LA BOHÊME I
à Breslau et à Glogau. On y retrouve le lion de Bohême, parfois accompagné de l'aigle silésienne.
Louis II (1516-26), roi de Pologne et de Hongrie avant de monter sur le trône de Bohême, succède à son père Ladislas. A quelques détails près, son ducat d'or est le même que celui dont nous venons de reproduire le dessin, mais on y relève les dates 1518 et 1521, et un petit écusson, celui du maître de la Monnaie, y est placé aux, pieds du saint. Déjà, une partie des gros de Prague sort de Tatelier, bientôt célèbre, de Joachimsthal et porte, entre les mots GROSSI et PRAGENSES. le blason des comtes de Schlick qui tiendront une place considérable dans la numismatique moderne. La monnaie divisionnaire de Louis n'a ordinairement qu'une seule face, réservée au lion ou aux initiales L et LR.
§ IL — Ville impériale d'Eger^.
De 1349 à 1506, Eger reçut plusieurs fois l'autorisation de frapper des heller et des pfenntngs. La plus ancienne de ses bractéates, au type de l'aigle éployée, porte en marge les quatre lettres: €•€• €• 6. Après 1520, l'atelier n'a plus monnayé.
§ IIL — Le Haut-Palatinat bohémien.
L'empereur Charles IV, qui avait hérité de la ville d'Auerbach (Haut- Palatinat), conçut le plan d'agrandir son royaume de Bohême aux dépens de la Bavière. Il acheta Erlangen à l'évêque de Wurzbourg (1361) et forma ainsi une nouvelle province. Mais dès 1373, il se vit obligé de la laisser en gage à son gendre, le duc Otton V de Bavière-Brandebourg, et la rétrocession définitive eut lieu sous Wenceslas (1400).
Plusieurs princes ont monnayé dans les ateliers d'Auerbach, d'Erlangen et de Lauf. On a des pfennings de Charles IV (1346-78), portant les lettres K-€, €-K. K-L. Ceux de Wenceslas IV (1378-1419), frappés à Auerbach, portent W-A avec un A gothique au revers; Erlangen (W-E, E-W) emploie la couronne de Bohême, etc.
Otton V de Bavière (1373-79) gouverna le pays d'abord avec ses trois neveux: Etienne III, Frédéric et Jean IL Lors du partage dé 1376, le gage bohémien échut à Otton et Frédéric.
I. Siegl (K.), Geschichle der Egerer Munie. Prague, 1902 (extrait de la Festschrift des Vereinsfùr Gescinchte der Deutschen in Bohmen, p. 126-153).