Biforme. "A-Jp (fig
Combinaison de l'octaèdre régulier et du dodécaèdre rhomboïdal.
19^ IllAlTÉ
Quatre à quatre*
' 6. Triforme. "A4p*E' (fig. ^179).
^ mP s
CçjftiÙAnwison dél'octaèdre réguKer , du dodécaèdre thoiïlboîdal et du cube.
Cristaux transposés.
7. Didodécaèdre transposé (fig. 282). Traité de Cristallographie, t. Il, p. 202.
Si l'on suppose d'abord que la fonae dd cette variété ait été exempte de transposition, en sorte que toutes les parties^ soient remiseâ^ à leurs Véritables places 9 son aspect sera celui d'utt sdUide h 24 faces (fig. 280); savoir, là ttapéixSdes rtycp^ epeg^ etc., qui répcmdent aux fiices primitives^ et la triangles isocèles alcmgés njrr, jàd^ ct^., réuzns trois k trois autour de quatre an^es sdide^ composés de trois pkns , pris parmi les btdt qui existent sur le dodécaèdre primitif. Le décnnssement qui pi^uit le triangle nyiy rapp<Kté au rfaombcmie qui a$<msommeten A (%. a8i ), a poiîl'^gne (E'B'B'*),
Je donne le nom de didodécaèdre à la variété qui offre cet assortiment de faces de deux ordres.
Mais cet assortiment n'est pas celui de la nature, au moins dans les cristaux observés jusqu'ici^ et il faut y substituer celui qu'indique la figure 282^ Pour avoir une idée nette de ce dernier, il faut supposer
DE minéralogie! 193
que les choses étant d'abord dans l'état que représente la figure 280, le rhomboïde qui' a son sommet en a ait tourné autour de son axe, d'une quantité ^ale à la sixième partie d'une circonférence de cercle , en emportant avec lui les six triangles qmh , qfh^ ufx, ugXj ogry omr^ qui interceptent ses bords latéraux. Dans ce cas, le point m^ pris pour exemple, sera venu se placer en w! (fig. 168), et tous les autres points ayant tourné à proportion, l'assortiment des six triangles se trouvera disposé comme sur la même figure, dont il est facile de saisir les différences avec la première, d'après la correspondance des lettres.
On voit que le plan de la cristallisation se trouve encore ici ramené à l'hypothèse du dodécaèdre considéré comme un assemblage de quatre rhomboïdes déterminés, et c'est ce qu'indique surtout le changement de position qu'a subi l'un d'eux ,, qui paraît s'être détaché des autres, comme pour avertir l'observateur qu'il jouit, dans le dodécaèdre, d'une existence particulière que l'on doit également supposer par analogie à chacun des trois autres.
J'ai retrouvé, jusque dans des masses informes de zinc sulfuré , l'indice du déplacement d'un des quatre rhomboïdes qui composent le dodécaèdre. J'avais remarqué que les lames dont ces masses étaient l'assemblage s'entrecroisaient à plusieurs endroits où la structure était comme interrompue. A force de tâtonnemens, je suis parvenu à extraire un dod^ MiNÉn. T. IV. i3
caèdre semblable à celui de la figure aSa , abstraction faite des triangles isocèles ; en sorte que les lames qui appartenaient à l'un des rhomboïdes cçm* posans, étaient situées cooima à contre-sens, par. rapport à la position qu'elles ont dans le dodécaèdre ordinaire.
8. Apophane transposé- Zinc sulfuré partiel^ !•'• édition, t iV, p. 174.
La variété précédente, augmentée des faces du tétraèdre, qui font encore mieux ressortir l'empreinte du système de cristallisation déjà indiquée par le changement de position d'un des rhomboïdes composans.
Fbrmes indéterminables.
2inc sulfuré laminiforme.
Lamellaire.
Çoncrétionnè.
a. Mamelonné.
b. Globuliforme.
L'intérieur des mamelons ou des globules est ordinairement strié du centre à la circonférence. Quelquefois il est seulement composé d'enveloppes cpiicenUiqi:ie39 sans aucunes stries apparentes.
ACICULAIRE ÉCLATANT.
Sou$-i^qriétés dépendantes des accidens de lumière.
Coukwih 2inc soUîaxé jaune-citrin.
Rouge.
Verdâtre, Èrun.
Noirâtre-
MétaUdide. D'un gris tirant sur l'éclat métallique.
Transparence,
Transparent, Translucide,
Opaque,
Relations géologiques.
