L'EMPIRE BYZANTIN ET L'ORIENT LATIN
§ I. — L'empire byzantin.
Nous avons vu (p. 901) qu'après la chute de l'empire latin, la dernière période du monnayage byzantin fut inaugurée par Michel VIII Paléologue. Les pièces d'or, toujours concaves, de son fils And ronic II (1282-1328) conservent le type de la Vierge entourée de murailles et la figure du basileus à genoux devant le Christ assis, mais suppriment saint Michel qui ne convenait qu'à un empereur de ce nom. Cependant, le même archange, avec les saints Georges et Demetrius, se retrouve sur les monnaies de cuivre de ce règne, à cùté de croix de différentes formes, ou de deux grands B adossés.
Le gouvernement commun d'An d ronic II et de son fils Michel IX (1295-1320), mort avant le père, a produit une longue et assez jolie série de pièces concaves et planes. Le Christ bénissant les deux princes agenouillés; les mêmes princes debout tenant, à eux deux, un labarum, ou tenant chacun une croix à long pied ; les bustes du Christ et de la sainte Vierge ; une tète de chérubin ; quelques monogrammes, etc. : voilà leurs types les plus fréquents. On les retrouve sur les monnaies d'And ronic II associé à son petit-fils And ronic III (1325-28), qui y ajoutent les saints Andronic, Demetrius et Théodore. Sur le cuivre, la croix chrétienne prend quatre formes différentes, copiées, en partie, sur les deniers de l'Europe occidentale.
Ce monnayage, revenu à la fabrication presque exclusive des pièces planes, et d'un style de plus en plus défaillant, se continue sous Andronic III seul (1328-41), Jean V (1341-76, puis 1379-91), Jean \' l Cantacuzène (1341-55) et Andronic IV (1376-79). Une pièce de Jean V porte le nom de l'espèce, nOAITIKON (écrit nOAHTIKON^-