‹ Traité de numismatique du moyen âge (volume 2)Chapitre 50 sur 165 · I. Grote, Mûnistudien, t. III · texte numérisé non relu

I. Grote, Mûnistudien, t. III

dicium sit. Il appartient à Hermann de Wildenberg (1364-95), parent d'Henri II de Wildenberg, abbé de Werden (i 360-82).

Cette petite seigneurie est située entre le territoire de Berg et la Westphalie.

§ X. — Seigneurie de Heinsberg.

Nous avons dit (p. 609) qu'à Heinsberg l'époque du gros commençait avec Thierry III de Looz (1332-61). La pièce, restituée à ce seigneur par M. Menadier, est anonyme et ne porte que les mots DNS HEINS- BER'; sur une variante, on lit d'un côté MONETA HEINSB. de l'autre DNS HEINSBER. et sur un troisième exemplaire il y a PHILIPPVS REX. la monnaie ayant été copiée trop exactement sur le gros tournois de Philippe de Valois. Au même règne il faut attribuer un gros tournois frappé à Blankenberg, au nom de l'empereur Louis de Bavière'. Un gros au type du prince assis de face, frappé à Gangelt (GANHEL)» donne seul le nom propre de Thierry : THEOD : DNS î D HENS.

Le florin d'or au lis qu'on a donné à Godefroid III (1561-95) ne lui appartient pas; mais ce seigneur a contrefait, dans son atelier de Geilenkirchen, les florins de l'archevêque de Cologne, Frédéric de Saarwerden, et de l'archevêque de Trêves, Conon de Falkenstein *. Des gros au prince debout ont été frappés par lui à Dollendorf, Heinsberg et Honnef, avec une légende en bas-allemand : HER GODERTE-ER VAN HINB. Un demi-gros (église SiU'dessus de l'écusson) et quelques e^^er/ms (écu à quatre quartiers) rentrent aussi dans sa série, de même qu'un blanc imité de ceux de Lubeck. Nous le retrouverons d'ailleurs tout à l'heure dans sa seigneurie de Wassenberg (p. 1 206).

De Jean 1^^^ (1395-1438), on a publié récemment' un denier noir simulant les pièces de convention de Jeanne de Brabant et de Philippe le Hardi, comte de Flandre. Ce denier porte dans le champ les sigles IHN- HEI sur deux lignes. Les autres monnaies de Jean de Heinsberg imitent celles de Jean sans Peur, de Philippe de Saint-Pol, de Philippe le Bon et de l'évêque de Liège.

Après avoir obtenu (1423) un quart du duché de Juliers avec le château de Schonvorst, le même seigneur mit en circulation des florins d'or au saint Pierre, de coin rhénan (MON. NOV. SCHO'VRST).

1. Voyez p. 1194. — Piot, Revue belge, i8so, p. 260. Grote, Mûn^studien, t. VII, 23.

Page 1