XXIV INTRODUCTION
est tenté de le croire, et, à coup sûr, il en a subi l'in- (luence. Mais il faut observer ici deux choses : la première, c'est qu'il croyait l'ermeinent au libre arbitre, et qu'il se llattait même de le sauver des périls où le jetaient les autres théories ; la seconde, c'est qu'à la différence d'Epictète et de Spinoza, il croyait à un Dieu personnel, et qu'à la différence des jansénistes il croyait à un Dieu voulant sauver tous les hommes. Quel que fût donc, même pour lui, le mystère inévitable de ces problèmes, il avait la confiance raisonnée que tout homme peut, s'il le veut, faire son devoir et s'assurer par là le bonheur éternel. C'est, en dépit de ses inconséquences, ce qui donne à sa prédication morale un accent plus pressant, plus ému, plus persuasif, qu'à tous ceux, dont nous venons de le rapprocher.
Henri JOLY.
TMITÉ DE MORALE.