, cette précision qui ne nous laisse les maîtres ni de lui ré^ster, ni dé lui refuser notre

DE BUNÉRiXOGIE. 435

confiance, parce que l'empire qu'elle exerce est fondé sur l'évidence qu'elle imprime à tout ce qu'elle touche.

Oe n'est pas que les déterminations dont il s'agit soient toujours fixées sans retour ; mais lorsque cela n'a pas lieu, c'est parce que l'imperfection des objets n'a pas permis d'y appliquer assez exactement des principes certains en eux-mêmes. Il vient un moment où , mieux secondé par l'observation , on rectifie ses premier^ résultats, en se servant des mêmes principes; et les corrections, loin de faire naître des préjugés contre eux , en deviennent la meilleure apologie.

Dans tout ce qui précède, je me suis borné à considérer sous le rapport delà Cristallographie , laques'^ tion qui a pour but de circonscrire dans sçs véritables limites l'espèce dont le pyroxène est le type. Mais cette question a un autre point de vue qui est tourné vers la Chimie, et sous lequel^ je l'avais dé)à présentée dans mon Tableau comparatif, pour essayer dç prouver que les résultats des analyses des diverses substances que j'ai réunies au pyroxène ne s'opposaient point à ce rapprochement. Les progrès qu'a faits plus récemment la philosophie de la même science , et dont on est redevable en gnande. parjtie aux importantes recherches de M. Berzeliujs , n'engagent à revenir aujourd'hui sur l'objet dont il s'agit; et c'est dans l'ouvrage même qu'a publié ce savant illustre , sous le titre de Noui^eau système de Miné-

ralogie , que je puiserai les motifs qui me paraissent ajouter une nouvelle force à l'opinion où j'étais que ^défaut d'accord , au moins apparent, entre les deux sciences, provenait , non pas de ce que la Cristallographie s'était trop pressée , mais de ce que la Chimie se trouvait encore en retard vis-à-vis d'elle.

M. Berzelius n'a pas fait entrer la coccolithe, la sahlite, le diopside, etc., dans la série des espèces qu'embrasse sa méthode. Le pyroxène seul y est indiqué comme formant une espèce particulière (*). Le savant auteur explique , dans les notes placées à la suite de sa Méthode , les raisons qui l'ont engagé à supprimer, au moins pour le présent, les autres substances. 11 est même porté à croire que ce qui est déjà arrivé par rapport à d'autres minéraux dont la Chimie a fini par sanctionner la réunion indiquée d'avarice par la Cristallographie, pourra bien se renouveler à l'égard de ceux dont il s'agit ici.

Daris cette hypothèse, les divergences qu'ont offertes leurs analyses, devraient être imputées a des mélanges de matières hétérogènes : sur quoi j'observerai que M. Berzelius ne considère pas ces sortes de mélanges comme les résultats d'une réunion fortuite de molécules étrangères, qui se seraient interposées çà et là entre les molécules propres à la substance dominante de celle qui imprime au tout son caractère géométrique. Ces molécules, en vertu de leurs

{^) Nouveau Système de Minéralogie, p. a 16.

atti^actioDS réciproques ^ formant des composés particuliers, dont chacuD! q^t soumis au principe des proportions dédnies, aussi bien que la substance principale ^ en sorte que , pendant la fonpnatipn du minéral^.tOut naarcbe confprménient auxlQiç' invariables de l'affinité , soit dws l'ensemble , . .soit dans.; les détails. . .

En appliquant cette belle idée aux diverses substances: que les différences entre leur^ caractères, telles que la couleur, le^ tissu, la transparence j 6tc. , ont £iit séparer du pyrqxène, on trouverait laiCiEinsp de ces différences elles^rinçmes dans l'influence des çon^ppsans additionnels,, unis à la substsmce' doini)- Qj^u^te. Les variation^ que subissientles fijtmes'des mejiiaes substances, daps le >noiBb]:(@ et: les. positions r,e)^e3Ctiyes, de leurs Êicp^,ijet au liuilieu: dèscpieUjBs leur forme primitive commune persistarailt sailsccaiicune altération , seraient dues à la même influence qui aurait modifife aë'mvëfSé^ mïm les lois de décroissement auxquelles avaient été soumises leurs» molécules intégrantes en se réunissant.

Ç^p^^ji» Vvq^elqxwproJ^ T^ev^

zelius la justesse des rapprochemens dont il s'agit, il pense qu'on ne^ott^^pa^'re^ï^iéi^jb'chose comme dé~ cidée, avant qu'on ait pu concilier les résultats de - rtitialyse cbittoi^é^î^ céù* W& t?^^ titië'cr6ît*pWm^

•le défaut d'accord '6ur semblerait exister' entré elles dàn* le ctts où l'ariàTy&'ichimiqué aurait démôlitrë,

d'une manière évidente, une diyersitë de nature entre quelques-unes des substances citées; et il propose une explication qui semble être indiquée par l'analogie de plusieurs -autres substances, dont les molécules intégrantes, très distinguées par leur nature, ont absolument la même forme.

