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u). Prcvôtè de WildisJjausen t .
En 872, le comte Walbert, parent du saxon Witekind, établit un cloître de bénédictins à Wildeshausen, localité située entre Osnabrûck et Brème, sur la rive gauche de la Hunte qui séparait la Wcstphalie de la Basse-Saxe. En 1069, Wildeshausen est qualifié pour la première fois de prepositura.
On possède des deniers du prévôt Otton de Lippe (1231-43 . .) ; ils sont copiés du troisième et du septième types que nous avons signalés pour Ludolphe de Holte, évèque de Munster. Les légendes reproduisent parfois d'un côté le nom de celui-ci ou le nom de saint des prototypes; sur l'autre face, on lit: OTTO PREPOSITVS ou OTTO PREPOS. Des monnaies plus récentes, sur lesquelles le prévôt de Wildeshausen n'est pas nominativement désigné, reproduisent un dispositif de Louis II de Hesse, évèque de Munster (1310-57); les légendes sont : SANCTVS PAVLVS ou MONETA WILDES.
v). Comté d'Armherg ».
L'ancienne famille des comtes d'Arnsberg s'étant éteinte au commencement du XII* siècle, ses possessions passèrent par le mariage de Sophie d'Arnsberg à une branche des seigneurs de Cuyk, en Brabant. Grote dresse, dans ses Stammiafebiy la chronologie suivante des comtes de cette nouvelle maison :
Godefroid I de Cuyk, ii24-ii$4. •Louis, 1287-131).
Henri I, 1154-1185. •Guillaume, 1513-1338. •Godefroid II, Ii8$-I235. Godefroid IV, 1338-1368.
•Godefroid III, 1235-1287.
L'atelier des comtes était situé à Arnsberg : ARNESBERG. ARNES- BERGEN Cl VIT. En 1295, Louis ayant acheté la moitié de la ville d'Eversperg, y créa une seconde officine : EVERSBERG CIVITAS.
Les types monétaires se composent, sous Godefroid II, d'une figure impériale assise de face ou de l'aigle éployée d'Arnsberg î; la croix
1. Bûchenau, DU Mûnien ùer Propslei Wildeshausen, dans h Zeitsclirijî fur NiiiuiS' matik, t. XV, p. 262.
2. H. Grote, Die Mûnitn der Grafen von Arnsberg, dans les Mûn^studien, t. VIII, 1868, p. 75. — J. Weingârtncr, Dit Silber-Mûnien von càlnisch Herxpgthtm WestpbaJen, etc. Munster, 1886, in-8, p. 113.
. 3. Les comtes d'Arnsberg avaient pour armes : de giuulcs à l'aigle d'or.
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à doubles bandes des esUrlins anglais d'Henri II occupe le revers. Les pièces frappées par les successeurs de Godefroid portent à l'avers l'image du comte, assis de face; l'autre côté reçoit soit un édifice à tour accostée de bannières ou à trois tours, soit Taigle. Sous Guillaume, l'aigle est placée dans un écusson.
On n'a pas retrouvé de monnaies de Godefroid IV, bien qu'il se fût fait confirmer ses droits monétaires en 1338 par l'empereur Louis de Bavière. En 1368, Godefroid IV vendit son comté à l'archevêque de Cologne pour 130,000 florins d'or. Déjà auparavant, les archevêques paraissent avoir joui de certains droits dans Arnsberg : on possède un denier de Conrad de Hochstadt frappé dans cet atelier.
w). Comté de la MarhK
Les comtes de la Mark sont issus de ceux d'Âltena, qui formaient euxmêmes une branche cadette de la maison de Berg. Ils portaient : d'or à la fasce ichiquetée d'argent et de gueules de deux traits. Leurs possessions s'étendaient entre le comté de Berg, l'évêché de Munster et le duché de Westphalie. Le monnayage comtal reflète cette situation géographique ; les pièces frappées dans l'atelier de Hamm, HAMONA CIV, MONETA IN HAMONE, c'est-à-dire dans la région septentrionale, ont le flan épais, l'aspect rogné des deniers westphaliens ; celles qui furent émises à Iserlohn, ISERENLON CIVITAS, dans la partie méridionale du comté, se rapprochent des espèces rhénanes, plus minces et plus larges. Cinq comtes de la Mark se sont succédés depuis la fin du xii* siècle jusqu'au milieu du xiv*:
•Adolphe I, 1 198-1249. •Ebcrhard, 1277-1308.
•Engclbcrt I, comtede laMark, 1249-77. •Engelbcrt II, 1308-1528. [•Oiton, comte d'Altena, 1249-62]. •Adolphe II, 1 328-1 347.
