‹ Traité de minéralogie. (Conseil des mines). 4 tom. [and Atlas]Chapitre 25 sur 158 · PREMIER APPENDICE · texte numérisé non relu

PREMIER APPENDICE

Fei- oxidé noir vitreux. Rayant . légèrement le verrej pesant, spécif. 3,2. Poussière jaune , comme

ccdle des autres variétés. Exposé à la flamme d'mie bougie, il devient magnétique sans se fondre , comme la variété suivante. 11 accompagne le fer oxidé brun j ce qui semble prouver qu'il tire de lui son origine.

Fer oxidé résinite. Eisenpecherz , W. Ce minéral est d'une couleur brune ou jaune-brunâtre, jointe à un luisant qui lui doime l'aspect de la résine. U est très fragile et s'écrase facilement par la pression de l'ongle. Sa pesanteur spécifique est de 2,3. Isolé et firotté , il acquiert l'électricité résineuse. Exposé à la flamme d'une bougie, il décrépite; mais si l'on approche le fragment avec précaution, de manière à éviter l'effet de la décrépitation , il se fond et devient attirable. Mis dans l'eau , il s'y divise en grains sans se dissoudre : des environs de Freyberg.

M. Klaproth a trouvé que cette variété était com-^ posée en grande partie de fer avec de l'eau, et environ ^^ d'acide sulfurique qui parait ne s'y trouver qu'accidentellement. Du reste , elle se rapproche de celle que j'ai appelée ifitreuse, et qui semble o£Edr le passage entre le fer oxidé brun et le fer oxidé résinite dont U s'agit ici.

Relations géologiques.

Les gissemensdu fer oxidé, considérés sous le rap-'^ port de la Géologie, remontent beaucoup moins haut dans la succession des époques auxquelles correspondent les différentes formations^ que ceux des

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mines du mâme métal c{ue fai déoriles précédemmenty. et ils deacendent jusqu'aux formations les plus récentes.

Les variétés qui ^ présentent les premières occupent les térrâûHis ^e^ l'on a lioBomés strùtif ormes , et que d'au&es'Oni appelés secondaires^ ; savoir^ ùeux qai teaSerùxent de ncfabce^x débris d'êtres organiques. Tel est le fer oiidé hématite qui li^nxi:^ des Coucheâ dans les t^nrains^ oôoupés par la efaaus earbox^atée compacte, que Fou a dië^ignéé sous les nom» de zeohstein et de alpénialkstein. Le fer oxidé masa£ a des* gissemena analogues à cenfes de cette même variétés Tel est encore le fer olidë g^cxtique qœ FcQB i^nconrtFe en amas plCDs ou mimis e<Nii^derables, dans des conthes argileuses, 6ù il' est quelquefois» a^àcotnpagné de bots biiuminetix. ' C'est à cette même sâiie' que se rapporte aussi le "Sot cnAé globtilifemio que VôU trouve en couches ou nài amas,, prindpaleaosen't dans' des terrmos calcaikfes.

*kid^ndàÊCàmenli de ces variétés ,: il en est d'autres qui ne sont pas susceptibles d'éti^e rangées dims la méthode minéralogique, comme étant trop mélangées de matières hétérogènes et n'ayant rien de fixe dans leur composition. Elles sont, à l'égard des espèces métaUicj^iieS', ce que soM les argiles et les marnes par rap^ott ans espèces pier^èuses^ Je ne laisserai pas de donner ici une idée de ûes variétés que Pon retrouvera à leur véritable place dans la

distribution minéralc^que des roches , qui termine cet Ouyrage.

La première variété est le fer oxidé massif ai^lilère. Geineiner thoneisenstein ; ordinairement d'un gris jaunâtre, ayant une cassure tout-à'-fait mate et terreuse. Il en exi^e deux sous^variétés.

Le commun qui est plus tendre et dont l'aspect est plus terreux.

Le jaspoïde; plus dur, ayant une cassure plus unie et un aspect semblable à celui du jaspe.

On le trouve alternant avec des couches de schiste secondaire et de schiste bituminifère. Brochant, Traité de WSnér., t. II, p. 277,

Une deuxième variété est la substance nommée terrerd^omhre , parce qu'on en trouve dans la partie de l'Italie, nommée Ombrie. Sa couleur est d'un brun semblable à celui qu'on appelle bistre. Sa cassure est unie et terne ; on s'en sert dans la peinture, et on l'emploie pour la coloration de la porcelaine. Je lui ai donné le nom de fer oxidé cirro- -graphique, c'est-à-dire qui peint en roux. On n'a aucuns détails précis sur les gissemçns de cette variété.

C'est aux terrains d'alluvion qu'appartiennent trois autres variétés, dont on attribue l'origine aux dépôts successi& que les eaux ont formés des parties ferrugineuses qu'elles tenaient en dissolution. Brochant, t. II, p. a86.

L'une est le fer oxidé des lacs ( Morasterz ). Il est

d'un brun jaunâtre qui passe au rougeâtre^ Sa tel^ ture est conune caverneuse. U est très tendre et souvent friable. U se dépose continuellement au fond des eaux stagnantes, en sorte que quelque temps après Favoîr recueilli, on en trouve de nouveau.