Le 2inc sulfuré, beaucoup moins abondant que le zinc oxidé, occupe cependant aussi un rang parmi le^ substances métalliques qui font la fonction de roches. Sa variété làmëllairé iEbrme des couches dans le mica schîstbïde , et quelquefois dans le talc stéatite, comme aux environs de Philadelphie, où il a été observé jpar M. Maclure; mais il «st bien plus ordinaire de rencontrer le zinc sulfiiré associé à diverses substances metalliqûesi dans, dèà filons^ et surtout dans ceux qu'ocCupe aussi le pfloixlb sulfuré, dont il est presque inséparable, conime je l'ai déjà remarqué à l'occasion de cette dernière suBstariCë. On a même confondu le zinc âuWuré avec le plomb sulfuré auquel il était si étroi-temént uni, (Jue ce dernier semblait être un autre lui-même. C'est probablement ce qui a fait donner au tmt sulfuré le nom de blende ^ siùbstance trom-
peuse : on l'a nommé aussi pour la même raison pseudo-galène on fausse galène.
Parmi les autres substances que le zinc sulfuré accompagne, je citerai le cuivre gris massif, à Rapnick, en Transylvanie j l'antimoine sulfuré aciculaire; le fer carbonate avec cuivre pyriteux 5 la chaux carbonatée analogique et la chaux fiuatée cubique au Derbyshire , en Angleterre ; la chaux fluatée cubique à Alstonmoore , où. les cristaux de zinc sulfuré noirâtre sont parsemés de cuivre pyriteux ; le quarz hyalin massif, près de la rivière de Perkiomi, aux environs de Philadelphie, et le quarz jaspe.
Une autre association de fer sulfuré qui est remarquable par sa singularité est celle qui a lieu à Kapnick, où cette substance métallique repose sur une chaux sulfatée laminaire avec quarz; on y voit aussi du plomb sulfuré et du fer sulfuré.
jinnotations.
Le célèbre Guy ton avait conclu des expériences, à Taide desquelles il est parvenu à composer des blendes artificielles , que le zinc était à Fétat d'oxide dans la blende naturelle , en sorte que dans cet état il s^unissait facilement avec le soufre, au lieu qu'on avait cru remarquer que cette union n'avait pas lieu lorsque le zinc se trouvait à l'état métallique. Cependant M. Proust, qui a soumis à l'expérience 'ies blendes naturelles, est persuadé que le zinc y
est à Pétat métallique sans oxîgène, et M. Thomson a été conduit par ses propres observations à partager l'opinion de M.. Proust. A la vérité, les autres sulfures métalliques, tels que ceux d'argent , de plomb, d'antimoine, de bismuth, etc., sont parfaitement opaques , et c'est ordinairement la présence de l'oxigène qui, dans un métal, fait succéder la transparence à l'opacité; mais rien n'empêche que, dans la blende , l'union du soufre avec le métal ne dé* termine, dans les molécules qui en résultent, un degré de ténuité et un arrangement favorables à là réfraction de la lumière.
Le zinc sulfuré est peut-être de tous les minéraux celui qui est, pour ainsi dire, le plus sensible à l'action du frottement pour produire la phosphorescence. U y a des morceaux de cette substance quin'ont besoin que d'être légèrement sollicités par une pointe de cure-dent, ou même par un papier tordu , pour devenir lumineux dans l'obscurité. Ce phénomène s'opère même sous l'eau, comme l'avait annoncé Bergmann , et comme je l'ar vérifié plusieurs fois. Or, l'eau étant conductrice de l'électricité, il semble que celle qui se dégagerait du zinc sulfuré serait aussitôt enlevée. Telle est la remarque de Bergmann que j'avais moi-même adoptée; mais ayant éleetrisé une blende en l'appliquant sur un conducteur qui était chargé, et l'ayant ensuite plongée dans l'eau, puis l'en ayant retirée, j'ai trouvé qu'elle attirait encore sensiblement une pe-
tite aiguille mobile stu: im pivot. Elle agissait à la manière des corps isolans qui ne cèdent point leur électricité au^^ corps en contact avec eux. Cependant un autre fait semble confim^^er ropkiiCMiL. de Bç?gmann ; c'est qu'après avoiji^ lojpig^temps grajtié nne blende^ en la tenap.t isolée , et après TavcHr vu Kiire très sensiblemen^t dans l'obscurité , pn trouve qu'elle n'est pas devenue électrique. Je- me, suis servi aussi d'un petit n^)rQeau de. métal isolé pour gratter une blende, çt lorsq^e^ ejçisuite j'ai présenté ce morceau de métal à ] 'aiguille., il n'y a produit aùcutn mouvement.
