IT
— de manganèse.
Ces sables donnent la formule simple f.TiK On doit remarquer qu*il existe dans ce gisement des grains attirables et d'autres qui ne le sont pas. L'analyse précédente se rapporte aux grains non attirables soigneusement triés.
Isérinedel'rierwièfe,
Iiérioe d'Bgerrand,
par M. fl. Rose.
Oxyg.
par le même.
Acide titanique... 50,13
Protoxyde de fer.. 49,88
Ces deux analyses, faites sur des sables d'origines différentes, sont d accord et semblent devoir constituer une espèce de Vùirine. D'un autre côté, ce rapport, peu en harmonie ayec les lois générales reconnues pour la combinaison des corps oxygénés, laisse quelques doutes sur cette espèce.
La nigriney qui provient de Shlapian, en Transylvanie, et qui fut décrite et analysée par Klaproth, parait, d après son analyse, devoir être jointe au titane plutôt qu'au fer; mais ses caractères étant les mêmes que ceux des fers titanes amorphes, je la cite à cette place. Sa pesanteur spécifique est de 4,445.
L'analyse de Klaproth donne pour les éléments de la ni-
grine :
Oxyg.
Acide titanique 84.
Protoxyde de fer 14.
•* de manganèse. 2.
J'ajouterai encore plusieurs analyses difficiles à discuter, le fer existant à la fois à Tétat de protoxyde et de peroxyde :
Acide titanique
Peroxyde de fer
Protoxyde de fer
— de manganèse..
Magnésie
SUice
D'Arendal ,
D'Egenund,
Ménaccanite.
Du Brésil,
par
par
par
Mosander.
Hosaoder,
Vauquelin.
M.Benliier
Oxyde noir.
De
par vauquelia.
, s.oe
628 TANTALITE.
L'analyse du fer titaDé^ d*Arendal est seule extrêmement différente des autres, et si M. Mosander * ne disait pas positivement que le minerai n*est pas attirable à l'aimant, je ne l'aurais pas cité. Pour les autres, la quantité d'acide titanique varie ^e 40 à 49 pour 100. Ces différences sont considérables; toutefois, on voit encore une certaine analogie entre ces variétéis, qui viennent de lieux si différents; mais ce qu'il y a de plus remarquable, et ce qui différencie complètement ces analyses, c'est la différence d'état de l'oxyde de fer, qui, dans les deux premières analyses, se présente à la fois au maximum et au minimum d'oxydation, et qui est indiqué comme oxyde noir dans les analyses de M. Yauquelin et de M. Berlhier.
Je rappellerai que j'ai déjà cité le fer titane en parlant du fer oxydulé (Voy. tome II, page 561); si on compare les analyses que j'ai données avec celles qui précèdent, on remarquera que la proportion d'acide titanique est presque triple dans le fer tilané que dans le fer oxydulé titanifere. Cette différence, jointe à la propriété magnétique que possède ce dernier minéral, le sépare complètement du fer titane. Peut* être le fer oxydulé est-il un mélange de ces deux espèces en proportions variées.
Tantalite de Suéde; Tantale oxydé; Tantale oxydé ferro-mangtnésif^re ; TanUlite ; Golumbite (Beadant).
L'étude des minéraux composés d'acide tantalique, d'oxyde de fer et de manganèse présente beaucoup de difficultés. Leurs formes sont généralement peu nettes , en sorte que la détermination du système cristallin n'est pas certaine. Enfin les analyses offrent des différences trop grandes pour qu'on puisse les attribuer à de simples mélanges. La cristallisation, sans être bien déterminée, nous apprend qu'il existe au moins deux tantalites différents, l'un de Suède, l'autre de Bavière;
« Kong. vet. Acad., 1829, p. 227.
TANTALITE. (520
nous conservons le nom de tantaliief ainsi que M. Lévy l'a fait, pour le premier; nous adopterons pour le second le nom de baiirine, donné par H. Beudant, et qui a Tavantage de rappeler la localité d'où ce minéral provient.
Le tantalite est noirâtre, ou même complètement noir ; son éclat est métalloïde; sa cassure est inégale et conchoide ; il ne possède de clivages dans aucune direction. Sa dureté, 5,25, est telle que ce minéral raye le verre, mais il est rayé par le quartz. Sa pesanteur spécifique est très-variable; M. Berzéiius Ta trouvé compris entre 7,236 et 7,655. Des échantillons de Suède, qui existent à TEcole des Mines, m'ont donné seulement 6,59. Enfin, M. de Marignac a obtenu, pour des cristaux d'un gros volume, provenant des Etats-Unis et donnés à TEcole des Mines par M. Dumas, une pesanteur spécifique moindre encore, comprise entre 5,6 et 5,7. Userait possible, du reste, que ce dernier échantillon formât une troisième espèce, ainsi que je le dirai dans quelques lignes.
