I . Notre Traité de Num. moderne, t. I
archevêques, pour la frappe de monnaies d'appoint acceptées dans toute la vallée du Rhin.
§ II. — Abbaye (TEssen,
Dans la période qui nous occupe, deux abbesses ont illustré ce couvent par leur monnayage :
•Sophie de Gleichen (14S9-89).
'Elisabeth, comtesse de Nassau-Hadamar (1370-1413).
Les monnaies d'Elisabeth sont \q florin d'or au lis, le gros tournois, Itgros à Vécu au lion, le denier tl Vobole. Sur le gros (ELISABET: ABBA), on lit tantôt le Turonus civis de l'original français, tantôt moneta Essein ou les deux légendes à la fois. Toutes les pièces ne portent pas le titre d'abba(tissa). Les deniers représentent soit un empereur assis (ELISABET NASV. ou DE NASSOVI), soit le buste voilé de Tabbesse; Vobole n'a que le buste voilé.
Entête de la série monétaire de Sophie, on place un;7or/n anonyme, en or pâle, au type de saint Jean tenant Tagneau couché sur un livre; il
a été frappé au château de Borbeck (MONETA • NOVA • BOR- BEC). Un gf^os (fig. 1798) porte l'image de saint Pierre assis entre deux petits écussons; il est copié sur ceux des archevêques de Cologne et de Trêves.
D autres, au lion assis, avec ou sans la mante blasonnée. sont des imitations de la monnaie flamande de Philippe le Hardi, duc de Bourgogne. Sophie s'y appelle régulièrement: S0PHIA-DE-GELIEHEN-ABBA'-ASSren^/ew5/s;. On connaît aussi le demi-gros au lion assis, avec les dates 1487 et 1488.
§ III. — Abbaye de WerdenK
Henri II de Wildenberg (i ^60-82) estlepremier abbé de Werden qui ait frappé de la grosse monnaie. Son gros tournois, imité de celui de France, conserve les mots Turonus civis autour du châtel, ou les