I . Arsenic natif lamellaire
a. Tuberculeux-testacé. En tubercules composés de couches concentriques; ils renferment souv^tit un noyau d'aigent antimonié sulfuré.
5» QiohuUJorme. En TraBsylvMie, où il est associé à la ekatts caifaottaftée ttisi))gËiiësî£èi*e i«ose.
& M^isÊ/sif. Sa fractuite récente présente Une ttiultitude de petsée» écailler qui oint des reiets 'cottxiDe satinés , lorsqu'on la fait mcmyoir à la ititetière.
Annotations.
L'arsenio natif est le }>lus souvent associé à d'autres substances métalliques» U accompagne , sui~ vaut les lieux^ le cuivre gris, l'argent antimonié «ulfuré^ le p^omb sulfuré, le fier carbonate^ le cobalt arsenical, et quelques autres métaux. Parmi les .matières pierreuses qui servent de gangue k l'arsenic^ je citerai la chaux carbonatée, le sipath perlé, Ija baryte sulfatée et le quarjK.
La Sase. la Bohême, le fiartz. la Souabe et la ^rance^ à $amte-Marie-aux*-MineS:, sont les princi'pales localités qui renferment de l'arsenic natif.
L'arsenic fondu forme des masses qui paraissent <;omposées d'aiguilles prismaftiqnes lamelleuses. D'après l'observation de Rome de l'Isle, que l'arsenic -sublimé, en reprenant l'éclat métallique, produit des octaèdres réguliei^i, ûh «fui \éit «assi la forme de }'4Hid^, La -divîsîon miécloiiqiie diea finassas dont il isrla^it devcait oonduinè à o#t «oûlafidre j mais «e'est ce que je n'ai poisit 'Cntoire vérifié, -el ce qui «aftiraît
d'aotaift plus besoin de Fétre , que la forme de ces aiguilles sewhle écarter l'idée de l'octaèdre r^ulier.
Un des meilleurs caractères pour recomiaitre la présence de l'arsenic dans quelques-unes des minés qui le leuferment, comme le coiialt arsenicd et le fer arsenical, est la vapeur que dégage l'-étincelle produite y par le choc du briquet , sur les morceaux que l'on veut essayer, et qui est acc<»i^agnée d^ikne <Kleur d'sdl tués sensible. Cette vapeur est si peu de cltose, qu'il ne peut en résulter aucun incanvénietit pour la santé.
Mais les mineurs exposés continu^^ement à des vapeurs abondanties d'arsenic , suitout dans le travafl des mine» de cobalt , ne se ressentent que trop tlé son influettce pernicieuse; et à prendre la chose ëti général, quelle âiSEétence entre la position du mi^ neur condamné à Fonîiler dans les entrailles de kl tenre, et ceRe de l'agnculteur, àcmi le travaU a pour <^^ les productioDs qui en wnent là surface! Les ateliers de celui-ci sont les prés, les champs, les vergers et tout ce que la nature a de plus lisait et dte plus ealubre^ mafts, pour l'«iuCfe, le printemps nli pas "de fleurs ; une clarté kigubi« lui limt lieu de la lumière du soleil ; l'air qu'il respire se mêle à des émanations malfaisantes, à la pous^iève <les pierres qtn^sei^ent de gangues a«x métaux. Enseveli dans des csMrDés xpk wnt l'image d'un tonbemi, il est éuvirmné de fliMgets «qui hfttent pour lui 4e inmixent ty& eeVtt image fera pkiee à là téatité.
ato TRAITÉ
Les minéralogistes, en partageant les avantages que Fart des mines procure à la société, lui sont encore redevables d'une grande partie des objets qui enrichissent leurs collections^ et c'est un motif de plus qu'ils ont pour apprécier les sacrifices du mineur et pour lui accorder dans leur estime le rang que sollicitent ses services.