Une seconde variété est le fer oxidé des marais (Sumpferz). Sa couleur est mélangée de jaune-brunâtre et de brun-rougeâtre , mais plus uniformément que dans la variété précédente. U est aussi moins tendre; ses cavités renferment quelquefois du fer phosphaté terreux.

La dernière variété çst le fer oxidé des prairies (Wiesenerz). Il est d'un brun-noirâtre qui passe au jaune - brunâtre , surtout aux endroits où il y a des cavités. Il est plus pesant et a plus de consistance que les variétés précédentes.

On suppose que les différences qui existent entre ces variétés proviennent des changemens que le lieu lui-même a subis (Brochant, t. II, p. 286) ; c'est-àdire qu'il a commencé par être un lac , qui s'est converti en marais par l'écoulement des eaux qui le formaient, et que, par succession de temps, le marais est devenu une prairie, en sorte que le fer oxidé a participé lui-même de ces changemens, en prenant successivement des teintes plus foncées et en se durcissant à l'aide du dessèchement.

jinnotations.

Le fer oxidé parait devoir son origine à l'altération

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ou à la décomposition des autres mines de fer, et en particulier du fer sulfuré. L'oxide qui en est résulté a été ensuite charné par les 6aux , qui tantôt Font introduit, au moyen de l'infiltration, dans des cavités , où il a produit des concrétions , et tantôt l'ont déposé en masses irrégulières ou sous une forme pulvérulente à la surface de différons terrains. C'est de toutes les substances métalliques celle qui est répandue le plus aI>ondamment dans la nature.

Plusieurs minéralogistes considèrent aujourd'hui ce fer comme le résultat d'une combinaison intime de fer o:8Lidé et d'eau ; ils l'appellent en conséquence fer oxidé hydraté, J'obseiverai cependant qu'une grande partie de ses variétés se trouvent dans des lieux hiunides, et que Brisson, ayant voulu peser spécifiquement celle qu'on appelle hématite brune, a trouvé qu'elle s'imbibait d'une quantité d'eau dont le poids était égal à ^ de celui du morceau soumis à l'expérience. Cette observation qui annonce dans le fer oxidé une faculté hygrométrique ou une tendance vers l'imbibition, m'a engagé à placer un point de doute après l'épithète dihjdraté^ jusqu'au moment où il sera démontré que l'eau est un principe essentiel à toutes les variétés de cette substance.

Le fer oxidé est souvent mélangé d'argile et de matière calcaire, et alors il passe aux substances que l'on désignait autrefois sous les noms d! ocres et de bols, et dont l'aspect a de l'analogie avec la rouille qui se forme à la surface des instrumens de

fer. On trouve aussi de ce fer rubigineux qui est voisin de l'état de pureté, particulièrement à côté de certaines h^atites brunes.

Les géodes ierrugineuses de cette même variété ont été nommées, comme je l'ai déjà dit, œtites ou pierrèa d'aigle , d'après Fopinicm ridicule que les aigles en portaient dans leurs nids, pour fecir liter la pcmte. Quelques auteurs ont cru que ces géodes étaient originairement des pyrites qui n'avaient &it que changer d'organisation par les altératicms successives qu^^vaient subies les différentes couches dont elles étaient formées ; mais le sentiment le plus général est quéfla matière pjriteuse a été remaniée par un liquide qui a p/oduit la géode, ixmmie d'un second jet , en lui fournissant des couches qui se sont arrangées successivement autour d'un centre commun. Suivant cette hypothèse, les cavités qui existent dans l'intérieur de la géode, soit au centre même, soit entre le centre et les couches extérieures, lorsqu'il y a un noyau, sont l'effet d'un retrait occasionné par le dessèchement.

Le fer oxidé noir vitreux, analysé par M- Vauquelin, a été découvert, dans le département du Ba&-Bhin, par M. Delcros, ingénieur-géographe du départanent de la guerre. Il y est adhérent à un fer oxidé brun, et provient du passage de celui-ci à une nouvelle modification occasionnée par la présence d'une certaine quantité d'eau.

Le fer résinite , analysé par Klaproth , provenait

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de la mine de Rust Bescheerung y près de Freybei^. Il renfenne plus d'eau que la variété précédente, et d'après le résultat obtenu par ce célèbre chimiste, ce serait un fer sul&té avec excès de base; mais comme le fer oxidé provient souvent de la décomposition du fer sulfuré, il se pourrait que ce dernier minéral lui fournit , dans certaines circonstances , une petite quantité d'acide sulfurique , dont l'influence, jointe à celle de l'eau, lui fît prendre un nouvel aspect. 11 me semble que nous n'avons pas encore de raison suffisante pour croire que l'union du fer avec l'eau et l'acide sulfurique établisse, dans le cas présent, un nouveau point d'équilibre, tout différent de celui qui a lieu dans le fer sulfaté ordinaire. J'ai donc cru devoir placer la substance dont il s'agit, par appendice, à la suite du fer oxidé, en attendant que nous ayons acquis des connaissances plus développées sur sa formation.

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