‹ Traité de minéralogie. (Conseil des mines). 4 tom. [and Atlas]Chapitre 83 sur 158 · Tellure natif auro-plombifère, Blâtter-tellur, Léonh · texte numérisé non relu

Tellure natif auro-plombifère, Blâtter-tellur, Léonh

Caract pkjrs.VesdXLt spécif., 8,919.

Couleur, Le gris de plomb, quelquefois avec une ^ teinte dé jaunâtre.

Consistance, Tendre, flexible sans âasticité.

Tachure: Il tache légèrement le papier en noir.

Electricité, Résineuse à l'aide du frottement, lorsque le fragment est isolé.

Caract. chim. Lorsqu'on l'expose au feu , l'or suinte à travers la masse, et sort sous la forme de gouttelettes.

Analyse de la variété laminaire, par Klaprofh (Beyt., t. III, p, 32).

38a TRAITÉ

Tdlure 3a,2

I^omb 54

Or 9

Argeot* •••••••••••• • Oy5

Gotvre. •••••••••••• • t,3

Soufre. ••••••••• 3

Analyse de la vanété jaunâtre (gdberz) , par Rlaproth (Beyt., t. lïï, p. a5) r

Tellure , 44,75

Or ^6,7^

Plomb 19,5

Aident 8,5

Soufre •••••••.•••••• 0,5

Sous-variétés.

a. Hexagonal. Ce n'est probablement qu'un segment d'octaèdre primitif analogue à celui quëprésen*lent le spinelle et d'autres minéraux.

b. Laminaire. Nagyager-erz, W. Blâttererz, R. Vulgairement or de Nagyag.

En masses composées de lames qui se séparent assez facilement dans le sens de leurs grandes fiices , lesquelles sont éclatantes et un peu raboteuses.

c. LÊamelliforme. Même synonymie. En lames engagées en parties dans la gangue.

d. Compacte.

DE MINERALOGIE. 583

Annotations.

Le tellure natif aurô-ferrifère (dit or blanc )^$e trouve en Transylvanie, à Facebay, près de Zalathna, dans une montagne composée de chaux carbouatëe compacte quelquefois colorée par le manganèse, et de cette espèce de roche que les Allemands ont appelée Grauwache. En général, la quantité d'or que renferme cette mine est très variable , et quelquefois elle est nulle ; c'est delà qu'est venu, à la variété dont il s'<agit ici, le nom d'or probléniaBque , parce que c'était en quelque sorte un problème de savoir, si on en retirerait de l'or.

Le tellure natif auro-argentifère (or graphique), se trouve à Ofienbanya en Transylvanie, dans la mine dite de Frùnziskuê. Ses cristaux y reposent sur le quarz ; ils sont accompagnés quelquefois de petits tétraèdres de cuivre gris.

Le tellure natif auro-plombifère (or de Magyag ), se trouve à Nagyag dans le même pays. Il a souvent pour gangue le manganèse carbonate d'un rouge de chair. Il est quelquefois entremêlé de zinc sulfuré , de plomb sulfuré, d'arsenic natif, etc.

L'origine de la découverte du tellure remonte aux recherchesfaites eni783 par MûUer de Reichenstein sur la variété nommée or blanc. Il crut reconnaître dans un des produits qu'elle lui donna, l'existence d'un métal particulier , ef: déjà Rirwan avait classé ce métal dans sa méthode, sous le noài de syli^aniie^ dérivé de celui de Transylvanie, lorsque Klaproth ,

ayant répété les expériences de Muller, mit sa déooa verte dans un plus grand jour , et lui donna une eitensum, en retrouvant le même métal dans l'or de Nagyag. Le nom de tellure j qu'il a substitué à celai de eylvanUCy a (ait oublier que Mûller avait pris ici l'initiative.

Le tellure n'est jusqu'ici d'aucun usage par luimême. Mais on l'exploite avec avantage j pour l'or qu'il renferme ) et dont la quantité va quelquefcMs jusqu'à 3o pour joo. Lorsqu'on le fait griller, l'or en suinte sous la ibrme de gouttelettes. Aussi a-t-il conservé le nom de mirie d'or^ dans la langue des mineurs qui attachent bien plus d'importance aux résultats lucratifs de leurs opérations qu'aux découvertes scientifiques des chimistes.

