Kum. chronicle, 1900, p. 2}o (John Evans
LES ILES BRITANNiaUES
léopards; lui-même se comparait volontiers avec un léopard (pard us invictus). Il tient le sceptre et la croix plantée sur un globe. La légende : EDWR • D • GRA • REX • ANGL • Z • FRANC • DNS • Hl B se développe autour d'un champ bordé d'arceaux et semé de fleurs de lis. Au revers, nous lisons le verset de l'évangile selon saint Luc, IV, jo : lesus (autem) transiens per médium illorum ibat, allusion heureuse à la puissance maritime des Anglais et aux courses journalières de leurs flottes vers le continent. Ce verset, qui passait pour un talisman aux heures du danger, ne disparaîtra de la monnaie d'or qu'à l'avènement de Jacques I^"". La croix du revers, aux branches couronnées et fleuronnées, est la copie exacte de celle de VAnge d'or de Philippe de Valois; mais les angles du quatre-feuilles qui l'entoure sont gardés par des léopards.
Le type du flfemî^or/n (fig. 1784) est un léopard couronné, assis et portant au col une mante flottante, aux armes écartelées de France- Angleterre. La légende du revers: domine, ne infurore tuo arguas me.
Fig. 1784
Fig. 178;
est empruntée aux psaumes VI, 2 ou XXXVII, 2. Quant au quart de florin (fig. 178$), sa devise exaltabitur in gloria se retrouve au psaume CXI, 9; il a une large croix cléchée et feuillue, et le léopard de l'avers est posé sur un heaumet dans un champ semé de fleurs de lis.
Ces trois belles monnaies n'eurent pas 18 mois de cours légal. On les avait taxées à une valeur supérieure à la valeur correspondante de l'argent, et dès le mois de juillet 1344, un décret reconnut aux marchands le droit de ne plus les accepter.
Pour les remplacer, le roi créa une pièce d'or nouvelle et fit immédiatement avec son maître de la Monnaie de Londres un contrat en vertu duquel 39 nobles - devaient être tirés d'une livre d'or {Tower pound), ou un nombre proportionnel de maille-nobles (j\ et deferling-nobles f-V
Comme les florins, ces trois espèces off"rent deux types diff'érents. Sur le noble on voit le roi debout dans un navire, couronne en tête, l'épée à la main droite, à la gauche l'écu écartelé de France-Angleterre. La croix
du revers est feuillue et fleurdelisée, cantonnée de quatre léopards et inscrite dans une bordure à huit arceaux. On lui a laissé la légende pieuse du florin : lesus transiens, etc. Le demi-noble (fig. 17^6} ne s'en distingue que par la légende du revers, qui est celle du demi-florin :
Fig. J786
Fig. 1787
domine^ ne infurore, etc.; mais le quart de «o^/e porte à l'avers l'écusson de France-Angleterre dans une bordure de huit arceaux (fig. 1787), au revers la légende du quart de florin : exaltabitur in gloria, et une L au centre de la croix.
Ces types resteront, à peu de chose près, invariables sur la monnaie d'or anglaise jusqu'au règne d'Edouard VI, et l'histoire monétaire n'aura plus à enregistrer que des changements de poids et de titre.
En eff'et, émis en i ^44 à 1 38 grains -, le noble fut réduit successivement, sous ce même règne, à 128 grains - (en i ^46) et à 1 20 grains (en 1351). Les collectionneurs anglais recherchent des exemplaires de chaque émission, avec plus ou moins de succès; le demi-noble de 1344 n'est pas encore retrouvé.