Les plus anciennes monnaies, dont l'attribution au comté de la Mark soità l'abri de toute contestation, appartiennent au règne d'Adolphe I et sont copiées soit des deniers impériaux de Dortmund, soit des esterlins anglais d'Henri H. Le premier type est usité dans l'atelier de Hamm, le second paraît s'être localisé plutôt à Iserlohn.
A la mort d'Adolphe I, ses deux fils, Engelbert I et Otton, se partagèrent ses états. Leurs monnaies portent à l'avers un personnage
I. H. Grote, Nachtràge ^ti Madtr*i westfàliscJjctt Mmim, dans les Bîàiter fdr Miinihunàe, t. II, 1836, pp. 127, 190 et 359. — J. Chautard, Imitations des monnaies au type esterlin, Nancy, 1871, in-8, p. 292.
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660 TROISlàME PARTIE
assis, de (ace, tenant une épée et une branche à trois feuilles, au revers une église à deux tours. Sous Engelbert II et son successeur, l'empreinte que nous venons de décrire reste en usage, mais concurremment avec elle se montre un type nouveau où le champ du revers est armorié à la (asce échiquetée de la Mark.
B. — Basse Saxe.
a). AUliirs impériaux.
Les ateliers impériaux de la Basse Saxe, c'est-à-dire la région située entre le Weser, TElbe et les montagnes du Harz, sont au nombre de six pendant la période des empereurs saxons et franconiens : Brème, Stade, Quedlinbourg, Hildesheim, Magdebourg et Goslar. Tous ces ateliers passèrent à des souverainetés ecclésiastiques, sauf Goslar qui resta possession directe de l'Empire.
Brime. — Lts deniers frappés à Brème au temps d'Henri II, empereur (1014-24), portent à l'avers une tète à droite ou à gauche avec + HEINRIC IM ; le revers a les lettres SBREMA-A rangées en croix sur le modèle exact du type de Cologne. Ces pièces sont les seules monmaies de Brème où paraisse la signature impériale (fig. 1150).
Fîg. ii$o Fig. X151
Stade. — Des deniers de cet atelier portent + H EN RICO autour d'une tête impériale couronnée, de face, et au revers, STATHV... autour d'un temple. Ils appartiennent, suivant M. Dannenberg, à Henri III dont le nom se retrouve sur quelques pièces du comte Luder Udon I.
Un denier qui présente une saisissante analogie avec les pièces frappées à Stade par Henri le Lion, duc de Brunswick, porte le nom et l'effigie de Frédéric Barberousse (fig. 1131).
Quedlinbourg. — Otton III, roi, signe dans cette ville des deniers portant SCS SERVACIVS autour d'un temple de la forme dite M^kirche. Le nom du roi, ODDO. figure dans les cantons de la croix du
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revers qui est entourée de + DCRA + REX. Ces monnaies reproduisent le type de celles qui sont aux noms d'Otton I et d'Adélaïde, dont nous nous occuperons à propos de l'atelier de Magdebourg. Dès la seconde moitié du xi* siècle, le monnayage de Quedlinbourg passa aux abbesses, mais le nom d'Henri II continua, au début, à figurer sur les deniers.
Hildesheim, — Les monnaies de Hildesheim frappées sous Otton III reproduisent, comme celles de Quedlinbourg, la hol:(kirche et la croix cantonnée de ODDO. Autour de l'édifice, le nom de la patronne : 2CA MARIA, tient lieu d'ethnique (fig. 1152). Les émissions reprennent sous Henri II, empereur (1014-24), dont les deniers portent la tête barbue de face, et au revers celle de la Vierge ; ce type reste en usage sous Conrad II empereur (1027-39).
Rg. Il sa / Fig. iijj
Magdebourg. — Cette ville, la métropole de la Saxe, fut très probablement le plus ancien atelier du nord-est de l'Allemagne. C'est dans ses murs que furent sans doute frappés ces deniers imités des monnaies carolingiennes et surtout des pièces au temple de Louis le Débonnaire, caractérisées par leur bord relevé et connues, depuis B. de Koehne, dans les nomenclatures numismatiques, sous le nom de wendenpfennige. Dans la seconde partie de ce Traité (p. 332), nous avions conservé l'attribution de ces monnaies aux populations wendes, cette avant-
Fig. 1154 Fig. iiss
garde des Slaves dans les pays germaniques. Cette attribution est aujourd'hui abandonnée et M. Ménadier' revendique, avec raison, ces deniers pour la Saxe, d'où ils se répandirent dans les pays slaves et no-