Ce sont. les indices de cristalHsation que j'ai cru apercevoir sur une petite lame hexagonale de la variété auro-plombifère , qui m'ont fait présumer que la forme primitive du tellure pourriait bien être l'octaèdre régulier.

Il m'a semblé que cette lame avait des facettes latérales ) alterna tivementinclinéeseiï sens contraire, et voici comme j'ai raisonné :

Toutes les substances métalliques trouvées jusqu'ici dans l'état de mêlai natif , ont pour formé primitive , soit le cube, soit l'octaèdre régulier. Or, si l'on suppose que le tellure rentre dans l'analogie des autres métaux , il est évident que sa forme primitive ne pourra être le ciibe , parce que cette forme est incompatible avec Celle d'une lame hexagonale. M^is elle

pourra être l'octaèdre rëgalier , et alors il faudra assimiler cette lame aux. segcaens d'octaèdre que préseatént certaines substances, et en particulier le spinelle: .Maintenant, pour apprécier ma conjecture, daiis l'hypothèse où la lame hexagonale aurait la forme que je viens, d'indiquer, il faudrait pouvoir mesurer les incidences des faces latérales sur la base ; si elles étaient de 109^ i , cette mesure serait en faveur du rapprochement avec le spinelle. Si les incidences différaient de 109^ j , il faudrait renoncer à l'idée de l'octaèdre régulier , et alors l'aspect de la lame hexagonale indiquerait un rhomboïde comme forme primitive.

Si, par de nouvelles observations faites suY dçs cri^ux mieux: prononcés , on venait à reconnaître que les faces latérales se répètent des deux côtés , les cristaux, danscç cas, pourraient dériver d'un pri^'e hexaèdre régulier, et dans cette hypothèse, comme dans la précédente, le tellure dérogerait à l'analogie

avec tous les métaux connus.

Nous ne pouvons prévoir quel serait le résultat auquel nous conduirait l'observation , si notis avions '

entre les mains quelque&^uns des cristaux déterihînables dont ces ébauches semblent être les availt" coureurs. Mais je viens d'exposer les principes qui devraient alors diriger, les observateurs ,' pour reconnaître, d'après le seul aspect de la forme, lé type auquel elle se rapporterait , en sorte qu'il ne reitérait plus qu'à en déterminer les dimensions y dans le MiNÉR. T. IV. 25

386 TRMIÉ;

ca&oàtélka ne sexmeiat^uardonméés.àpfiori.^ Lo«»t q^qOf a xmeitbéomLi^pîuvsf^^ sud deaJbases^Mliflbft^

€*;id^%lcei€AS(9 o'esbià/oelleifldileiqufoiif'deîl' s'en .ipçwdxft^ 3b ia MÎaiioè séi trouy e f ew retard.

SEœNQS JE$B£CE.

TELLURE SÉLÉVIÉ BI&MUXHIFÈAE. .

Cette substance a été découverte en 18149 à TèUiK marl^ W Shmwégfi ^ ;dima' Ià mine de) Mosnap^mdtd y parM«.£Miarcili^ oël^bre auttànlogiste: dftnobf qar

puia^M. Bér^alîjaa y a reconnu la présence cdi»aëi(^ iiiiW9W En. ^kty A^ixt. l-ezpose sur* db. çtkRthoÊ^^ à" l'actîoa du. cbalomâali , leipelUi fragmeat^ c^essaif^setransfonne par la fusion en: un bouton métaBique', qui colqre'.'la flamme ^tiiblieu^ et dégage* une forte odeup ^e raye. DaoAi les éehahtillensqvie^'je possède ^ et q^ . j^ dois et M.. Esmarok^ Im^^me , le- teQtrre sélénié bî^mntbifere esti sous la forme de petites lai0as^ ^i80i]9i|>agiiées de cuivre pyriteux^^ de ctnrre ca]èiia»aliér< vert , et de mica verdâtre par ti^Hsâgtsparenoe :. cette .dennièra propvîétë du miea Wtfiè^gue du.teUure, avec- leq^iel scni;. édat demiMnétalIique y loi^squ'on Id: regarde par réBexK»i , Itû donne une

DE MlNÊtUyCiOGIE. 38r

aloak^e d'pspédt qui setnbte tèndtér im ^ége à Pœil cieFiibgerrâtéiir.

Oi:^.SEPTIÈl^E GENRE,

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