‹ Traité de nosographie médicaleChapitre 3 sur 119 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

DES INFLAMMATIONS DE L’APPAREIL LYMPHATIQUE EN GÉNÉRAL ET DE CHACUNE DE SES DIVISIONS EN PARTICULIER ( LYMPHANGITE ET GAN- GLIONNITE OU ADÉNITE LYMPHATIQUE).

Considérations 'préliminaires.

L’appareil lymphatique concourt, avec l’appareil sanguin, à la constitution du grand système circulatoire. L’étude de ses inflammations se place donc naturellement à côté de celle des inflammations de l’appareil sanguin. Malheureusement, sous beaucoup de rapports, elle est bien moins avancée que cette dernière. Nous manquons d'une bonne monographie sur les inflammations des vaisseaux et des ganglions lymphatiques tant intérieurs qu’extérieurs.

Alexis Pujol, Broussais et M. Alard ont fait ressortir l’importance des inflammations dont il s’agit; mais les observations sur lesquelles ils se fondent n’ont pas été recueillies avec tous les détails et toute l’exactitude qu’on est en droit d’exiger aujourd’hui. Les recherches plus récentes de MM. Nonat, Cruveilhier, Duplay, Bouchât, etc., seront consultées avec avantage; toutefois, il ne faut pas se le dissimuler, ce n’est qu’après avoir recueilli avec toute l’exactitude convenable un nombre suffisant de nouvelles observations que l’on pourra tracer une monographie satisfaisante des inflammations des vaisseaux et des ganglions lymphatiques eu général, et de ceux des organes

PHÏ.EGMASIES ET IRRITATIONS EN PARTICULIER.

intérieurs en particulier ( i). Quand nous posséderons une telle mopogrqphie, nous aurons en quelque sorte la clef d’une foule de phénomènes dont nous avons ignoré jus- (ju’ici les véritables causes , et nous saurons enfin à quoi nous en tenir sur la doctrine d’après laquelle le grand et important phénomène de la tuberculisation ne serait autre chose qu’un travail inflammatoire chronique de l’appareil lymphatique des diverses parties dans lesquelles s’opère cette tuberculisation- En attendant les nouveaux matériaux dontlamédecine exactesent vivement le besoin, ici, comme dans un autretravnil(2),nous proclamerons hautementque les observations faites par nous, depuis vingt ans passés, sur le travail tuberculisateur, nous conduisent à l’adoption de cette doctrine si ingénieusement développée dans l’histoire des plilegmasies chroniques, et que les divers arguments par lesquels elle a été combattue dans des ouvrages célèbres ne nous ont pas paru supporter un seul instant l’épreuve d’une saine expérience et d’une logique rigoureuse.

PREMIÈRE SECTION

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