Depuis la publication de son Système ^ M. Berzeli'us a émis sur la constitution des minéraux une nouvelle opinion , qui tend à confirmer l'expUcation précédente. J'ai discuté avec soin ceite opinion dans les préliminaires de cet ouvrage ( tôine I , page 27 et sui- '^antes)y^ je ne reviendrai point ici sur les raisons qui m'empêchent de l'adopter pour le moment, et qui me font maintenir la ihatiière de voir que j'ai exposée dans lé Tiraité de Cfiètallogràpfaie ,' et sur la- :quelle::)e me trouvais alors d'accoird avec M. Berzeliuskd-ihémè.-

•h' ■ 1 y:» ,:.î:T:7îriVfyi*fi^,ffM*,t<v.*r^ ..;.ÎJ.:

WOJLLASTONITE. *

Çûnjo^r^ $féoifique8\

,r.,t'.yr. ^ «l^CtfrTLAVWf CO'«'01#lSU»#WDrC«C7<^kl • ''• *

rectangulaire: ( fîg. 120), dans leqi^el 4'4nfi4^iH3^ 4e M sur M est de 92^ i&'., ,et celle jde ,Ç »W |f. de 1.39^ 4^^ L'arête C est perp^diculai|:e mr. Q. ]Les

joints naturels parallèles aux pans M sontitràs.senûii>les; les [oints obliques à l'axe s^apiérçoÎTent k une vii^e lumière (*). : . . . i •

]\|i>14cple intégralité : tétraèdre hënûrsym^triqtie.

Caractères physiéju^^ PesaaV • $péçî^ue ^ 2,86.

I)ur^U. Teindre et xpka\Q friable*

Phosphorescence. Elle luit dfM^s TobsOurité )iM>^ qu'on la gratte avfeç aine ^o&Ate d'amer, r:' . .

Couleur. Le blanc-grisâtrjÇ» . • •./'. .

Caractères chimiques, ^iSise dans l'acide nitrique^ elle y lait eSerTescence pendant uii iniitâni, et ensuite elle s'y divise en grains qui restent aii fond de la liqueur. ExpOisëé sur te bbarbon à l'action du chalumeau , elle exige un feu très ardent pour se fondre sur les bords, en bomlloiinant un peu.

Analyse par JU^pmtb (Bçyt^ t. UI, p. 291):

Silice. . . • • .••.•••••• 5a

Chaux sans acide carbonique •• • ^S ' Eau 5

lOO.

jâunptations.

Je n'ai encore observé que des fragméns de cristaux de wollasjbonite ,. qui qi'ont paru confin^er

(*) Soit nghl (fig. 121) le nièine ûctaàdre ^e Ëgure 120» Menotts leà diàgonalea aK^ hn, qjax se ccmjj^àt èû c; ptuk h perpendicidàxre cr sur Vârète bg-, nous fer6né ' ra où

tht=± y \Z y he OM cn'=. y \:t ^ cr'=.\ r 7«

44o TRAITÉ

les mesures que j'ai données plus haut. On en a cite de réguliers , qui offraient le cqntour d'un prisme hexaèdre. La woUastonite se fxouYe en véiHes à' Dognatska, dans le Batinat, ëll'^'elle est accompagnée d'une chaux carbonatée lamellaire bleuâtre, qui contient des grenats verdâtres; au Vésuve, dans la chaux carbonatée compacte, avec amphibole noir lamellaire ; et dans une lave, à Capo di Bove en Italie.

SILIŒ COMBINÉE AVEC L'YTTRIA.

;■ ' ESPÈCE unique; ■ •■ ' ,•: ,' .

GADOLINITE.

Caractères spécifiques.

Caractères géométriques. Cristallisation susceptible d'être ramenée à un prisme oblique rhc«nboïdal (fig. 122), dans lequel Fincidence de M sur M est de 109^ 28' (*).

Caractère auxiliaire» Soluble en gelée dans l'acide nitrique étendu d'eau et chaufiFé.

•.i.».".»"ii^""^*".."^"""."."".^"*""* 111 II II III m-m^mm^

(^) La ligne menée de l'extrémité supérieure O de Faréte H sur Vextrémité inférieure de l'arête opposée^ est perpendi-

culilire 9ur l'une et l'autre. Si on la désigne, par y 3; l'expression de H sera 2 ,, et celle dç la dis^onale qui Ta de E tn E sera 4.

DE MINÉEALOGIE. 44i

Caractères physiques. Pesanteur spécifique^ 4*

Dureté. Rayant légèrement le quarz.

