Fçr sulfuré ferrifère* Poiic de la vertu mSr lue
6o TRAITÉ
3. Per sulfuré arsenifère. Fer arsenical pyriteax ^ Traité de Miner. , première éditicm.
4- Fer sulfuré aurifère. Au Brésil et en Sibérie^ où il accompagne le : plomb chromaté ^ et où il est devenu un objet d'exploitation à cause de For qu'il contient.
Relations géologiques.
liC fer sulfuré répandu dans la nature avec une extrême profusion, appartient à toutes les espèces de terrains. Seul il constitue quelquefois des roches subordonnées au gneiss, au mica schistoïde et à l'amphibole schistoïde.
On le trouve aussi engagé accidentellement dans des roches plus ou moins anciennes; il existe communément, ainsi que le fer sulfuré magnétique (magnetkies), dans le diorite, ce qui fournit un ca*^ ractère géologique pour distinguer cette roche de la siénite , où les mêmes substances se rencontrent , au contraire, assez rarement. Il est disséminé en^ cristaux ou en grains , dans le marbre de Carrare , ou dans la dolomie du Saint-Gothard. Il se présente sous la forme de l'octaèdre régulier, dans le même talc qui renfenne le fer oxidulé primitif, à Fahlun en Suède. Il abonde en beaucoup d'endroits dans l'argile schisteuse qui recouvre les houilles, ainsi que dans les houilles elles-mêmes. Les schistes tégixlaires ou ardoises en contiennent fréquemment des cristaux cubiques.
Le &r suHurë forme quelquefois seul des jfîlons , et souvent il y acoompagne d'autres substances métallicpes ou d'autres mines de fer. On le rencontre ausd adhérent au cuivre pyriteux y avec lequel il finit par se méW, en lui communiquant sa teinte d'un jaune élevé. Il n'est pas rare non plus de le voir associé au fer spatbique. A l'égard du fer sulfuré radié j que l'on trouve dans les carrières de craie, il appartient, au moins en grande partie , à l'espèce <jue je vais bientôt décrire sous le nom de fer sut" furé blanc.' Celle que nous considâ'ons ici se pré- ^sente aussi quelquefois sous la forme de masses gto- ^buleuses radiées, qui probablement ont le même •pssement ; mais il paraît qu'on les rencontre beaucoup plus rarement.
Annotations,
De toutes les substances métalliques auxquelles on a donné le nom. de jfy rite y le fer sulfuré est celle qui parait l'avoir porté la première. Ce nom , dérivé d'un mot grec qui signifie y^2^, lui est venu de ce qu'il donne •des étinoelies par le choc du briquet; et comme l'étincëUe est accompagnée d'une odeur sulfureuse^ le fer sulfuré , surtout celui qui est en masses sphériques rayonnées y a été appelé aussi pierre de foudre ou pierre de tonnerre ^ parce qu'on s'ima- ^ginait que c'était la foudre elle-même qui était tombée sous cette forme. \Jne autre erreur , dont il y a
fô ÎÏIAITÉ
hombré d'exemples , est celle qui a feit prendre desF morceaux de ce même fer sulfuré nouvellemeût . cassé) pour de l'or, ffar deshomtties que l'appât du^ ^ahi ^ pint au défaut dé lumières , ' rendait à* là foûprnmpts ii se laisser séduire et difficiles à détrom-^ per. Le mica }âune a souvent occasionné des mé<-, prises semblables. On pourrait dire de ces -deux sub^ stances, que ce sont les* mines d'or de l'Ignorance.
Lefer stîlfbré a été eottnu des* anciens? sôus ce' lûéme nom de pyrite. Pline dit que les ^ militaires ' Femploy aient potir aUumer des feux^ en- le frappant avec un mœ^eai^ de fer,. et en r^^vaht les ëtin-^ celles stîr une matîèrle sdufiréé y -on ^ût des feuillages^ (tes secs. Ëfiectiveilie»^, si l'oà substitue un'' mor«ceau de pyrite à la pierre à fusil , lorsqu'on * veut ' Êïitipe le briquet, on obtient du feu aveô une grande' facilité; dans ce Cas , ce soiit \ts particules de la py^ rite qui, détacbées parle choc dePacier, deviennent?' incandescentes et âUument l'amddou;
Lefér sulfuré', qui joue déjà un si ^grand rôle^ns^ ta nature', pôr son abondance et par la diversité des formes sous lesquelles il* se préseltite, est, de plus<, une des substances doût la décotnposition domie lieu à un plus grand nombre de phénomènes diversifiés. Cette décomposition se fait de manière que ] es cris^ taux de fer sulfuré perdent leur soufre et conservent leur forme.
A l'égarct de la coiiVersîôit du fer sulfuré eafer sulfaté, comme c'est principalement dansleS'^crisv-'
DÉ MilîÉ«ÂtbGIÊ. 6§
4SStux du fer sulfuré blanc qu'elle a lieu', fy re-^ viendrai en décrivant cette espèce. Mais les phéno* nènesque je vais ajouter étantcommuns aux deut «ubstanoes, je les réunirai-' ici dàits'tiiie même vue.
Il arrive 'souvent que le fer provenu de ladécom^ |tosition du fer sulfiiré est remanié parlée eàu^, qui' l^ntrainent et le déposent en différen's lïeux ; c'est -ce qui a donné naissance à- utie partie des mines' de fer .oxidé nommées' oer<9«' et hématites ^ et à cette immense quantité' de fer en grains qu'on, nomme mines de fêr" de trùnspoH ou à^nîluinon. Ici là destruction opérée par la nature tourne au profit de fîiomine; en vaiù exploiterait-il directement le fer sulfuré, il n*en obtiendrait qu'un fer de très m«iuvaise qualité. Les agens naturels décomposent tous ces cristaux si éclatans de fer sulfuré; ils les con- V€rtisseiï& en une rouille sale et impure, et cette matière , si vile en apparence , devient un présent tneslîmable pour l'homme, qui, par une autre espèce de métamorphose , la change en uu'fèr d'excel* lente qualité.
'Les us^agés dû^fet sulfifré^ dans son él^t naturel , sonf farès bornés. Ce qu'on appelle marcassite dans lié 'commerce, n'est atitré chose qu'un fer sulfuré uni à une petite* quantilé^de cuivre, dontoti fait des chatons de bagues, des boutons et auttes ouvrages du même genre. Oh se servait" autrefoié du fer sulfuré pour arméf lès carabines, avant que lé qp;iar2-agatô , liemmé pierre d fusil y fût employé à-'
cet usage; et c^est de là qu'est venu le nom de pierre de, carabine que l'on a donné au fer sulfuré. Ce qu'on appelle miroir des incaa est une plaque de fer sulfuré qui peut faire la fonction de miroir , à raison du poli que l'art lui a donné. On a trouvé de ces plaques dans les tombeaux des princes péruviens. On sait qile c'était une coutume parmi ces .peuples, d'enfermer dans les tombeaux de leurs sou- ' verains leur or, leur argent, leurs meubles et tout .ce qui avait été employé à leur usage , et le miroir qui avait servi à leur toilette n'était pas oublié.
SIXIÈME ESPÈCE