Grote, Mûnistudien, t. II, 911. 111, 411. IV
l'empire d'Allemagne 1199
remplace par Werdensis civis, et au revers, on lit HENRICVS ABBAS en toutes lettres, sinon HENR-WERDN «ABBAS plus ou moins abrégé. Au commencement de la légende marginale se trouvent les armes de l'abbé : d'argent aux trois roses de gueules. Du même prélat, nous avons des esterlins imités de ceux de l'archevêque de Cologne, Frédéric de Saarwerden.
Le nom de Jean VI Stecke (i4?8-54) figure sur un raderalbus à cinq écussons, type adopté en 1430 par l'alliance monétaire du Rhin. L'avers de cette pièce représente saint Ludger debout (S* LVDGERVS* EPS • MON •)' ayant à ses pieds un écu à deux crosses en sautoir. Selon l'usage, le pfenning concave et uniface ne porte que des armoiries, sans légende.
De Conrad de Gleichen (1454-74), on a quelques raderalbus au buste de saint Pierre sous un tabernacle, et de petites monnaies concaves très variées.
§ IV. — Comté, puis duché de Berg ^
La grosse monnaie fut introduite sous Adolphe VIII (i 508-1348). A côté des deniers de Wipperfurt (WIPPERVVRDENS)» on frappa des gros au prince assis et au prince debout dont le modèle était fourni par les archevêques de Cologne. Ces monnaies portent le nom de l'atelier de Mulheim (MOILENHEIM). Le gros tournois est au type français, Vesterlin est à la tête de face couronnée de roses, ou au triangle. Le 27 juillet 1 328, l'empereur Louis de Bavière donna au comte le droit de frapper des gros tournois à Wipperfurt: eidem concedimus, ut in oppido suo Wippervoyrde, in guo alias de nostro et sacr. imp. indulto speciali monetam fabricat, etiam cudereet cudi facere possit grossos turonenses argenteos bonos et dativos ac légales puri et fini argenti, aliis turonensibus œquivales. Ces gros portent soit le nom d'Adolphe, soit celui de l'empereur: + LVDOVICVS IMPR, + LVDOWICVS QVART' - ROMA- NOR' IMPATOR; le pays d'origine est parfois indiqué par TVRON' DE MOTE ou TERRA DE MONTE (p. 1 194)-
Avec Adolphe VIII s'éteignit la seconde race des comtes de Berg; ses états passèrent à sa nièce, Marguerite de Ravensberg, qui avait épousé Gérard, fils du duc de Juliers. On possède de Gérard de Juliers (1 348- 1 360) de beaux gros au comte assis, tenant le sceptre et le globe et ayant à ses pieds un écu écartelé à quatre lions; ce type était alors devenu