Magnétisme. Sensible dans une partie des morceaux.

. Cassure. Vitreuse , quelquefois esquilleuse.

Caractère chimique. La gadolinite se décolore dans l'acide nitrique , avant de se convertir en une gelée qui est épaisse et d'une couleur jaunâtre. Au chalumeau, elle décrépite, et lance au loin des parcelles qui paraissent embrasées ; mais si l'on, a pris la précaution de f^piire rougir le fragment dans la flamme de la bougie , il subit ensuite l'action du chalui^eau sans décrépitçi: , devient d'un rouge terne mêlé de blanc , se fendille , çt jie se fond pas.

Si cep^dant le fragment est très petit, quelques parcelles se fondent, avec ua léger bouillonnement, en verre sjpongieux,

Traitée'' avec le borax, elle le colore en jaune de topaze , qui s'affaiblit par le refroidissement; si l'on ajoute une plus grande quantité de gadolinite , le verre prendiiùne couleilr pltts^foncéé^^siÂS. devdûiir opaqiie^' ét^iee quin'aipas été dissom reéte'Uandy i •>PpenMèi^idnalyi«, par; M^£kébergr -^ •>>!»r 'J»

•••*■•. Yttria.. •:.•;.•;': .•;ir;'. .'. '"47)'^ '' ''"•''*'* "-"'

' ..•;•, Silice»'. »'•.'.•• <.iv.i.f.;j'i.'. .35,0 .'•{: / 1. >•>([<;;

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44» IIIAITÉ

Seconde analyse , par Vauquelin :

. Yttrîa 35,a

Snîce 25,5

Fer 35,0

Oxide de manganèse .... 2,0

Chaux 2,0.

Eau et acide boracique ... i p,5

iVoisième analyse, par Klaproth (Beyt. , 1. 111 p. 65):

^ Yttna »• .• ..^è ••«••••. • 59^7^

• Silice*.. *..**.... 21,25

Oxîde noir de fer..^... 17,5

' Altiooiine. é . . • 0,5

Eau • 0,5

- • ' ; Perte....... .• 0,5

>^ràctèr&4^élimmigiicn. Ses indicatioacis^ i**. dan3> ryttrotaintàle et Tallanite. Us né se résolvant pas en gelëe dans Facidé nitrique comitie la g^idolii^ite. 3*. Dans le fer chromaté.. Sa. cassure n'ei point un aspect vitreux jcomme celle 4e la gadoKnite ; il ne 5e résout point en gelée dans Facide nitrique ; il communique iiu v^re de- borax , par la i^ion , une couleur veite, et la gadolinite -une douleur jaune. 3*. Dans l'ui^ânè oxidulé, dit pecherz. Il a une pe-

sànteaf spécifique plus grande dans le rapport d'environ 3 à^!2^il n'a point la cassure vitreuse oooSuà^ là gadolihlte, et ne forme point de gelée dans l'acide nitrique. 4'' • Dans l'obsidiénne-hyaline. Elle a une pesanteur spécifique moindre dans le rapport d'environ 3 à 5 j elle ne donne point dé gelée dians Facidé nitrique conune la gadolinite^ die n*a^t point non plus, comme elle, sur le bsbrreàu' aimanté ; enfin , elle se fond beaucoup plus aiséokait.

VARIETES

FORMES DETEIIMIMABIJ£$.

Quantit4$ composantes des signes représentaiifi*

MOP'G'fÇ».

Cmihihaisôm <Anq â cinq. ''-'

j , .1 . .Qa^Unite sexdécii^ki. ' G'^Q'MBO ^(fig. i ;ï.^). • ■ A YtteAy- ètt' Saèdë.- ' ■•.•■• ' >'•* -'•=^'>!

-t. -'fin;:^.-;;): ;•{. •; ... ■■■■ » ;; ..-; -• i «^r^ >.:,;, ^-j 7,!

Couleurs. H s v

-;;; .^(WJe > '^i^^flÉi, !.,.,.■.■., il., j-, ;,;.., .;•„...,.•: ..;> Je »priîaQfeç.p»s4p|ie4'rei».^,.«ft(Kife,(sit4:4e imm^

j'ai déduit mes mesures ont été. faites sur un frag-

ment de cristal que M. Ekeberg aenyoydà^M. Vaaquçlin , qui ^. bi^p. voulu en disposer en ina &vetir. En l'examiBanjt avec attention^ ji'^, trouyi q[u'il ne s'agissa)yt; que ^^ doubler ou. 4e.^a<brupler^par la . prenséei, les différentes fa^çps- qu'il, pré- ^n|te> pour avoir, une forme complètç;. ;J^,^ nieoie eiâs^yé 4'appliquei:,:à cetfie formée la théprie des dé- Oroisseinens. .^

