‹ Traité de minéralogieChapitre 114 sur 118 · Gha · texte numérisé non relu

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Ces analyses, qui

n* donnent qu'une

augmentation de

' Annales de chimie et de physique, t. It, troisième série, p. 532. « Annales des mines , quatrième série, t. IV, p. 405, 1843. » Annales de PQggcniorff, t. XCIII, p. 474.

642 FERS raOSPBATÉS.

poids très-insignifiante , confirment par conséquent les résultats obtenus par M. Ebelmen au moyen de la dissolution dans Tacide hydrochlorique ; on remarquera que les rôles du protoxyde de fer et du protoxyde de manganèse sont pour ainsi dire changés dans le minerai de Limoges et dans celui de Zinnwald, mais la relation atomique reste la mémey et la formule du wolfram est, d'après ces analyses.:

( fmn, mg, ca ) W*.

M. Ebelmen fait remarquer qu il y a dans le schéelin une certaine quantité de chaux remplaçant une certaine quantité de protoxyde de fer; or, le schéelin calcaire ayant pour formule CaW^, et ne cristallisant pas dans le même système que le wolfram , on pourrait regarder la présence de la chaui comme fournissant un nouvel exemple de dimorphisme.

Analogies. — Le schéelin ferruginé présente quelque analogie avec le fer oligiste^ le fer oxydulé^ le fer chromé^ Vilménite et plusieurs autres substances noires et métalloïdes; le clivage et la pesanteur spécifique du wolfram sont Jeux caractères de distinction qui ne laissent presque aucun doute; mais Tincertitude disparait complètement si on ajoute que ce minéral est facilemeiît fusible en une boule métallolJe hérissée de pointes cristallines.

FB&S PHOSPHATE.

L'acide phosphorique s'allie avec l'oxyde de fer dans des proportions difi*érentes, et donne naissance à diverses espèces de phosphates. Plusieurs de ces combinaisons passent de l*uiie à l'autre par des altérations journalières, en sorte qu'il est difficile , en Tabsence de la cristallisation, d'établir une classification certaine entre ces minéraux. M. Beudant les a séparés par la couleur; il a distingué les phosphates blancs, les phosphates verts et les phosphates bleus. A ces trois divisions, il faudrait maintenant ajouter les phosphates bruns,

FERS PHOSPHATtS. Itt

qui constituent la delvauxine et l'eûen-apalîte, minéraux décrits depuis la publication de Touvrage de M. Beudant.

Ce mode de division fournit un moyen commode de distinction; toutefois, il est loin d'être exact, attendu que les phosphates blancs deviennent bleus par Faction de l'air, altéra* tion que l'on observe pour les phosphates artificiels ; ainsi , en précipitant un sel de protoxyde de fer par du phosphate de soude, on obtient un précipité blanc, qui devient assez I promptement bleu par son exposition à Tair ; si on examine la composition de ces deux précipités , on reconnaît que le blanc est un phosphate de fer au minimum , tandis que le bleu contient le fer à Tétat d'oxyde noir ; comme on trouve dans la nature des masses terreuses bleues, notamment dans l'état de Nev^^-Jersey , dans l'Amérique du Nord , dans lesquelles le centre est encore en partie blanc , on est autorisé à supposer que l'altération que je viens de signaler pour le9 phosphates artificiels se reproduit dans les phosphates naturels; j'ajouterai, du reste, qu'un grand nombre d'entre eux pourraient même être considérés comme artificiels, car ils sa trouvent dans des terrains d'alluvion ; ils accompagnent les tourbes et ils sont associés à des ossements récents , circon» stances qui prouvent qu'ils sont le produit de décompositions très-modernes. J'adopterai le mode de division proposé par M. Beudant , en supprimant toutefois les phosphates blancsi qui sont très-rares, du moins à l'état cristallin ; terreux, ils s'associent aux phosphates de couleur bleue.

caractèras pénéraax. — Les caractères chimiques des différents phosphates sont analogues; ils donnent tous de l'eau par la calcination ; ils fondent au chalumeau en une scorie noire attirable à l'aimant; ils sont très^solubles dans l'acida nitrique, et la plupart, si ce n'est même tous, avec dégagement de gaz nitreux; ils sont peu durs, les cristaux en sont rayés par la chaux carbonatée. Leur pesanteur spécifique^ toujours faible, ne dépasse pas 2,7.

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