‹ Traité de numismatique du moyen âge (volume 2)Chapitre 56 sur 165 · Archevêque de Trêves · texte numérisé non relu

Archevêque de Trêves

a. Florin au saint Pierre debout.

b. Florin au saint Pierre assis, frappé en venu de la convention de 1572.

I^ Dans un sexilobe cintré, Técu parti de Cologne et de Trêves.

c. Florin au saint Jean ^ créé par la convention de 1386. Saint Jean debout.

comme sur les monnaies du comte palatin. I^ Trilobé renfermant l'écusson de Trêves, accompagné- de trois écussons plus petits de Cologne, de Mayence et du Palatinat.

Ses monnaies d'argent sont : le gros à l'archevêque debout (fig. 1810) avec une aigle au revers, frappé à Coblence; ur.e suite très variée de

gros tournois, les uns au prélat assis (comme celui de Bohémond), d'autres à décor héraldique (fig. 181 1), puis surtout les gros au saint

Pierre à mi-corps (fig. 181 2) sous un tabernacle, Vesterlin aux douze besants, et plusieurs fractions à la tète mitrée de face ou à la tète nimbée de saint Pierre qui était le patron de Trêves. La grande majorité de ces pièces sortent des ateliers de Trêves et de Coblence: mais parmi celles qui portent le titre d'administrateur et de vicaire, il s en trouve qui ont été frappées à Deutz et à Wesel. Godefroid III de Heinsberg a contrefait, dans son officine de Geilenkirchen, un florin d'or de Conon.

Werner de Falkenstein (1 388-1418), neveu du précédent, continue rémission du florin au saint Jean, en plaçant entre les jambes du saint tantôt une aigle, tantôt une croix ou un croissant (ou rien); au revers, les écussons des alliés de 138$: Trêves, Cologne, Mayence, Palatinat,

l'empire d'allemagne Î219

avec reçu personnel de Tarchevêque. A Offenbach (OVENB*)» ^^^^ son comté de Falkenstein, il ouvrit un atelier pour cette frappe. Les Jlorins au saint Pierre (debout ou à mi-corps), aux seules armes de Trèves- Falkenstein, ne sont pas moins fréquents.

Le titre d^electus ne se trouve que sur les monnaies d'argent, qui forment une très belle série : gros blancs de Trêves ou de l'alliance, presque toujours à l'image de saint Pierre ; gros au buste de l'apôtre portant la croix et la clef {Peter sgroschen), ou au buste de l'archevêque tenant la croix et la crosse ; schillings avec l'épée et la clef en sautoir, etc. (SOLID' NOVVS IR^' VE);e5/er//>25(STERLIN* TREV);

enfin, une toute petite fraction aux

lettres W E R N dans les cantons

d'une croix pattée. Sur un des gros

blancs (fig. 1813), le saint porte la ^'^ '^''

tiare papale, et la pièce se distingue par une autre innovation, la formule

dei g^ra(tia), dont le prédécesseur de Werner s'était déjà servi, mais tout

aussi exceptionnellement.

Sous Otton de Ziegenhain (1418-50), le trilobé des princes alliés se transforme en quadrilobe, parce qu'il faut y caser leurs cinq écussons, ceux de Cologne, Mayence, Bavière et Palatinat entourant les armes de Trèves-Ziegenhain. D'Otton, nous avons de rares Jlorins d'or au saint Pierre à mi-corps et à l'archevêque debout. Un de ces derniers {Rep. écusson de Trêves-Ziegenhain dans un trilobé) est encore frappé à Ofîenbach. Les pièces d'argent, aux types accoutumés, portent soit le titre d'electus, soit celui d*arc(hie)p(iscopus) , Les premiers pfennings concaves, avec armoiries sur chaque face, remontent à son règne. Ulric de Manderscheid (1430-5$), n'ayant pas obtenu son investiture, ne put être admis dans l'alliance; il choisit un coin personnel, l'écusson de Trèves-Manderscheid, et se contenta du titre d'electus. Son antagoniste, Raban de Helmstâdt (1450-39)9 évêque de Spire, renonça également à la frappe du florin à l'archevêque debout, car l'atelier de Coblence ne fut en son pouvoir qu'après la renonciation d'Ulric, à une date (145$) où l'alliance rhénane allait être renouvelée. L'écu écartelé brochant sur une croix est le seul type de son florin ; mais sur ses pièces d'argent, on retrouve les trois écussons des alliés, disposés en trèfle, et les premiers millésimes, 1436-38, paraissent sur ses monnaies.

Jacques de Sierck (1439-56) conserve la disposition des écussons en trèfle et continue les millésimes; son successeur, Jean, margrave de

Bade (1456-1503) reprend, de 1462 à 1476, avec ses alliés, le type du Christ assis sur un trône gothique, un livre à la main et lëcusson du prince monnayeur à ses pieds, type que nous avons rencontré à G)logne avant 1430. Le traité de 1477-87 adopte pour le revers du Jîorin une croix fleuronnée portant en cœur lëcusson de larchevêque. Le gros de Coblence (GRO'SVS COVELE ou CONFLS), frappé par Jean, imite le gros tournois, mais sa légende est auxilium meum a domino, tandis que le p/enning blanc, aux trois écussons des alliés, porte moneta nova Renensis, A partir de 1491, les millésimes s'écrivent en chiffres arabes.

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