‹ Traité de numismatique du moyen âge (volume 4)Chapitre 105 sur 183 · LA BOHEME · texte numérisé non relu

LA BOHEME

le buste cuirassé de saint Wenceslas, tenant une bannière. A côté de cette série d'argent toute nationale et provenant des mines et de l'atelier de Kuttenberg',il existe des deniers de Jean aux types anglais et italiens, car le roi de Bohème possédait, jusqu'à 1335, presque toute l'Italie septentrionale*. Nous faisons reproduire l'avers du denier de Crémone (fig. 1847) au buste drapé, vu de trois quarts, et celui du demi-esterlin anglais, qui ne se distingue de l'original que par la légende (fig. 1848).

Jean de Luxembourg ayant trouvé la mort à la bataille de Crécy, son fils Charles IV (1346-78), roi des Romains et plus tard empereur d'Allemagne, monta sur le trône de Bohème. Aussitôt, le lis et la figure de

Fig. 1847

Fig. 1848

Fig. 1849

saint Jean disparaissent au florin d'or; ils sont remplacés par le buste dy roi (fig. 1849) tenant le sceptre et le globe, et par un lion à double queue. Sur les pièces d'argent, Charles prend son numéro d'ordre : KAROLVS PRIMVS; un petit gros (ûg. 1850) de 1363 est anonyme (REX BOEMIE). A côté de cette série, il existe quelques menues monnaies frappées dans le Haut-Palatinat et dans la principauté de Breslau.

Wenceslas IV (1378-1419), également roi des Romains et empereur d'Allemagne, a frappé deux florins d'or, l'un à son buste (fig. 185 1),

Fig. 1850

Fig. 1851

Fig. 1852

l'autre au double t). Les légendes de celui-ci sont en lettres minuscules (fig. 1852), écriture dont on ne trouve guère d'autre exemple dans toute la numismatique du moyen âge. Les gros de Prague émis à cette époque portent de nombreuses contremarques prouvant qu'ils circulaient dans l'Allemagne entière jusqu'aux bords du Rhin et en Hollande. Le roi s'y donne le numéro 3 : WENCEZLAVS TERCIVS, mais sur ses petites

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