DEUXIÈME PARTIE. - DES DEVOIRS
sons que Diea seul a la puissance, et qu'il ne nous anime )n amour que pour nous unir à lui.
Fuyons les plaisirs, car ils nous séduisent et nous corpent. Le plaisir est le caractère du bien : et Dieu seul peut s en faire sentir ^ Mais son opération n'ayant rien de vie, nous regardons les objets qui ne sont (jue les occasions los sentiments, comme s'ils en étaient la cause, et nous les lons comme nos biens; ou du moins nous n*aimons que is-mômes, que notre propre bonheur, lorsque nous en issons. Or tout plaisir qui nous porte à l'amour des corps, istances inférieures à notre être, nous dérègle : et comme ne n'est point à elle-même la cause de son bonheur, elle aveugle, elle est ingrate, elle est injuste, si elle aime son pre plaisir, sans rendre à la véritable cause qui le produit elle, l'amour et le respect qui lui sont dus. Mais de plus, U-on aimer Dieu au milieu des plaisirs? peut-on augmenter uelJement sa charité, lorsqu'on irrite et qu'on fortifie sa icupiscence en mille manières? Tout ce qui vient à l'àme Me corps, n'est que pour le corps : le plaisir la séduit, la Tompt, la tue ■.
^L'amour de la grandeur, de l'élévation, de l'indépendance abominable : celui qui désire qu'on l'estime et qu'on l'aime, l horreur ^. Quoi ! les esprits faits pour contempler la Raison iverselle, pour aimer la puissance du vrai bien, s'occuperont nous, et nous aimeront! impuissants comme nous sommes, ûs voudrions des admirateurs, des imitateurs, des sectateurs ♦? rtainement celui qui ne voit pas l'injustice de l'orgueil, n'a j commerce avec la Raison; et celui-là y renonce entièrement 1 connaît cette injustice et ne craint point de la commeitre. ^Himons l'Ordre, c'est la loi de Dieu, il le suit inviolable- % il l'aime invinciblement. Pensons-nous pouvoir impunéni nous dispenser de le suivre? Si nous l'abandonnons, la
• Var. Nous en faire jouir. (1684.)
• Var. Cette dernière phrase depuis : Tout ce qui vient à l'àme..., n'était pas » l'édition de 1684.
• Malebranchc va ici plus loin encore que Pascal qui prononce également ces '^«•fait horreur », à propos de ceux qui ne veulent pas laisser connaiiro leurs *^G8, au moins à un confesseur; mais qui se borne à dire qu'il n'est pas juste 'OQloir que les autres hommes nous estiment « plus que tious ne le méritons. ►> ^nsées, art. 2, para^. 8 de rédition Havet.)
• Var. Impuissante comme nous sommes, nous souffririons des a'îoraleurs! Cor» *PQ* comme nous sommes, nous voudrions des... (1684 et 1697.')
I7S TBAITt DB NORALE.
jnsiîra impitojiUo da Diea rirint nous poorsaÎTra. Hi Bolfe unoar se conisriM à cette loi, nons serons heam parbUt loat «nemlrie, dods aarons socfété arec Diea et M S* Hlicilé et à u gloire.
5* On M peut èm raîaonuble que par la Raison uttmti on ne prat ètn sags qne par la sagesse éiernelle ; oa ne Are jnsieetsaîntiine parlaconfarmiiéavecrordreimmi] OtnieraphHU donc Jneessiimmeiil la Raison, aimons ardeoi la sagesse, saivons inriolableaient la loi divine. Ré\m BOQs «or notre modèle ; il s*est bit semblable à nons poai rendre semblables à lai. Il est maintenant à noire pon est pruportiunné à noire bibles». 11 est pnnr ainsi dirae devant nons ', oaTrons le» yenx ponr le voir. Il esl an i de nous : rentrons en noos-mèmes ponr le consnlier. 11 wlliriie sans cesse : rendons-noas à sa voix, n'endiire point nos cœnrs. Mais il est encore dans* le Saint des Saiol bli Potttire wlon l'Ordre de HelchisMech *, tonjonre Tiranl intercéder pour nons, et nons donner les seeonrs dont avons un besoin extrême. Approcbons-nons avec confii da vrai prapiiiatoire 'de Jésas-Cbrist, Saavenr des péeh Cher de l'Eglise, Archilecle dn Temple étemel ; en an canse occasionnelle de laGr&ce,3anslaqnelle nonsBomme ctirmmpns et trop misérables, ponr travailler i notre i matiun, estimer et giiâler les vrais biens, et mftrae d sim-^rement d'être délivrés de nos manx.