Infusible au chalumeau, il donne avec la soude une frite verte, caractère qui indique la présence du manganèse. Avec le borax et le sel de phosphore, on obtient un verre jaunâtre comme avec les minerais de fer.
On annonce que la forme du tantalite de Suède est un prisme rhomboîdal oblique; je n'ai vu aucune description de cristaux de laquelle on puisse conclure celte forme avec certitude; les échanlillons de Suède qui existent dans les collections de Paris n'ont pu m'éclairer sur cette question importante, pour la détermination de cette espèce.
L'échantillon des Etats-Unis que j'ai cité ci-dessus me ferait plutôt croire que le tantalite est en prisme oblique non symétrique ; il est vrai qu'on pourrait supposer qu'il appartient à une troisième espèce, ce qu'on pourrait également conclure de sa pesanteur spécifique et de sa composition. Sa forme est un prisme à quatre faces, fig. 135, pi. 74, portant plusieurs modifications et dans lequel :
P 8ur]l = 92*30;P8urT = 100?M8urT.rs93>30'àM»30'.
650 TANTALITE.
Je n'ai pu mesurer ces trois angles qu'avec le goniomètre d'application, et même le peu de netteté des faces donne de l'incertitude à leurs valeurs; cependant, leur différence est trop grande pour que le tantalite des Etats-Unis puisse appartenir à un prisme symétrique ; je crois donc que sa forme primitive est un prisme doublement oblique. L'examen de S6d modifications confirme cette conclusion.
Les faces /i\ V, placées sur l'arête verticale obtuse, n'ayant pas la même inclinaison, appartiennent à des modifications différentes, circonstance qui caractérise le prisme oblique non symétrique; car si le prisme était rhomboïdal, il ne devrait exister qu'une facette /i*, tangente à l'arête A, ou trois facettes: Tune A* ; les deux autres, placées d'une manière symétrique sur les arêtes d'intersection de A* et de M, auraient pour indice A". La conclusion qui ressort de l'examen des faces A* et A', s'applique également aux petites faces î, t' et f placées sur la base.
Le tantalite des Etats-Unis est métalloïde ; sa couleur est analogue au fer chromé ; sa poussière est grise tirant sur le brun; il s'écrase difficilement sous le marteau, cependant il est aigre et cassant ; il ne présente aucun indice de [clivage.
La composition de ce tantalite est, d'après M. de Marignac :
Oxyg.
Acide tanlalîque T7,30 6,167 6.
Protoxyde de fer 13,00 3.177 5.
— de manganèse... 9,50 2,130 2.
Oxyde d'étain 0,50
Ytlria une trace.
Cette analyse se rapproche beaucoup de la composition obtenue par M. le docteur Wollaston pour des cristaux de tantalite provenant également d'Amérique, et que je cite dans le tableau ci-joint; elle s'écarte assez notablement de la composition des tantalites de Suède.
TANTAUTE.
Oxyde
Proiox.
Protox.
Oxyda
Acide
de
de
luiigsti-
tantale.
de fer.
mangao.
d'élain.
que.
jft
Quoi.
De Finbo, par H. Berzélius.
Dé Rroddbo, par idem
De Kiroito en Finlande, ifiem D'Amérique, par M.Wollaston
De Suède, idem
Idem, par Vauquelin
Jdem, par Klaproth
De Tamela en Finlande , par Kordenskiold
Plusieurs de ces analyses donnent une forte proportien d'oxyde d'étain ; Hausmann a pensé que la présence de cet oxyde suffisait pour faire distinguer, sous le nom particulier de cassilero-tanialile^ les échantillons provenant deTinboet de Broddbo. M. Shépard * a décrit en outre, sous le nom dQ columbile stannifèrej un minéral trouvé à Cbesterfield dans le Massachusets, qui est composé des deux tiers de son poids de columbite associé à de Toxyde d'étain^ de fer et de manganèse; sa pesanteur spécifique est 6 ; il est en petits cristaux d'un noir un peu métallique, dont la forme principale est un prisme droit strié verticalement.
Angles des cristaux des Étais-Unis.
Mesurée.
calculés.
Mesurés.
Calculés.
P sur M
sur ht
•P sur T
fti
sur ^7
= 1660 ac
H sur T
93o 30' à 940 SO'.
sur fcy
T sur flfi
sur g^