Trois lettres sont inscrites sur les nobles d'Edouard III, au centre de la croix: C, € ou L. La lettre L désigne l'atelier de Londres; € ne saurait être que l'initiale du nom d'Edouard, car les rois suivants mettent à la même place une R pour Richard ou une h' pour Henri. Mais l'attribution à Calais des nobles au C (qui ont quelquefois une bannière hissée sur la poupe) n'est pas certaine. Nous savons qu'en iH^- 1^ ^^i fit un traité avec les villes de Gand, de Bruges et d'Ypres pour la fabrication de nobles d'or et leur circulation en Flandre et en Angleterre. Deux monnayeurs, William Stury et Gilbert de Wendlingburg, furent chargés de la frappe de ces pièces anglo-flamandes. Ruding doutait de leur existence, admise, plus tard, par C. -P. Serrure dans sa Notice sur le cabinet du Prince de Ligne. Finalement, Hooft van Iddekinge a cru les reconnaître dans un noble (Kenyon, p. 2?) où l'initiale du nom du roi, ressemblant à un G, et les lettres I/ybe(rniae) sont isolées au moyen d'une ponctuation fautive: "E^DWARD .... HY°B**E; mais cette pièce a été frappée entre 1 55 1 et 1 360.
Pour indiquer les esterlins qu'on donne aujourd'hui à Edouard III, il faudrait entrer dans des minuties qui ne conviennent pas au plan de cet ouvrage. Ceux de l'abbaye de Reading ont un pétoncle dans l'un des cantons de la croix. L'attribution des quarts d'esterlin est tout à fait arbitraire.
§ IV. — Richard II (13 77-1399).
Le poids du noble se maintient à 120 grains, et son type est identique à celui du règne précédent, sauf l'Ç au centre de la croix, qu'on a remplacé par une R. Seule, la Tour de Londres frappe l'or, le gros, le demigros et les divisions de l'esterlin ; l'esterlin se fabrique aussi à York, et un peu à Durham, où les monétaires mettent une crosse abbatiale sur la poitrine du roi.
§ V. — Henri IV (1399-1413).
En 141 2, le poids du noble est réduit de 120 grains à 108, et au lieu de 45 nobles, la livre d'or en donne 50. L'R du centre de la croix devient une h'. Même réduction du poids de l'argent; l'esterlin, de 18 grains, fléchit à 15. Les pièces lourdes, au nom de Henri, lui appartiennent sûrement; pour les autres, il y a doute, et elles peuvent tout aussi bien être attribuées à son fils. Que les armes de France soient aux fleurs de lis sans nombre ou à trois lis seulement (innovation de Charles VI); qu'il y ait un trèfle dans le champ, avec ou sans la croisette percée en tête des légendes, ces diff"érences ne sont pas assez importantes pour servir de guides infaillibles dans le classement. Sous Henri IV, York et Durham (DVNOLM. DVNVIC) ont continué à frapper des esterlins; le quart d'esterlin n'est connu que par un seul exemplaire.
§ VL — Henri V (141 3-1422).
Sur ses monnaies anglaises, Henri V porte toujours le titre de roi de France, bien qu'il l'ait abandonné en 1420, lors de son mariage avec Catherine de France, et échangé contre celui d'hères Franciae. Ses nobles d'or restent à 108 grains: on lui donne presque tous ceux sur lesquels l'écusson de France n'a que trois lis. Quant à ses monnaies d'argent, l'attribution est des plus difficiles. On classe à son règne les
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gros et demi-gros, frappés à Londres, qui portent une molette sur l'épaule gauche ou sur la poitrine du roi. Souvent, on voit une croisette percée au commencement de l'une ou l'autre légende. Des esterlins ont été frappés par l'archevêque d'York et le cardinal Thomas Langley, évêque de Durham.
§ VII. — Henri VI (1422-1461 et 1470-1471).
Sous le règne d'Henri VI, jusqu'à sa déposition en 1 461, il n'y a aucun changement ni dans le type ni dans le poids des monnaies, de sorte que les difficultés d'attribution restent à peu près les mêmes. Il est cependant probable que les;îo^/e5et leurs subdivisions, où l'annelet, la rosace, la pomme de pin, la croisette, le trèfle, etc., servent de signes de ponctuation, appartiennent réellement à ce roi. Parfois aussi, une fleur de lis y remplace la croisette en tête ou à la fin de la légende du revers.
Les mêmes observations s'appliquent à l'argent. Depuis l'an 1422, un atelier royal, établi à York, fonctionnait concurremment avec l'atelier de l'archevêque. Les évêques-monétaires de Durham, pendant cette époque, étaient Thomas Langley (1406-1437), Rob. Neville (1437-1457) et Laurence Booth (1457-1476).
