‹ Traité de minéralogie. (Conseil des mines). 4 tom. [and Atlas]Chapitre 47 sur 158 · I. Bismuth Tk^Asâ prihntif. Gité par Fourcroy · texte numérisé non relu

I. Bismuth Tk^Asâ prihntif. Gité par Fourcroy

a . Rhomboidàt. Éh rhomboïde aigu de 60^ et i 20^. G est la forme delà mc^écule soûstractive , originaire de l'octaèdre priimlif. A Bîeber, dans le Hanau.

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JFbrmea indéterminables. ,

Bismuth natif lamellaire. En petites lames , tantôt ëparses dans la gangue, tantôt disposées en recouvrement^ ayant une forme rectangulaire et quelquefois triangulaire.

Bismuth natif ramuleux. En dendrites ordinairemeDt très prononcées, engagées dans un quarzjaspe.

Accidens de lumière.

Bismuth natif irisé. La, a* variété surtoot, présente souvent cet acddait.

APPENDICE

Ksmuth nstàî arténico-ferrîfere.

Le hismuth natif accimipi^pe «vdinairement d'autres sabstanœs metalHqQes dans des filons, ou il ne ]Ooe en quelque sorte qu^un rôle accessoire, parce qu^ T est en moindre quantité* Ces substances sont {«ncipakment le ooImII) Faqgieat nalif^ et plus ra- T^QKWit le pkvab suUure. A Keber dans le Uanan, tf ^<^ h tcviUjdt ; À Wittidh^n,, ciWencorele cobalt a^ee r<M^|Sit^tiMifeUf; ÀhMUowtt^lebbnialU natiC est raism >{u |^)imU> >Mllf\^tv-. i\:i ;ji idittt aus$i du bfeHUulb u^tif à

Joachismsthal en Bohème , et à Freybei^, à Marienbei^ et à Schneeberg en Saxe ; c'est dans ce dernier endroit que se trouve la variété ramuleuse , engagée dans un quarz-jaspe rouge-brunâtre. Le bismuth y est mêlé d'arsenic qui devient sensible par l'odeur d'ail que le jaspe répand , lorsqu'on le fait étinceler par le choc du briquet. On taille les morceaux de ce jaspe 9 en forme de plaques auxquelles on donne un poli qui fait ressortir agréablement les dendrites métalliques sur la couleur rouge , qui est comme le fond du tableau.

La fonte du bismuth prend , en se refroidissant f des formes cristallines très prononcées , qu'a observées le premier M. Brongniart, qui a professé au Jardin du Roi la^ Chimie appliquée aux arts. Ce sont ordinairement des assemblages de lames rectangulaires, un. peu excavées en trémies, qui s'élèvent comme par escalier, de manière à imiter ces espèces d'ornemens d'architecture, que l'on appelle dessina à la grecque ou en bâtons rompus.

Yoici en quoi consiste le procédé que l'on emploie pour obtenir ces sortes de cristallisations : on expose à l'action du feu un creuset rempli du métal que l'on, se propose de faire cristalliser. Lorsque le métal est fondu, on retire le creuset, et on laisse figer la sur- &ce du métal , puis on perce la croûte qui s'y était formée, et l'on survide le creuset. Après le refroidissement, on brise ce creuset, et on le trouve tapissé

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à l'intérieur de cristaux groupés , d'une forme cu- Uque ou octaèdre.

Lors^'un métal .entre en fusion , l'action du calorique , en même temps qu'elle éciàte ses molécules , les dérange des positions où dies se tournaient les unes vers les ànttès, par leurs latiis de plus grande 'affinité, d'bù baissait ïeùlr adiïérence mutuelle | en sorte que se présentant les unes aux autres sous des positions moins &vorables à l'affinité, il en résulte, dans cette force, une diminution qui, contribue avec l'élasticité du calorique , à cette grande mobilité qui fend les molécule* susceptibles de se mouvoir en tout sens et de céder à la plus légère pression.

Lorsque ensuite le creuset qui contenait le métal a été retiré du féù, le refroidissement commence par les couches extérieures, c'est-à-diré par celles qui sont voisines , soit dé la sur&ce supérieure du métal , soit des parois du creuset , et à mesure que le calorique abandonne lès moléchiles r^&niléés dans ces couches, elles se rapprochent peu è peu, en vertu de leur affinité, et se présentant de nouveau les uiies aux autres par leurs tatus de plus grande affinité, se réunissent en obéissant aux lois d'une agrégation régulière , sâiis en être empêchées par le teste du métal qui est èntore à l'état de liquidité. Cependant la maniéré dont les cristaux sont connnè entassés les uns sur les autres, annonce que là cristalKsation a, pour ainsi dire , brusqué son travail. Au moment

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donc où l'on survide le creuset, on met à nu les cristaux déjà formés, et on empêche qu'ils ne soient saisis^par le métal environnant, et ne se perdent dans la masse refroidie.

