Grote, Mûnistudien^ t. III
§ IX. — Comté de Kai:(enelenbogen^.
Les comtes de Katzenelenbogen possédaient une grande partie de la Hesse actuelle (Darmstadt, Eberstadt, etc.) et de la province de Nassau (Ems, Schwalbach,Saint-Goar). Dans la seconde moitié du xi\^ siècle, ils frappaient des bractéates d'argent unifaces qui représentent un casque surmonté d'un médaillon ovale au léopard debout. Il est probable que le gros tournois à la légende lolianes cornes, attribué par Grote {Mûn^studien, III, 164) à Jean III de Sayn, appartient à Jean II de Neu-Katzenelenbogen (mort en 1^57), père de Thierry (Dither) VI (i 557-1402), qui fut nommé administrateur du duché de Luxembourg par le roi Wenceslas (1 394). Nous avons deux pfennings d'argent unifaces, portant le nom de Thierry, une fois en latin : + DITH • COMES • DE'KA (autour de Técu au léopard), une fois en minuscules allemands: rfiV... au milieu du champ. On suppose que l'atelier était à Saint-Goar.
§ X. — Comté de Nassau^.
Le monnayage ne recommence que vers le milieu du xiv« siècle, avec Adolphe I" de Nassau-Idstein (1344-70), qui frappe à Wiesbaden des pfennings au lion, d'autres à la tète couronnée, et des hellers unifaces aux mêmes types, très variés, mais extrêmement mal venus. Ruprecht (1355-90) introduit la frappe au florin d'or au lis; sa monnaie d'appoint est pareille à celle d'Adolphe, mais souvent on y lit le nom de l'atelier de Sonnenberg. Le ^orm de Walram 11(1370-93) représente le prince assis sous un dais et, au revers, Técu au lion de Nassau dans une bordure gothique. Il est frappé à Idstein (ETGESIN). Quelques gros tournois, qui conservent les mots Turonus cipis et la légende pieuse, mais ne portent que WALRANVS COM, sans indication du pays, lui sont attribués à tort ou à raison. Une série de deniers et de hellers, au type du lion et provenant aussi de l'atelier d'Idstein (MONETA EGIENSTEIN)) lui appartient sûrement, de même que des deniers à la tête de face (Wiesbaden). D'un autre comte, Adolphe II (1393-