Traité de numismatique du moyen âge
Sources : Le Blanc, Traite historique des monnaies de France, Paris et Amsterdam, 1690, in-4. — Hoffmann, Les monnaies royales de France, depuis Hugues Capét jusqu'à Louis XVL Paris, 1878, grand in-4 avec 118 planches. — A. de Barthélémy, Essai sur ta monnate parisis, dans les Mém. de la Soc, de l'histoire de Paris et de flU-de- France, t. II, 1876. — Cartier, Lettres sur f histoire monétaire de France. V, Monnaies de la troisième race jusqu'à Charles Ti, dans la Rev, franc., 1838, pp. 90-109. — B. Elion, Considérations historiques et artistiques sur les monnaies de Franu. Fontenay- Vendée, 1850, in-8.
Le monnayage de la troisième race ne s'annonce pas, en France, comme celui de la deuxième, par une grande réforme. Hugues Capet et ses successeurs ne viennent qu'achever l'évolution d'un système en décadence.
Le denier et Vobole d'argent restent, jusqu'à saint Louis, les seules monnaies ayant cours; mais la fraude et le désir d'un seigneuriage plus . grand en altèrent la fabrication. Le métal devient un alliage sans valeur qui n'a bientôt plus de l'argent que le nom. La frappe, déjà si négligée sous les derniers Carolingiens, se fait avec un laisser-aller tel que le coin donne une empreinte absolument confuse; les légendes tronquent les noms dont elles se composent et parlent un latin barbare auquel vient se mêler parfois la langue vulgaire naissante ; le type perpétue le plus souvent un dispositif créé sous la seconde race et, quand on s'efforce à produire une figuration nouvelle, le graveur est impuissant à donner à son œuvre une forme présentable. Les monnaies frappées par les rois