‹ Traité de minéralogie. (Conseil des mines). 4 tom. [and Atlas]Chapitre 37 sur 158 · Massif. C'est ce que l'on a appelé éiain ew roche · texte numérisé non relu

Massif. C'est ce que l'on a appelé éiain ew roche

Relations géologiques.

L'étain oxidé est un des métaux jiônt l'origine est régardée comme très ancienne par les géologues. Suivant M. Jameson , il vient immédiatement après

MlKÉR. T. IV. II

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le titane^ qui ne le cède qu'au molybdène en ancienneté. Il existe dans les granités, sous la forme de filons^ et diverses espèces de rocbes, surtout le mica jschistoïde, en renferment des masses si considérables, qu'elles lui ont fait assigner un rang parmi les rocbes proprement dites.

On a remarqué que les filons d'étain oxidé traversaient toujours ceux qu'occupent les autres subjstances métalliques, et n'étaient point interrompus par x^es derniers ; ce qui sert encore à prouver l'ancienneté de Bon origine.

.Les mines qui le fournissent avec plus d'abondance ^ sont^^elles de Schlackenwald et de Zinnwaid

■cia BobéoiÊ , d' Altenberg et d'Ehrenfriedersdorf en &aKe, et œUes du comté de Gornouailles en Angletecre. ,

Nous trouvons aujourd'hui en France ^ où l'étain <mdé s'est fak chercher pendant si long-^mps , un exempte de TexisteBce de ce minéral dans le gra-^ nite, aux environs de Nantes. Il est engagé par petites masses dans le quarz ietide attenant à ce granité. On trouve aussi l'étain oxidé en masses roulées ou en grains disséminés dans le sable qui avoisine le même granité.

Parmi les autres roches dont se composent principalement les terrains qui environnent les .mines d'étain , la plus remarquable est le Graïseu^ dpnt les ingrédiens essentiels sont le iquarz et le iwQ»^ sow

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â>niie de graine entrelaces. Cette roche domine dans le teiTaw de ZîhnUrsdd.

Cast danis uoe roche de la même nature qu'est disséiowé l'iétaia oiid^ de Y autry , dans les moati^es. da Blois , aux environs de Limoges. Mais c'est surtout dans les petits filons de quarz qui traversenl; la roche dont il s'agit , que se trouve l'étain oxidé. Il «'y mo&tre/ à certains endroits, sous la forme de cristaux 9 dont quelques-uns appartiennent à la v;ariété que j'ai nommée bissexdécimale , et d'autres sont des hémitropies.

Dans le comté de Cornouailles , oii l'on trouve l'étain d'Angleterre, ce minéral est situé au-dessus d'une roche di^^ûée roche métallifère j et à laquelle Kirwan a donné le nom de Kilias, A en juger par les ^hantillons de ma collection, cette roebe serait un schiste mêlé d'une matière talqueuse , à laquelle il devrait une sorte d'onctuosité qui le rend plus doux au toudier que le schiste ordinaire ; l'un des morceaux est même parsemé à la âurfaoe d'une multi^ tude de lames talqueuses, qui semi>leàt êt^e les in* dîces dru mélange dont il s'agit. Mais comme hs cQchiesjSont 6u$oe|>tible6 i^mxe ^and^ variation d^ns leurs naanftènesd'étne, il faudrait avoir un plus grand nombre de npoi^ceaux de celtenci , pour bien juger die 6a «ature.

Les métaux qui accompagnent l'étain oxidé dans ses miaes , sont le schéelin ferru^né , le schéelia. calcaire, le fer arsenical, le fer arseniaité, le cuivre

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pyriteux , le cuivre arseniaté , et le molybdène sulfuré, le fer sulfuré, le fer oxidé, le cuivre natif; l'Angleterre et la France offrent la réunion de toutes ces substances métalliques avec Tétain oxidé; on en a aussi quelques exemples dans divers morceaux trouvés en France et en Allemagne.

Quant aux matières pierreuses qui adhèrent immédiatement à l'étain oxidé , je citerai principalement le quarz ', le mica hexagonal , la lithomarge , le tblc granulaire , le talc chlorite , la topaze blanche et la chaux fluatée.

Annotations.

C'est à M. de Cressac, ingénieur en chef au Corps royal des Mines , qu'est due la découverte de l'étain en France. Ayant observé, en 1809, dans la montagne du Puy-les-Vignes, diverses substances, telles que le fer arseniaté , le cuivre arseniaté , le schéelin et autres, qui. lui parurent, d'après l'analogie, offrir des signes avant-coureurs de l'étain, il visita avec beaucoup d'attention tout le terrain d'a- ' lentour, et enfin il rencontra un morceau mélangé de quarz et de schéelin ferruginé , dans lequel était engagé un petit cristal d'étain oxidé qu'il reconnut lui-même pour appartenir à la variété que j'ai nommée opposite^ il en a retrouvé d'autres de la même £3nne, et l'analyse a confirmé les indications de la Cristallographie.