Malgré sa courte durée (octobre 1470- avril 1471), la restauration de Henri VI nous a valu une série très intéressante et très riche de pièces d'or et d'argent. Nous verrons tout à l'heure que V ange d'or, k 80 grains, et sa moitié, V angelot, avaient été créés dans l'intervalle par Edouard IV. On en a frappé au nom de Henri, avec un lis dans le champ (fig. 1788),
Fig. 178*
et quelques rares exemplaires en subsistent. La lettre B, qui désigne l'atelier de Bristol, y est placée sous le navire, tandis que, sur l'argent, elle se voit sur la poitrine du roi. Mais le poids de la monnaie d'argent ayant été diminué par Edouard IV, il n'est plus possible de reconnaître, parmi les pièces classées à Henri Vil, une pièce de
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Henri VI restauré. On a revendiqué pour lui quelques gros et demi-gros et même un esterlin. où l'emblème de Henri VII, un lis sur une rose, est absent, et où le mot REX est écrit BEX. V esterlin d'York a pour différent une clef et la lettre G, initiale du nom de l'archevêque George Neville. Quant aux fractions de l'esterlin, tout essai d'attribution restera infructueux.
§ Vm. -^ Edouard IV (1461-1483).
Le règne de cet usurpateur marque dans la numismatique par plusieurs innovations heureuses. En 1465, le poids des nobles fut reporté de 108 grains à 120, leur type fut modifié, et en même temps on créa une espèce nouvelle, l'Ange et l'Angelot d"or, à 80 et 40 grains.
Les nobles d'Edouard IV antérieurs à cette réforme sont très rares. On appela les nouveaux: « nobles à la rose » ou réaux (ryals), la rose blanche de la maison de Lancastre étant gravée sur les deux faces de la pièce, à l'avers sur le flanc du vaisseau, au revers dans un grand soleil qui broche sur la croix fleuronnée et fleurdelisée (fig. 1789). L'initiale du nom d'Edouard, un E, est inscrite sur le pavillon du navire ; les différents monétaires, soleil et rose, étaient les emblèmes personnels du roi. Quant aux demis et quarts de nobles à la rose, le demi a le vaisseau et la légende : Fig. 1789
domine ne in furore tuo arguas me; sur le
quart, on lit : exaltabitur in gloria, et le vaisseau est remplacé par un écusson.
V ange d'or QtVangelot ont pour types l'archange saint Michel debout, tuant le dragon, et, entouré du vers : per crucem tuam saha tios Christe redemptor, un navire, dont le mât se dissimule derrière une large croix et l'écu écartelé de France-Angleterre. Dans le champ, E et une rose. La légende de l'angelot: O crux ave, spes unica est empruntée à une vieille hymne de l'Église; nous l'avons rencontrée (p. 1017) sur le magdalon d'or de René d'Anjou.
On possède deux séries de monnaies d'argent de ce roi, l'une antérieure, l'autre postérieure à la réduction du poids ordonnée en 1464. Dans ■ la seconde série, le gros, qui pesait 60 grains, n'en pèse plus que 48, et les 15 grains de l'esterlin sont réduits à 12. Sept ateliers étaient ouverts. Bristol, Coventry, Norwich et York frappaient l'or concurremment avec
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la Tour de Londres; les monnaies de Canterbury portent la crosse et les armes de l'archevêque Bourchier (1454-1486); sur celles de Durham, les lettres B ou D s'appliquent aux évêques Booth (1457-1476) et Dudley (1476-1483).
§ IX. — Edouard V (avril à juin 1483).
Il existe un ange d'or unique et quelques gros, non moins rares, qui ont pour différent monétaire une tête de sanglier. Frappés à Londres, on les classe au règne éphémère du jeune Edouard V, placé sous le protectorat de son oncle, le duc de Gloucester (Richard III), qui avait une tête de sanglier dans son blason de famille. Un demi-ange d'or et d'autres gros, au différent du soleil et de la rose, sont donnés au même roi, et pour le même motif, car sur les monnaies de Richard III, la rose et le soleil figurent plus fréquemment encore que la tête de sanglier. Quoique de simples présomptions, ces attributions ont leur degré de vraisemblance; elles s'appuient sur le témoignage d'un chroniqueur (Ross de Warwich), qui affirme l'existence de monnaies au nom d'Edouard V.