On tï-ouye quelquefois dans Itç coïàflierce du zinc sulfuré. ^jrljijSiQiel^ coi^po^ d'ai^illq^ réu^i«& parai*lèlement à lei^ longueur. IJl est facile d^ les; distinguer au premier coup d'oeil de Qçlul qui est ©aturel. Ces morceaux* sont très phospliotesc^ns ; le frotte^ ment d'une piet^ b£|n4i^ 4^ P^pî^Qi* ^^ peu &rt suffit pour exciter le^p phosphorescence.
QUATRIÈME ESPJÈCE.
ZINC SULFATÉ.
{ Zinkvitriolij K. Athcie/anement vitriol blanc,)
Camct. es^^pi* Solubl^ à»W V»m.'y fusible avec bou rsoufflf^psei^t et laissant: une scorie grise. Car0çt. p/iys* Saveur; sliptique^ asseit forte: Couleur. Lim|dd€} d^n^ l'état de. pureté.
Caract. chimiq. Un peu plus soluble dans l'eau chaude que dans Feau froide.
U se boursouffle au feu, et lorsque le zinc qu'il contient se dégage, on voit une flamme brillante accompagnée de flocons blancs.
Analyse du zinc sulfaté du Cornouaillés, pai Schaub.
Oxide de zinc 25
Acide sulfurique ...••• 21
Eau. • « . • • 4^
Manganèse. » • • • 4
Perte >, 4
rot>.
Caract distinct ^ i"". Entre le zine sul&té et la magnésie sulfatée. CeUe-ci a une saveur amère et non stiptique ; exposée au feu , elle ne donne point de flocons blancs, comme le zinc sulfaté* 2*. Entre le même en. filets capillaires et le fer sulfaté fibreux. La dissolution de celui-ci par l'eiau simple colore en noir Técorce de chêne, ce que ne fait pas celle du zinc sulfaté. Même différence par Faction du feu.
VA'KIÉrÉS.
Formesh détetminables.
I . Zinc sulfaté quadrioctonal. Prisme droit quadrangulaire, terminé par des jtyratnldès à quatre faces. L'incidence des faces du sommet sur lés pans.
ir
aoo TRAITÉ '
est d'environ 134*^, mais sensiblement plus faible que i35^.
Formes indéterminables.
Zinc sulfaté concrétionné.
Capillaire.
j4nnotations.
Le zinc sulfaté est très rarement un produit immédiat de la nature, parce que les mines de zinc sulfuré qui pourraient en fournir les principes , quoique abondantes, se décomposent très difficilement d^elles-mêmes. Mais on trouve ce sel attaché aux parois des galeries, dans les lieux où Fart Fextrait du zinc sulfuré, comme à Ramelsberg, près de Goslar, en Suisse; à Idria, en Carinth^e; à Schemnitz, en Hongrie, etc. La plus grande partie de celui qui est répandu dans le commerce vient de Goslar.
Rome de Plsle avait d'abord attribué au zinc sulfaté, d'après Lînnseus, une forme analogue à celle de notre variété quadrioctonale (*); mais des cristaux qui lui furent donnés par Bucquet,, comme appartenant à ce sel, le firent renoncer dans la suite à son idée; et dans la nouvelle édition de sa Cristallographie (**) , il indique , pour la forme ordinaire du zinc sulfaté , celle d^un prisme à bases rhombes ^
(*) Essai de Cristallographie y p. Ç6.
DE MINÉRALOGIE. aoi
dont les pans sont inclinés entre eux de loo^ d'une part, et 80^ de l'autre, terminé par des pyramides dont il ne donne pas l'inclinaison ; et il décrit plusieurs formes secondaires, qui ne sont que des modifications des précédentes.
J'hésitais sur le parti que je devais prendre , relativement à ce point de cristallographie , lorsque M. Lhermina eut la complaisance de m'apporter des cristaux ^ que M. Y auquelin reconnut pour appartenir à cette espèce. Ayant essayé de les diviser mécaniquement , je n'y ai aperçu aucun joint naturel. Les incidences de leurs faces terminales sur les pans cor- , respondans m'ont paru un peu plus petites que i35^. Au reste , je n'ai pu m'assiu:er entièrement de cette di£férence, qui ne serait pas à négliger, dans le cas présent, parce qu'elle exclurait l'hypothèse d'une structure, qui o&irait un cube, dont deux faces opposées subiraient seules des décroissemens , ce qui serait une sorte de distinction dont on ne voit pas le pourquoi. Mais si l'on supposait que la forme primi^tive fat un octaèdre rectangulaire ^ qui eût ses faces parallèles à celles des pyramides, la difficulté serait levée , puisqu'alors le prisme résulterait d'un décroissement qui aurait lieu sur les quatre arêtes à la jonciïon des deux pyramides dont l'octaèdre serait composé.
ao2 TttiilTE
** WOW DUCTILES.
SEPTIÈME GEMtE.