.^ cmtal !(%.«, a23r) est un prisme à , dix pan^, terminé par des sommets à trois faces, dont deux naissent sur des. àrétés dbliquesr, à l'extrémité des pans r yV ^ et la troisième est comprise entre les deux précédentes.^ .-.•*:

J'ai considéré les pans M, M comme appartenant à là forme primitive, que J'ai sùppiosée être ceprisme rhomboïdal oblique; l'incidepce de M sur M, donnée immédiatement 'par * l^bb^ervation , est d'environ I [o**. De plus, j'ai supposé qu'il en était de ce prisme comme ^dçt, l^.fprBie pri l'amphi-

posé, est perpendiculaire sur ')^3' d,WX,.,fr^};py; ^tte hypothèse m'a servi à déterminer la longueur de l'arête H. vnuvAv. o'j

Or, en cherchant, d'après ces données , des lois de décroissement qui s'accorddiSiiBWt â^eo léà^ 4ncind^nbes des faces les liôési^te* feUtl>tiiVf à^^ ttduvé 'qiié' l^ii' aV'âit ^er t^&ultlàt^ xpii; Ine pàirai^Ëiieiit pas

s'éloigner beaucoup de l'observation , en adoptant le signe représentatif cité plus haut.

Je crois prudent de ne regarder ceci que ' comme une simple ébauche , et il serait possible qu'il y eût des corrections à faire dans mes résultats , lorsque l'on aura des cristaux de gadolinite d'une forme plus coniplète' et mieux" prononcée.

Formes indéterminables.

Gadolinite amorphe.

Annotations.

La gadolinite a été découverte à Ytterby en Suède, dans des filons de feldspath coupes par des veines de mica. M. Gadolin, ayant examiné chinii- <juement cette substance, y reconnut l'existence d'une nouvelle terre , à laquelle M. Ekeberg a donné depuis le nom d^yitria , dérivé de celui d' Yttèrby ; et quant au minéral qui renferme cette terre, U l'a appelé gadolinite en l'honneur du savant à qtd la découverte en est due.

La gadolinite, comme je l'ai dit, se convertit en gelée dans l'acide i^itrique étendu d'eau et chauffé. Je vais, à cette occasion, entrer dans quelques détails sur la manière d'employer en général ce caractère, dont j'ai fait une sorte d'étude, et que je regarde comme assez im(K)rtant , parce qu'il tient k

la nature intinie des substances qui le présentent, et parce qu'il peut suppléer, jusqu'à un certain points au dé&ut de la forme cristalline^ pour, aider i reconnaître ces substances.

Pour vénâer d'une manière simple et e;x^péditive la propriété d'où dépend ce caractère^p réduis en poudre un fragment de minéral que je yeuiL éprouver; je mets cette poudre au fond d'une cuiller de platine ; puis ayant rempli la cuiller d'acide nitrique, je la présente au-dessus d'un charbon ardent jusqu'à ce qu'il y ait ébullitipn..;^e laisse ensuite reposer la cuiller jusqu'à ce que l'acide ne donne plus de fumée^ Si je vois qu'il soit pris tout entier en gelée, il n'y a aucune équivoque. Mais il arrive quelquefois que la poudre est restée en tas au fond de la cuiller , et alors , dans le cas où elle serait susceptible de se résoudre en ^elée , il &udrait faire chauffer Pacide à plusieurs reprises^ et en remettre de nouveau , jusqu'à ce que la gelée' fût formée. Pour abréger l'opération , )e porte :au fond de la liqueur le bout d'une allumette , comme pom: remuer la poudre. Alors de deux choses l'une; ou bien la poudre adhère à la cuiller, et, en la détachant au moyen de l'allumette, on la voit se mâler à l'acide et se prendre en gelée ; ou bien elle est mdbile au foi^d de là, cuiller, et ne se mêle point à l'acide quand on la remue , et c'es>t une preuve que l'acide n'agit pas sur elle. J'aurai l'oc-

easîon de citer plusieurs autres exemples de IWentage que présente ce caractère , que j'ai entendu accuser à tort d'être vagiieet insignifiant.

Divers échantillons de gadolinite , dont "nous sonunes redevables ^ M. YauqueUn et moi , à la générosité de MM. Abilgaard, Msmthey et Neegaârd^ nous ont mis à portée d'en étudier les caractères. Dans l'analyse que M. Yàuquelin en a faite , et qu'il a même recommencée, il a trouvé une perte d'environ 10,5, dont il a recherché la cause, et qui lui a paru devoir être attribuée principalement à l'eau que contient la gadolimte , et à une petite quantité d'acide carbonique. U a reconnu que l'yttria avait des rapports avec la glucyne découverte par lui-même, mais qu'elle en différait cependant par plusieurs propriétés d'une manière assez sensible pour mériter d'être regardée comme une terre particulière.

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