§ X. — Richard III (1483-1485).
Les seules monnaies d'or qu'on ait de lui sont Vange et Y angelot, avec une R dans le champ (fig. 1790). Ces pièces, forgées à Londres par Robert Brakenbury, ont presque toutes une tête de sanglier pour différent; elles comptent parmi les grandes raretés delà série anglaise. La
Fig. 1790
même marque, ou la rose et le soleil, apparaissent sur presque toutes les pièces d'argent. Ateliers provinciaux! York et Durham ; l'S sur l'esterlin de Durham est l'initiale du nom de l'évêque Sherwood, le D au centre de la croix désigne l'atelier. On ne possède aucun quart d'esierlin de Richard 111.
§ XI. — Henri VII (1485-1509).
L'an 1489, le roi ordonne la frappe d'une monnaie d'or nouvelle, le souverain, au poids double de celui de l'ancien noble d'or, c'est-à-dire à 240 grains, et de proportions inusitées dans la numismatique du moyen âge. Seules, les pièces espagnoles atteignent et dépassent le même diamètre. La légende du revers reproduit celle du noble : lesus autem transiens, etc.; le type de l'avers ne se donne pas non plus pour une Innovation, c'est la copie du florin d'Edouard III avec le roi assis de face, tenant le sceptre et le globe. Il en existe jusqu'à quatre variantes. Sur les deux premières, le champ est tantôt sans décor, tantôt entièrement quadrillé et fleurdelisé; sur les autres, il est semé de lis, et la différence se réduit à la forme du siège, surchargé d'ornements gothiques et placé sous un dais, ou décoré d'animaux fantastiques. Au revers, la double rose de Lancastre couvre tout le champ ; elle porte l'écusson de France-Angleterre, couronné ou non. Les deux couronnes, celle du roi et celle de l'écusson, sont fermées. Les légendes, écrites en lettres gothiques sur les trois premières variantes, se rapprochent sensiblement de l'alphabet romain sur la quatrième.
Il n'existe qu'un seul exemplaire, un essai, du double souverain, pesant 480 grains, et très peu du souverain simple.
A côté de ces pièces nouvelles, nous avons les anciennes. Le réal, ou noble à la rose, non moins rare, représente le roi dans un navire, mais le revers de la monnaie (écu aux trois lis, brochant sur une rose) fait déjà prévoir le type du souverain ; il pouvait donc passer pour un demi-souverain. L'ange porte tantôt la légende qui lui est propre: per crucem tuam, etc., tantôt il prend celle du noble : ihc autem. Sur Vangelot (I^ 0 crux ave, etc.) la ponctuation est parfois figurée par des rosaces. Toutes ces pièces d'or sortent de l'atelier de Londres, mais nous ne pouvons entrer ici dans la question, très compliquée, des diff"érents monétaires.
Dans la série d'argent, Henri VII se distingue par l'introduction de la tête de profil. L'effigie du roi, de conventionnelle qu'elle était, devient un véritable portrait. Une pièce très rare, le shilling, valant 12 pennies ou esterlins, nous montre cette tête profilée à droite, coiff"ée de la couronne fermée, et cernée d'une légende où le nom propre est suivi du chiff're VII ou du mot SEPTIM(us). Au revers, une croix fourchée, coupant la devise posui deum adiutoretn meum, broche sur l'écu de France-Angleterre (fig. 1791). Deux fractions du
QUATRIEME PARTIF.
shilling : un gros et un demi-gros {tiers et sixième), ont le même type et les mêmes légendes, avec ou sans le numéro d'ordre du roi ; mais Vesterlin de cette série montre le roi assis et porte au revers, comme d'habitude, un nom d'atelier. Sur l'ancien gros au buste de face, la couronne royale est tantôt ouverte, tantôt fermée, et les collectionneurs, qui recherchent naturellement les deux types avec une même
ardeur, constatent la grande rareté de Vesterlin à la couronne fermée. Si^^les monétaires : M pour l'archevêque Morton ( 1 487- 1500) de Canterbury, T pour l'archevêque d'York, Thomas Rotherham (1480-1500), DS pour l'évêque William Senhouse de Durham (1502-1507), DB probablement pour son successeur Christophe Bainbridge (1 507-1 509). L'attribution de la sigle BD est incertaine.