La découverte de l'étain des environs de IVantes , faite en 181 3 ,^ était réservée à M. Diibuisson, pro- {esseur d'Histoire naturelle dans la même ville; c'est, pour ainsi dire, un couronnement de toutes les autres découvertes intéressantes dont il a été redevable à son zèle infatigable et à ses grandes connaissances , en parcourant les environs de la même ville.

Quant à Tétain oxidé des montagnes de Bloh, l'existence en a été constatée principalement par les observations de M. Alluaud , directeur de la manufacture de porcelaine de Limoges. On a trouvé dans le même terrain des trancbées conduites à ciel ouvert qui offrent la preuve de deux exploitations considéi*ables , qui paraissent avoir eu lieu à une époque très ancienne. On a ramassé près de ces trancbées des scories de fourneau qui contiennent encore de l'étain en quantité sensible. On a entrepris depuis des recberches dans la vue d'arriver, s'il est possible /à des filons ou à des amas d'étain assez abondans pour engager les mineurs à reprendrç les travaux de ces anciennes exploitations, et il y a lieu d'espérer que ces recherches que l'on continue de ùite dans ce terrain seront récompensées par un succès qui procurera à la France un surqroît de richesses dont le besoin se fait sentir plus que jamais: L'étain devenu un des tributs du sol français nous affranchirait de ceux que noiis payons depuis si

tôe TfcAlîÉ

l<mg-teâip ausL natkms ëtfangères pour nous le "ptocaret.

Lorsque f ai entf éprise de déterminer les k>i9 auitci[û€fUës eat soufflise la cristallisation de Fétain oxidé, léé seuls corps de cettd espèce qm, parmi ceux que f àyais à ma disposition , eussent des formes cristallines prononcées^ étai^Eit du nombre des hânitropies, où les faces des sommets sont engagées dans MA angle rentrant ^ et de plus se trouvent réduites, par )e groupement, à une petite portion de leur ▼étitable ét^idue. L'incidence de ces faces sur lea pmki adjaceïis me parut être la même qiaee celle qu'avait indiquée Rome de Flsle ( Cristallographie , t. lY, s«nt0 du 3* tableau, n* 26), c'est-à-dire de i35^, et je supposai en conséquence que l'étain oxidé avait iiti cube pour iotme primitive. Je ne dissimidax point cependant que cette hypothèse sepiblait contrarier h tliéoiie des autres substances qui ont un noyau cubiquffir , et dont tous les cristaux résultent de dé-« can»ssemeiis qui ont lieu de la taêaie manière sur WMB» les faces de ce noyau (Traité, i^ éditicoi, té IV^ p. t53). L'acquisition que )'ai flûte depuis de divers cristaux de cette substance, provenant du eomté de GomcroaîUes , en Angleterre , m'ayant en-gâ^é à reprendre mes recherches sur le même sujet, j'Ai fleuve d'abord que la vàHilaUe forme primitive était l'octaèdre rectaiigulaire , dont les feces ré* poitdeut à celles du sommet <ie la vsuriété dodé-

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caèdre ( ci-devant pyramide ). Les joints qui doflK iienl eet oetai(ire sont erxlirèiiieinent soisibfoft., lovfqa'oii expose les. fractures de Féla^ omîdé k une vive Itiasière.

Le dëfiiut àe symëtrie, qui existe dans les pcnrtîes s)emblal)lemeiit situées sur les cristaux de k mâme substance^ m'avait fait pvésumer que peut-^étre y avait*il, entre les véritables incideiices et celles ^[oi dépendaient de la forme cubique, une différence trop petite pour être appréciée à Faide du gonid^ mètre (Traité, ibid. ) Les nouvelles mesures que j'ai prises sur les cristaux do0t j'ai parlé, m'oiit fiât reconnaître que cette différence était très appré* diable, puisqu'elle va jusqu'à deux degrés. Ëile avait été aperçue par M. Bemhardi, qui Fiodique dans un Mémoire sur différentes cristallisations, duinotthbre desquelles est celle de l'étain oxidé (Tasehenb* fiir die gesammte Miner, etc. , von Lecndutrd , t. lïl, p. 76). Mais l'octaèdre, adopté pour ferme prifla^ tive par ce célèbre cristallographe, diflfère de celui auquel m'a conduit le résultat de la division mécanique.

