I. Sources: p
L^EMPIRE d' ALLEMAGNE 12$ 3
§ XVII. — Margraviat de BadeK
Au xiV^ siècle et dans la première moitié du xv"^, les margraves ont frappé des heller à la main ouverte, mais nous n'en possédons plus qu'un seul. Un maître de la Monnaie de Pforzheim, Jacques Proglin, figure dans un document de 1418. La légende la plus ancienne se lit sur un kreu^er, non moins rare, de Charles I (1453-7$): MON-ETA-NÔA-BAD. Christophe (i47j-isi$; mort en 1527) est le créateur dû florin d[or au type du saint Pierre (MON ETA NOVA AVREA BADENSIS ou, plus rarement, BADENIS. en partie avec les dates 1 503-07). Un autre coin représente saint Bernard (BEAT • BERNARD- MARTIR ou MARCHIO) debout, tenant l'écusson et la bannière (1 5 1 3-19). L'an 1476, une convention monétaire avec les comtes Ulric et Eberhard de Wurtemberg avait stipulé l'émission d'une monnaie commune, portant les noms et les armes des souverains de Bade-Sponheim et de Wurtemberg-Montbéliard, mais n'ayant pas de millésime. En dehors de ces pièces, on a le kreu^er àt Christophe (fig. 1825) et des p/ennings et heller unifaces, les uns au vieux type de la main ouverte, les autres à '^' ' *'
l'écu écartelé, avec ou sans le C gothique qui est l'initiale du nom propre. Les dicken (testons) au buste coiffé d'un chapeau (1518-19), ceux qui représentent le margrave à cheval, etc., et les schillings au saint Christophe appartiennent déjà à l'époque moderne.
§ XVIII. — Fille de Fribourg-en-Brisgau^.
Le 4 juillet 1327, les comtes de Fribourg, landgraves de Brisgau, accordent à la cité le droit de monnayer l'argent. Leur blason étant l'aigle impériale, la ville, dont les armes étaient une croix rouge sur fond d'or, en adopte une partie : la tète de l'aigle, et frappe, aux xiv^ et xv« siècles, des pfennings à ce type qui ressemble beaucoup à une tète
1. (Brambach et Wentz), die badischen Miitiieii. Karlsruhe, 1889. Broch. in-i8. — Bally (Otto), Beschreibung von Mûn\en und Medaillen des Fûrsletihauses und Landes Baden. Aarau, 1896, in-fol.