M. Dupouget, qui s^est occupé de ce genre d'ex-» périences, au lieu de survider le creuset, se contentait de cerner, avec la pointe d'un canif, la croûte extérieure ; ayant e^suite enlevé cette croûte , il en trouvait la surface chargée de cristallisations de bismuth. Celles qu'il *a obtenues présentent de véritables trémies , semblables à celles de la- soude mu* riatée, excepté qu'elles forment aussi en certains endroits , surtout vers leurs bords , des inflexions en dessins à la grecque. ^

La différence provient de ce qu'il employait du bismuth épur^ au lieu que celui dont on se sert conlmunément est plus ou moins allié de plomb. On voit ici un nouvel exemple de ce que j'ai déjà dit plusieurs fois, que la présence d'une matière accidentelle, con» tribué à modifier la fortne des cristaux. I>ans la production des groupes en dessins à la grecque, l'action accessoire des molécules de plomb , apporte „ dans le jeu des affinités, un changement d'oà résulte une modification différente de celle qui a lieu , lors* que le bismuth étant pur, ses molécules ne sont sollicitées que par leurs actions réciproques.

Le principal usage du bismuth consiste dans les * alliages qu'on en fiadt avec diverses substances métalliques. Les potiers d'étain , entre autres , l'employent

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pour donner plus de dureté , et en même temps plus d'éclat à ce dernier métal.

On sait qu'engénéral les alliages sont plus fusibles que ne Fêtaient les métaux qui les composent y lorsqu'ils existaient séparément. Mais cet accroissement de fusibilité n'est nulle part plus marqué que dans un alliage inventé par M. Darcet , et dans lequel il entre 8 pardes de bismuth, sur 5 de plomb et 3 d'étain. Cet alliage fond dans l'eau , chauffée seulement jusqu'à 67* de Réaumur, ou 83^ 76 du thermomètre centigrade ; c'est-à- dire sensiblement en deçà du terme de l'ébullition. M. Meusnier, de l'Académie des Sciences, qui, à l'époque de cetle découverte, s'occupait d'objets relatifs à l'^Imprimerie, a &it fondre des caractères composés de cet alliage, avec lesquels on a tiré de fort belles épreuves. ^

M. Meusnier a même fait voir de ces épreuves à l'Académie des Sciences , à l'occasion d'un mémoire dans lequel il exposait les résultats -de, son travail.

On a proposé de substituer le bismuth au plomb pour coupeler l'or et l'argent , parce qu'il a , comme le plomb , la propriété de se fondre en un verre, que les coupelles absorbent, et qui, en disparaissant, met à nu le métal que l'on veut obtenir dans l'état de pureté.

La propriété qu'a le bismudi de s'amalgamer parfaitement avec le mercure , pourrait le faire employer, avec avantage, dans l'étamage des glaces^ en l'ajoutant à l'étain et au mercure. M. Ghaptal

présume que cette propriété a suggéré le nom â^étain de glace , que l'on a donné au bismuth (^).

Le bismuth qui a été dissous par l'acide nitrique , et ensuite précipité de cette dissolution , au moyen d'une certaine quantité d'eau ajoutée à l'acide , est d'un très beau blanc , et forme le blanc de fard, appelé aussi magistère de bismuth. ^

La dissolution de bismuth, par le même acide, fournit une encre sympathique, avec laquelle on trace des caractères sur le premier feuillet d'un livre. On imbibe ensuite le dernier feuillet d'un peu de sul* fure alkaHn liquide, et, un instant après , on trouve , en ouvrant le livre à la première feuille, que les ca^ ractères ont pris une teinte d'un noir foncé. On avait cru que, dans cette expérience, le gaz hépatique pénétrait à travers les feuillets , pour aller se mêler avec la dissolution du bismuth ; mais M. Monge, en employant un livre dont tous les feuillets étaient collés par les bords , a rendu le phénomène nul , ce qui prouve que, dans le cas ordinaire, ce sont les lamelles d'air enfermées entre les feuillets du livre qui , établissant une sorte de circulation du gaz hépatique , lui servent de véhicule. Ainsi , cette expérience ne doit point être mise au nombre de celles qui prouvent la porosité des corps.

(*) Élémens de Chimie, t. II , p. aaS.

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SECONDE ESPÈCE

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