La correction dont il s'agit ici est doublement heureuse, soit en ce qu'elle écarte une exception que la forsie de l'étain paraissait souffrir dons l^by^ pothèse^ du cube , s<nt parce qu'elle rasnene k une concepticm très simple ht positicm du plan de jonc^^ tîon des deux pcNrtions de cristaux qui composent l^éiai» onidé hémitrope; car ce plan divise alors

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Toctaedre primi^tîf parallèlement à deux de ses faces opposées; Le parallélisme dont il s'agît y et que. je croyais n'avoir lieu que d'un€. manière approchée, devient rigoureux, d'après la correction faite auxangles primitifs. Dans l'hémitropie que représente la figure :268 , l'incidence de g sur ^ est de !i36^ 36', c'est-à-dire égale à l'angle que font; entre elles deux faces adjacentes sur une même pyramide du noyau, telles que P, P' (fîg. 253). Le calcul démontre que cette égalité est une propriété générale pour toutes les hémitropies qui dépendent des mêmes conditions "que celle-ci, quels que soient les angles de l'octaèdre primitif.

- L'étain oxidé est mie des substances minérales dont la cristaUisation soit le plus sujette à cet accident que je nomme hémitropie. L'espèce, de cavité qui a souvent lieu à la jonction des deux moitiés de cristaux, offre à un œil tant soit peu exercé, un bon indice pour reconnaître ce minerai et éviter de' le confondre avec d'autres substances dont elle ^ rapproche par son aspect.

L'étain oxidé , qui est la seule mine dont on retire •l'étain métallique, est rarement exempt d'un mélange d'arsenic dû au fer arsenical qui se trouve sur la même gangue. Marc Graff ayant avancé, en 1746? dans les Mémoires de l'Académie de Berlin, que l'étain était par cette raison \me substance d'un usage dangereux pour la fabrication ou pour l'étamage des vases de cuisine , l'alarme se répandit de

toutes parts. A cette occasion, un plaisant inséra dans les journaux une recpiéte adressée aux chimistes, dans laquelle il leur représentait que jusqu'alors il avait toléré dans sa cuisine les vases étamés avec l'alliage de plomb et d'étain , quoique le plomb lui donnât quelque inquiétude y à cause de la facilité avec laquelle il se convertissait en une chaux capable de nuire à l'économie animale ( on disait alors chaux au lieu d^oxide); mais que c'était bien pis, si l'étain renfermait de l'arsenic j qu'il ne pouvait soutenir la pensée qu'un pareil empoisonneur existât au fond de sa casserole, et qu'en conséquence il s'était condamné à ne vivre que de pain; mais que comme ce régime commençait à l'ennuyer , il suppliait MM. les chimistes de lui indiquer des vases qu'il put mettre avec confiance entre les mains de

sa cuisinière.

On, fut bientôt rassuré , et des expériences faites avec beaucoup de soin par Ba;|^u et Charlard, pharmaciens très habiles • démontrèrent que la quantité d'arsenic, unie dans certains cas à l'étain du commerce, était si petite, que l'usage journalier des vases fabriqués ou étamés avec ce métal ne pouvait nuire en aucune manière à la santé. C'était le cas de î!&re pqrùm pro nihilo, même en parlant d'arsenic.

SEœNDE ESPÈCE.

ÉTAllf SULFURÉ.

{Zirmhùsj, W.)

Caractères spécifiques.

Caract. géomèt. Des observations récentes m'ont fint apercevoir, dans des fragmens d'étain stdfuré^ des joints naturels qui paraissent indiquer pour la farme primitive un prisme rhomb(»dal droit, divi- Âble dans le sen^ de sa petite diagonale. Cette dernière division a moins d'éclat que les autres. Ce n'est 1& qu'im aperçu qui a besoin d*étre vérifié; il en résulte du moins que l'étaîn sulfuré se prêté à la division mécanique, et que nous pouvons espérer de le voir un jour caractérisé par sa forme primitive. On pourrait provisoirement lui assigner pour caractère la forme du prisme rhomboïdal drmt, pinte à sa couleur tirant sur le gris d'acier lorsqu'il est pur.

Caract. physiques. Pesanteur spécif. 4)35.

Dureté. Facile à entamer et à pulvériser; fragile.

Cassure. Inégale et offrant le brillant métallique.

Couleur. Le gris d'acier, quand il est pur; mais il est souvent mêlé de cuivre py riteux , qttt lui communique ime couleur d'un jaune de laiton ou d'un jaune de bronze.

Poussière. Noire; sans mélange de rougeâtre.

Caract. chimiques. Aisément fusible, à l'aide du

chalumeau, en répandant d'abord une odeur aea^ sShle d'acide sulfureux , et donnant ensuite une soch rie noirâtre irréductible. Sa poussière produit , dans Facide nitrique, une ^ive effervescence accampa-^ gnée de vapeurs rouges, dues à un dëgagement de gaz nitreux ; elle n'est soluble qu'en partie , et laisse dans la liqueur un dépôt d'oxide blanc d'étain. Analyse pir KJaproth (Beyt, t. II, p. 261):

Etain 34

Cuivre « • 36

Soufre. 25

Fer 2

^m^mmm^^

VÀJIIÉTÉS.

Former indéterminables.

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