L'arsenic à l'état métallique est beaucoup moins employé dans les artsi que celui qui est à l'état d'oxide ou de sulfure. En faisant fondre l'arsenic métallique avec le cuivre à parties égales, on obtient un alliage auquel on a donné le nom de cuivre blanc. La couleur du cuivre prédomine pres^ que toujours dans le résultat de cette fusion ^ mais lorsqu'on la répète à quatre ou cinq reprises, l'alliage devient presque aussi blanc que l'argent. Si on l'expose ensuite à une chaleur capable de dégager une grande partie de l'arsenic, l'alliage d'aigre et de cassant qu'il était d'abord , prend de la ductilité sans perdre sa couleur.
J'ai déjà fait remarquer, à l'occasion du cuivre gris et du fer arsenical, que l'arsenic a la propriété de blanchir les métaux avec lesquels il s'unit. Le &it que je viens de citer en offre un nouvel exemple.
On £aJ)rique en Allemagne avec l'alliage de cuivre et d'arsenic, amené à un certain degré de ductilité, des chandeliers et différens objets d'utilité ou d'agrément. M. Ghaptal, dans sa Chimie appliquée aux
DE MINERALOGIE. si4i
tots, comprend les cafetières dans l'énumératîon qu'il Mt des usages du cuivre blanc; mais, selon M. EJaproth, le mot de cafetières est ici de trop^ et ce célèbre chimiste avertit, dans son Dictionnaire de Chimie, qu'il faut bien se gardar d'employer le cuivre blanc pour des objets qui servent à l'économie animale. Le Cuivre, quand il est seul et sans étamage , est déjà dangereux par lui-^méme ; et que penser du cuivre étamé avec l'arsenic?
Ce que l'on appelle poudre à mouches dans le commerce est de l'arsenic natif pulvérisé , dont on fiût, surtout dans les campagnes, un usage que la prudence devrait interdire, en le mêlant à l'eau dont on remplit une assiette pour se débarrasser âe$ ipouches importunes et qui périssent aussitôt qu'elles ont bu de cette eau.
SECONDE ESPECE
ARSENIC Olltoé.
{Anênikhmthe ^ W. et &.)
Caractères spécifiques.
CaracU géomét^ Forme primitive : l'octaèdre r^ulier..
' Caraci» auxiliaire. G)iileur blanche : odeur d'ail pat l'action du feu.
Caract phys. Pesant» spécif. 3,7o6«%i «.S, suivant de Born.
Miner. T. IV. i6
st%2 ThàlTt
Coj^imir. Blanche.
GaracL chim. Soltible dans l'eau; volatile piâr le feu, en répandaàt une odeur d'ail. Traité piir le db^iimeau sur un charbon, il couvre cehii^ei dW enduk hlauc tfui paifce au noir^ si l'on j £iit tomber le oôiDe intérieur de la flamme.
CaSmdt. distinct, i *"• Entre Tarsenic oxidé et la chttttx ^nrsentttée. Gelle-ci n'est point soluble daiks l'eau cmnfloie l'arsenic oxid^ ; traitée par le cha^ htiraeau, elie laisse un résidu, qui est la chaux/ an lîea que l'arsenid oxidé se volatilise en entier. 3% L'aiaenic oxidé est suffisamment distingué des sMitÉ^s ânbstenoes blandbes, avec lesqudies îl a des Tapfiorts extérieurs , telles que la ehaux calrbo- Afatée pulvérulente, l'oxide blanc d'antknoine^ etc., par la forte odeur qu'il exhale lorsqu'on l'expose à l'action du feu ; on peut encore éviter de le confondre avec l'antiiùoitie , en bè que la poussière blanche dont celui-ci tapisse le charbon, par l'action du chalumeau, conserve sa couleur lorsqu'on
y porte le cônle^térifêur et Ik SttttAne.
VÂRiÉTÉ S.
1. Arsenic oxidé primitif , Il ne paraît pas qu'on VvSà enQôre:reneonkré dans la natuivéï. J'en at^^ des cristaux très parfaits obtenus artilfioilellenaicftt par M. liaunoy. . j.. . ■ .