Fig. 1791
§ XII. — Henri FUI (1509-1547).
Sous le règne de Henri VIII, la monnaie d'or s'accroît encore de deux espèces nouvelles et subit, à partir de 1526, des diminutions de poids considérables. On peut la diviser en cinq groupes :
Double souverain à 480 grains (roi assis sur son trône, une herse à ses pieds. La famille Beaufort avait une herse dans ses armes). Deux exemplaires connus, l'un pesant 474, l'autre 788 grains. Ce sont des essais.
Souverain à 240 grains, peu commun.
Real ou noble à la rose, à 120 grains, pareil à celui d'Edouard IV (roi debout dans un navire; différent : herse couronnée). Exemplaire unique.
Ange d'or à la légende per crucem tuam, etc., de 80 grains, pareil à celui de Henri VII.
Angelot à 40 grains.
Double souverain à 480 grains; la seule pièce connue pèse 470 grains. Souverain à 240 grains, peu commun.
Ange d'or à. 80 grains.
Georges-noble à 71 - grains. L'avers représente la nef des Anges d'or, mais à l'écusson
suspendu au mât on a substitué une rose, et les lettres du champ sont bK, initiales des noms d'Henri VIII et de sa première femme Catherine d'Aragon (1509-15 33). Au
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revers, saint Georges à cheval tue le dragon (fig. 1792). Légende: tali dicata sipto mens fluctuare nequit, empruntée aux hymnes du poète chrétien Prudence et visant le signe de la croix.
Demi-Georges-nohle à 30 — grains. Un seul exemplaire connu.
Couronnent. 57 — grains, créée en novembre 1526. Type: rose couronnée entre deux lettres variables, quelquefois couronnées aussi, soit bK (pour Henri et Catherine), b A (pour Anna Boleyn, 1532-1^36), bl (pour Jeanne Seymour, 1536-1537), soit hR (Henrtcus rex). Légende: Henric. VIII, rutilans rosa sine spitia. '^ Ècu écartelé
Fig 1792
Fig. 1793
et couronné, entre les mêmes initiales. Le nom du roi est tantôt du côté de la rose, tantôt au revers, en tête de ses titres.
Demi-cmironne, à 28 — grains. Ici, le nom de Henri ne se lit jamais du côté de la rose; son numéro d'ordre est parfois un 8 arabe (fig. 1793), et les lettres du champ ne sont pas couronnées.
Souverain, réduit à 200 grains, très rare. Au lieu de la herse, le roi a une rose à ses pieds, son numéro d'ordre est un 8 arabe, ses titres se complètent par HIBE(rniae) REX, et l'écusson du revers est soutenu par un lion et un dragon. Le monogramme WS, qui se voit sur un des exemplaires du Musée britannique, indique que la pièce a été frappée à Bristol, par le maître de la Monnaie, William Sharington.
Ange d'or, également avec le titre de roi d'Irlande accordé par le Parlement en 1543.
Angelot.
Demi-angelot, à 20 grains, extrêmement rare.
IV et V. — 1544 et 1545.
Souveraine 192 grains, pareil à ceux du groupe précédent. L'émission de 1545 n'a plus de lettres gothiques.
Demi-souverain à 96 grains. Ceux qui représentent un adolescent, à la place d'un roi barbu, doivent avoir été frappés après l'avènement d'Edouard VI.
Couronne à 48 grains. Légende: HENRIC • 8 • ROSA (ou RVTILANS ROSA) SINE SPINA (plus souvent SPINE)- Les lettres du champ sont une b et une R couronnées.
Demi-couronne à 24 grains.
Les monnaies de Henri VIII en argent pur sont des exceptions à [la règle, presque toutes étant en billon et d'un très bas titre. On y rencontre quelques nouveautés qui, seules, méritent l'attention, les alTaiblisse-