VI. — LA WESTPHALIE
§ L — Ville de Dortmund^,
Au XV» siècle, l'atelier de Dortmund a frappé une énorme quantité de gros, appelés gros au saint Reinold, parce qu'ils représentent la tète du patron de la ville (SANCTVS REINOLDVS MARTIR), de face au-dessous de trois fleurettes. Au revers de ces gros, on voit, dans un trilobé, Técus-
I. Meyer (Adolf), Die MûtiT^en der Stadt Dortmund. Vienne, s. d. (1883), avec un supplément, 1888.
son à Taigie impériale. Les fractions sont le demi, le quart et le heller, ce dernier sans légende. Les variétés de coin ne se comptent pas. On n'a aucun renseignement historique sur ces émissions.
§ IL — Duché de Westphalie et d'Angrie.
Aux ateliers (p. 657) de Tarchevêque Sigefroid de Westerbourg (1275-97), il faut ajouter Nieheim, et à ceux de Wigbold (1297-1 304) la ville de Lugde. A la fin du xV' siècle, le nom d'Hermann IV de Hesse (1480-1 508) figure sur quelques deniers frappés à Weri.
§ IIL — Fille de SoesL
Soest était le chef-lieu du duché de Westphalie, et les archevêques de Cologne y avaient leur atelier principal. Mais depuis 1444, la ville relevait des ducs de Clèves et frappait, à son propre compte, des deniers au buste de saint Patrocle, tenant lepée. Le revers de ces pièces (MON* N' SVSATIENSIS) est réservé à Técu communal (clef droite).
§ IV. — Évécki de Paderborn,
A Paderborn, les types de Tévêque assis, du buste de saint Liboire, de rédifice tourelé, restent en faveur jusqu'au commencement du xv*' siècle, c est-à-dire sous les évèqucs :
•Henri III, comte de Spiegel (1361-80). *Rudbert de Juliers (1390-94). •Simon II, comte de Sternberg (1380-89). *Guillaumede Berg (1400-1415).
et se combinent avec les armes du prélat ou de la ville dans laquelle la monnaie a été frappée. Aux ateliers de Warburg (armes : un lis\ de Brakel, etc., énumérés p. 648-49, il faut ajouter Hofgeismar (p. 6$ i) et Lemgo.
§ V. — Abbaye de Corvei,
Le chapitre consacré à la numismatique de Corvei (p. 65 3-56) a besoin d'un supplément. Il s'agit de la monnaie de Rudbert de Horhausen (1306-37), publiée par Menadier {Deutsche Mûn^en, t. I, 57), et d'un denier de Henri IV von Spiegel (1559-60), au buste de labbé et à la tète de saint Gui.
1272 aUATRIEME PARTIE
§ VI. — Seigneurie de Lippe ^
Les dernières monnaies médiévales sont frappées sous le long règne de Bernard VII (14^1-1511). Après un chômage de 66 ans, paraissent simultanément le sturer Sivec \e demi-stuper et la mite. Le prince s'y appelle nobilis (dominus) Bernardus de Lippa-, son atelier est Lemgo? et presque toutes ses pièces sont datées, de 1492 à \ 509. Son type principal est reçu à la rose dans un trilobé, mais les imitations du type d'Osnabruck (saint Pierre et les trois tours) ne sont pas encore abandonnées. L'apôtre saint André figure en pied sur le stuver de 1508, et en buste sur un pfenning de Bernard. Les pfennings concaves n'ont que récusson à la rose, avec ou sans les lettres LIP.
§ VIL — Comté de Waldeck.
Henri IV (1^69-97) a frappé un denier d'argent figurant Técu triangulaire des comtes et, au revers, une tête de face dans un trilobé cantonné des lettres KOR qui indiquent Tatelier de Corbach. Sur les pfennings concaves, on voit tantôt lecusson de Waldeck, tantôt ceux de Waldeck et de Corbach.
§ VIII. — Ville de Corbach\
L'an 1327, Henri II, comte de Waldeck (1 505-44), engagea ses droits monétaires à la ville de Corbach (p. 655) qui semble les avoir exercés assez longtemps. A l'avers des deniers frappés au nom de la ville, récusson comtal {étoile à huit rais) conserve sa place, mais la légende change; on écrit MONET' CORBEKE. et le buste bénissant de saint Kyllian de Wurzbourg, patron de l'église de Corbach, est gravé au revers. A côté de ces pièces, il existe un groupe de monnaies muettes, présentant les mêmes types.