DES FIÈVRES ET DES INFLAMMATIONS
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DES PYREXIES.
Je reunis dans une seule et même classe les maladies qui forment les première et seconde classes de la Nosographie philosophique de Pinel. En effet, comme je le démontrerai plus loin, il n’est plus permis de séparer ainsi les phlegmasies et les fièvres dites essentielles continues (i), telles quelles sont décrites dans le célèbre ouvrage que nous venons de citer : ce serait violer les principes d’une classification vraiment naturelle. Toutefois la révolution pyréto logique dont Broussais a jeté les fondements , n ayant pas encore été consacrée par le temps et l’assentiraent unanime des médecins, je n’ai pu me dispenser,
(!) Pinel et Broussais ont cru devoir traiter des fièvres continues et des levres intermittentes comme de maladies tout-à-fait identiques, ou du moms comme de maladies formant de simples espèces d’un même genre pour ne pas dire de simples variétés d’une seule et même espèce. Sans nier les analogies naturelles qui existent entre les fièvres continues et les fièvres intermittentes, aujourd’hui, comme précédemment, j’ai cru ne pouvoir es identifier. Je me réserve de faire ressortir en temps et lieu les importâmes différences qui existent entre les unes et les autres.
dans un ouvrage tel que celui-ci , d’en exposer et d en discuter les raisons. Cette discussion préliminaire était d autant plus indispensable, que la plupart des élèves et même des médecins ne connaissent que très imparfaitement tout ce qui se rattache à l’histoire de la grande réforme dont il s’agit. Elle sera, d’ailleurs, d’autant plus à l’ordre du jour, que tout récemment des auteurs dont le nom fait autorité , revenant en quelque sorte sur leurs pas , ont essaye de distinguer de nouveau en deux classes des maladies qu 1 s avaient autrefois comprises dans une seule et même classe.
Pour procéder avec ordre et clarté dans une matière aussi compliquée, je traiterai successivement et à part : i° de l’inflammation et de f irritation en général ; a° de la fièvre en général, et des différents ordres de fièvres continues dites essentielles, que je diviserai en celles dori- Pine ordinaire ou commune, et en celles d’origine miasmatique ; et je démontrerai que ces maladies ne sont que # des phlegmasies locales et générales longtemps ignorées , soit simples, soit compliquées d’un élément septique ou typhoïde; 3° de la fièvre et des fièvres dites essentie es intermittentes , que je distinguerai également en celles qui naissent sous l’influence de causes non miasmatiques, et en celles qu’engendrent des causes miasmatiques ; j essaierai d’établir que ces fièvres constituent de simples irritations nerveuses générales ou locales, les premières sans infection miasmatique, les secondes ayec compétition de ce dernier élément.
Ce travail préliminaire étant accompli, je passât a l’histoire particulière de chacune des phlegmasies et des simples irritations nerveuses, qui sont du ressort specia de la médecine ou de la pathologie interne.